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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


PROULX Sébastien - Jean-Talon
Immigration - Demande - Traitement - Refonte - 666-7 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°14, 14 février 2019, pages 666-667

[...]

Des voix : ...

Le Président : Bien, exactement. Alors, si le temps passe, on travaille tous ensemble pour que le temps passe efficacement. La parole au leader... au ministre de l'Immigration.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : M. le Président, lorsqu'on est au gouvernement, on a la responsabilité de deux choses, notamment de s'assurer de bien faire les choses et de s'assurer aussi de répondre aux besoins de main-d'oeuvre des différentes régions.

Le président de la Fédération des chambres de commerce du Québec, M. Forget, disait : «Le projet de loi déposé aujourd'hui accélère la réforme visant à mieux arrimer la sélection des immigrants du Québec avec les besoins économiques du Québec. Nous ne pouvons évidemment que saluer l'intention du gouvernement à cet effet.»

M. le Président, ce qu'on fait, on s'assure d'une meilleure intégration, on s'assure que les gens qui vont choisir le Québec vont être en emploi, vont être intégrés, vont être francisés dans toutes les régions du Québec. Ce que le leader de l'opposition officielle dit, c'est : M. le Président, je veux le statu quo; il ne faut... que rien ne change au Québec, il ne faut pas améliorer les choses.

Le Président : En terminant.

M. Jolin-Barrette : Vous avez eu quatre ans de statu quo, c'est terminé. On améliore les choses.

Le Président : Question principale, M. le leader de l'opposition officielle.

Refonte du système d'immigration

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : M. le Président, la vérité...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît!

M. Proulx : ...la vérité a ses droits. Est-ce que le ministre de l'Immigration...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! Vous savez, ce que j'ai dit il y a deux instants, ça s'adresse à tous les membres de l'Assemblée nationale, de ce côté-ci comme de ce côté-ci. Et c'est ce que je viens de dire, M. le député de La Pinière, je pense que, si vous m'écoutez, vous comprendrez. Nous poursuivons. La parole appartient au leader de l'opposition officielle.

M. Proulx : M. le Président, je recommence, la vérité a ses droits. Est-ce que le ministre de l'Immigration peut dire la vérité ici et contredire le premier ministre sur le taux de chômage des immigrants après cinq ans? Peut-il le dire, qu'il n'est pas de 14 %? Peut-il se lever et le dire : Ce n'est pas le cas?

Le Président : M. le ministre de l'Immigration.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : M. le Président, est-ce que le leader de l'opposition officielle nie la réalité que le taux de chômage est de plus du double de la population native au Québec? Ça, ça veut dire, M. le Président, que, lorsque les gens arrivent au Québec, arrivent à l'aéroport à Dorval, font leurs démarches, quittent leurs pays d'origine après de trop nombreuses années, comme le Parti libéral l'a fait, arrivent au Québec et pensent qu'ils vont pouvoir occuper un emploi, la réalité, là, actuellement, c'est que ce n'est pas le cas parce que vous les avez laissé tomber.

Vous avez abandonné des familles, vous avez abandonné des gens qui souhaitaient simplement s'investir au Québec. Il y a des gens qui ont quitté le territoire québécois parce qu'ils ont été déçus par le bilan que vous leur avez offert. La Vérificatrice générale vous a blâmés sévèrement, a blâmé le gouvernement libéral en 2017 en disant que vous ne vous occupiez pas des immigrants, vous ne vous occupiez pas de la francisation, vous ne vous occupiez pas de l'intégration, vous ne vous occupiez pas de la régionalisation.

Le statu quo libéral, c'est terminé au Québec. Enfin, on va pouvoir commencer à progresser. Enfin, on va pouvoir avoir confiance dans l'État québécois. Enfin, on va pouvoir avoir confiance dans les institutions québécoises. Parce qu'on ne peut pas dire que, sous votre règne, les gens ont eu énormément confiance dans les institutions. De la façon dont vous avez traité la population du Québec puis la façon dont vous avez traité nos institutions, vous les avez perverties.

