Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Travaux parlementaires > Journal des débats > Index du Journal des débats

Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


PROULX Sébastien - Jean-Talon
Immigration - Demande - Traitement - 770 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°17, 21 février 2019, page 770

[...]

députée de Saint-Henri—Sainte-Anne a fait la démonstration hier que vous pouvez traiter rapidement les 18 000 dossiers. Vous allez donc gaspiller des millions en fonds publics.

Est-ce que le premier ministre va attendre que les tribunaux ordonnent à son ministre de traiter les dossiers ou le fera-t-il lui-même?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : Oui, M. le Président. La démonstration qu'a faite la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne, c'est de dire : Ça nous a pris un an à traiter à peu près le même nombre de dossiers. Donc, elle nous dit : Passez la prochaine année à traiter ces dossiers selon l'ancienne méthode. Nous, on pense que c'est mieux, la nouvelle méthode Arrima, c'est-à-dire une méthode où on traite les dossiers de ceux et celles qui répondent aux besoins du marché du travail. On pense que c'est plus efficace. Et j'ai de la difficulté à suivre le Parti libéral, puisqu'il a mis en place ce nouveau système. Donc, pourquoi il l'a mis en place? C'est ça qu'on voudrait savoir.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le leader de l'opposition officielle.

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : M. le Président, hier, le ministre, dans un échange sur les 18 000 dossiers, a tenté de lier sa décision politique et le projet de loi. Dans un échange qu'on a eu la semaine dernière, il me disait, M. le Président, qu'on ne devait pas faire de la démagogie et qu'on devait renseigner les gens. Alors, M. le Président, il s'est trompé dans les chiffres, il s'est trompé dans les moyens. M. le Président, il a dit une chose et son contraire sur la façon dont on peut traiter ces dossiers.

Veut-il maintenant, s'il vous plaît, M. le Président, renseigner les gens et dire la vérité, c'est-à-dire qu'il peut traiter les dossiers et traiter son projet de loi?

Le Président : M. le ministre de l'Immigration.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : M. le Président, vous savez, tous les membres de cette Chambre, ici, disent la vérité. C'est le cas de ma situation lorsque je m'adresse à cette Chambre. Lorsque je réponds aux questions du collègue de Jean-Talon, je dis la vérité. J'espère qu'il en fait de même et j'espère que ses collègues du Parti libéral en font de même aussi. C'est notre devoir de renseigner la population.

Dire la vérité aux gens, dire la vérité aux candidats à l'immigration, c'est notamment de leur dire d'appliquer dans le Programme de l'expérience québécoise. Pour les gens qui sont présentement sur le territoire québécois, s'ils parlent français, s'ils ont travaillé 12 mois au cours des 24 derniers mois dans un emploi au Québec, ils sont admissibles à recevoir leurs certificats de sélection du Québec à l'intérieur de 20 jours ouvrables. Ça, je n'ai jamais entendu le leader...

Le Président : En terminant.

M. Jolin-Barrette : ...de l'opposition officielle le dire. Je n'ai jamais entendu la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne le dire. Vous devriez le dire.

• (10 h 20) •

Le Président : Troisième complémentaire, M. le leader de l'opposition officielle.

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : Oui. M. le Président, le ministre de l'Immigration a dit des choses qui n'étaient pas vraies sur un plateau de télévision. Alors, je veux bien prendre pour avéré ce qu'il a dit ici, mais, ce qu'il a dit à la télévision, ça, M. le Président, je n'en suis pas garant. Ce qui est très clair, M. le Président, c'est qu'il tente de lier sa décision politique et le projet de loi. Il est attaqué en justice pour sa décision politique, pas pour le projet de loi.

Va-t-il dire la vérité aux gens, et dire qu'on peut traiter les dossiers, et qu'il a fait le choix lui-même de ne pas les traiter?

Le Président : M. le ministre de l'Immigration. Je vous rappelle qu'il faut prendre la parole d'un député lorsque la réponse est donnée aussi. M. le ministre de l'Immigration.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : M. le Président, le leader de l'opposition officielle a assez d'expérience ici. Il connaît très bien notre règlement. Il sait que le dossier est présentement devant les tribunaux. Je le réfère à l'article 35.3 du règlement.

[...]
 

En Complément