Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Travaux parlementaires > Journal des débats > Index du Journal des débats

Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


PROULX Sébastien - Jean-Talon
Travaux de l'Assemblée - Suspension - 793

Assemblée
Fascicule n°17, 21 février 2019, page 793

[...]

parfois cavalière pour vouloir aller très vite et, d'autre part, de l'obstruction, qui est parfois systématique. Et je ne présumerai pas des motifs de cette obstruction-là, mais elle existe, je la vois, mon personnel la voit également. Donc, il y a, d'un côté, une attitude cavalière, de l'autre, de l'obstruction. Il va falloir que les leaders du gouvernement et de l'opposition officielle cessent de multiplier les effets de toge ici, au salon bleu, et se concentrent sur régler leurs différends à l'extérieur. Leurs différends, ça inclut également leur personnel respectif.

Deuxième chose, M. le Président, sur la question qui devrait nous occuper en ce moment, c'est-à-dire la question du conflit d'horaire de l'opposition officielle, je ne veux pas faire de la peine au leader du gouvernement, il a dit qu'on était d'accord, on était d'accord parce que nous, on n'avait pas de conflit d'horaire, donc ça ne nous posait pas problème. Mais, dans la mesure où il y a un conflit d'horaire du côté de l'opposition officielle, je pense que c'est normal d'accommoder l'opposition officielle. Ceci étant dit, c'est ce que semble faire le leader du gouvernement en disant : Reprenons seulement à 13 h 45. Il me semble que ça, ça peut marcher. Et je vous invite, M. le Président, à nous accompagner pour que les travaux avancent.

• (11 h 50) •

Le Président : M. le leader de l'opposition officielle, pour la suite.

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : Bien, assez rapidement, M. le Président, parce que je pense qu'on a évoqué, toutes et tous, les positions qui étaient les nôtres, rappeler aux collègues que, pour le projet de loi n° 2, s'il y a eu discussion, et je ne veux pas reprendre les propos du collègue de la troisième opposition parce que je ne les partage pas, s'il y a eu discussion, c'était pour deux groupes, la ville de Montréal, l'union étudiante, deux groupes que nous avons entendus, M. le Président, finalement. Alors, ce n'est pas une mauvaise nouvelle, on les a entendus.

Hier, j'ai fait la représentation ici, à la période des renseignements sur les travaux, pour combler les espaces. Vous irez voir le verbatim, là, mais, si je me souviens, M. le Président, le leader du gouvernement a dit : On va continuer nos discussions. Ils ont été convoqués à 4 heures hier. Ça s'est fait avant midi. Je ne veux pas jouer dans les demi-heures, là, mais une chose est certaine, M. le Président, c'est qu'entre midi puis 4 heures peut-être que ça n'aurait rien changé, je ne le sais pas, je ne présume pas, ce que je sais, M. le Président, c'est qu'à 4 heures il est trop tard. 4 heures pour le lendemain, ça ne marche pas. Ça, je sais ça, par exemple.

Troisièmement, M. le Président, qu'est-ce qui empêchait le leader du gouvernement d'appeler le principe du projet de loi n° 1 mardi, sachant très bien que la députée de l'Acadie, qui est une parlementaire d'expérience, une parlementaire qui siège ici depuis longtemps et qui est assidue dans ses travaux, va vouloir être là pour l'étude du principe, parce qu'elle a du respect pour nos institutions? Elle est en commission, bien préparée, elle sera, avec le collègue de LaFontaine, présente ici pour discuter et avec d'autres collègues pour discuter de ce projet-là.

Et qui sait, M. le Président, si, au fil de ces discussions-là, il n'y aura pas des solutions qui feront en sorte qu'on sera capables de travailler ce projet de loi là, parce que, moi, quand je discute avec mes collègues et quand ils discutent avec le porteur du dossier, il pourrait y avoir des moments où on pourrait se retrouver dans un projet comme celui-là. Alors, M. le Président, là, ce n'est pas un caprice.

Et là où je pourrais me permettre de répondre au collègue de la troisième opposition, très sincèrement, M. le Président, oui, il y a des discussions à avoir en privé. J'apprécie la personnalité du leader du gouvernement, il n'y a pas de souci, il le sait. On a à trouver un diapason, je dirais, une tonalité, pour être capables de bien travailler, j'en suis. Mais une chose est certaine, M. le Président, c'est que, lorsqu'il est question des droits et privilèges, on peut bien le faire en arrière, là, mais, moi, on ne le fera pas en arrière si on n'est pas capables de le faire en avant. Si je ne peux pas venir le dire ici, ce que je pense, je ne vais pas répéter là-bas des choses que je ne peux pas dire ici.

Et, je vous le dis, à vous, M. le Président, vous avez une décision à rendre dans cette situation et on va se gouverner en conséquence, mais on va faire ce qui est notre travail, M. le Président. Et sincèrement, là, moi, je n'achète pas l'argument qui revient et qui revient tout le temps du leader du gouvernement, que, parce que les deux autres collègues ont été reconnus et leurs formations politiques, il faut avoir de l'ouverture. M. le Président, cette reconnaissance-là, on l'a faite ensemble. Cette reconnaissance-là, on l'a faite tous les partis politiques ensemble, pour le bien de la société québécoise, parce que c'est représentatif du résultat de l'élection.

Alors, ça a le dos large, la reconnaissance, mais ça a aussi ses limites, M. le Président.

Le Président : J'entends le leader du gouvernement.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : M. le Président, quelques points d'information. Le leader de l'opposition officielle parle du projet de loi n° 2 relativement à deux groupes. Ça a pris deux mois à réussir à s'entendre, ça a pris une motion inscrite au feuilleton. Est-ce qu'il nie cette information-là, M. le Président? Parce qu'on n'était pas à deux groupes près, on était face à un blocage du Parti libéral de faire fonctionner le Parlement, puis ça, je pense que c'est important de le dire. Je réitère, M. le Président, la question que vous avez à trancher aujourd'hui : on vous demande de suspendre les travaux à 12 h 15, de façon à ce qu'on puisse réouvrir la Chambre pour procéder à l'étude du projet de loi n° 1. Rien dans la réglementation, rien dans la doctrine ne vous autorise à dire qu'on ne peut pas le faire. Je soumets ça à votre appréciation.

Et ce qui est soulevé, relativement aux droits et privilèges de la collègue de l'Acadie, elle sera disponible pour être présente ici, parce que la commission ne siège pas au même moment. Si l'Assemblée nationale ne peut pas siéger en fonction de son horaire régulier, je me demande à quoi ça sert d'avoir un horaire régulier, M. le Président. Et je l'ai dit : Le Parlement ne siégera pas... le salon bleu ne siégera pas durant le moment où la Commission des institutions va siéger.

[...]
 

En Complément