Le Président : En terminant... D'ailleurs, je vous rappellerai une règle de base, vous vous adressez à la présidence, s'il vous plaît, à la présidence. M. le leader de l'opposition officielle.

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : Oui, M. le Président. Les gens doivent avoir confiance en leur Assemblée nationale, et actuellement, de la façon dont c'est parti, c'est inquiétant, M. le Président. Ce débat-là, il doit se tenir ici. La décision d'abandonner les gens, de déchiqueter, de mettre fin aux dossiers maintenant, elle a été prise par le gouvernement. Il n'y a personne qui les oblige à faire ça. Ils auraient pu continuer, ils auraient pu mettre des ressources supplémentaires. Ils ont le droit de débattre du projet de loi n° 9, ils ont le droit de proposer des choses différentes. Ce n'est pas de notre faute si les 18 000 dossiers ne seront pas traités, c'est de la leur.

Le Président : M. le ministre de l'Immigration.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : M. le Président, le Parti libéral n'a pas traité ces dossiers-là durant des années. Ils ont laissé les gens en panne durant des années. Nous, ce qu'on veut faire, c'est réduire les délais et les ramener à l'intérieur de six mois pour que, quand quelqu'un dépose sa demande de déclaration d'intérêt, il puisse être invité et sélectionné à l'intérieur de six mois. Est-ce que le leader de l'opposition officielle est en désaccord avec ça? Est-ce qu'il est en désaccord d'améliorer les choses au Québec?

Il y a manifestement une problématique avec le système d'immigration. On est en train de régler cette problématique-là, de le bonifier, et de faire en sorte de s'assurer que les gens, ils puissent avoir un accueil respectueux. Vous ne parlez pas du tout du fait, dans le projet de loi, qu'il y a un parcours personnalisé qu'on souhaite développer. Vous devriez saluer ça, qu'enfin un gouvernement...

Le Président : En terminant.

M. Jolin-Barrette : ...va décider de changer les choses et d'améliorer le sort des immigrants au Québec.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : Oui, M. le Président. Il y a une chose qui, pour moi, est très claire : le débat sur le projet de loi, on va l'avoir ici. Mais il y a une chose qui m'apparaît très évidente, c'est que la délicatesse n'est pas une façon de travailler au gouvernement. Ces dossiers-là, ces 18 000 dossiers auraient pu être traités.

Le leader et son gouvernement disent quoi? Il y aura une disposition dans la loi pour nous protéger. Je vous rappelle, M. le Président, qu'elle n'est pas adoptée, cette loi-là. Cette disposition, elle n'est pas en vigueur. Aujourd'hui, il s'expose, aujourd'hui...

Le Président : M. le ministre de l'Immigration.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : M. le Président, durant des années, le gouvernement libéral s'est servi du système d'immigration comme un bar ouvert. M. le Président, le fait d'envoyer un message aux gens qui était mensonger n'était pas approprié. On rectifie la situation. On s'assure que les gens vont venir au Québec, ils vont être intégrés, ils vont répondre à la pénurie de main-d'oeuvre, et surtout on réduit les délais. Ça, c'est avoir une approche humaine et surtout, M. le Président... Et j'invite les gens qui sont présentement dans cette situation à déclarer leur intérêt dans le système Arrima, parce qu'il faut faire en sorte qu'on puisse les sélectionner basés sur les besoins du marché du travail et s'assurer qu'ils aillent dans toutes les régions du Québec.

Entendez-vous la population du Québec? Entendez-vous les différentes entreprises? Entendez-vous...

Le Président : En terminant.

M. Jolin-Barrette : ...la pénurie de main-d'oeuvre? Et entendez-vous aussi le message des immigrants qui sont sur le territoire québécois, qui disent : On n'a pas de services?

Le Président : Je vous demande de faire attention à vos propos, s'il vous plaît, et de prendre la parole des députés lorsqu'une réponse est donnée, également. Ça fait partie de nos règles de base. Du côté de Québec solidaire, question principale, Mme la députée de Taschereau.

[...]
 

En Complément