Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Travaux parlementaires > Journal des débats > Index du Journal des débats

Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


LÉVESQUE Sylvain - Chauveau
COVID-19 - Pandémie - Travaux parlementaires - Impact - 8110-1

Assemblée
Fascicule n°115, 4 juin 2020, pages 8110-8111

[...]

Mme Ménard : Merci beaucoup. Merci, Mme la Présidente. Merci pour votre réponse. Et j'apprécie beaucoup votre souci côté aidants naturels, parce que je suis plutôt dans cette catégorie que la catégorie des jeunes parents. Alors, j'apprécie votre souci là-dessus.

Alors, je vais changer de sujet. Le virage numérique, alors, naturellement, le vaste chantier en cours de réalisation du virage numérique a été grandement accéléré, comme dans tous les milieux de travail, de toute façon, à cause de la pandémie, bien sûr. Alors, du jour au lendemain, une très grande partie de l'effectif de l'Assemblée nationale et des bureaux de comté aussi se sont retrouvés en télétravail.

Les Québécois ont pu découvrir aussi une première historique au Parlement, pour notre Parlement, la tenue de commissions virtuelles, qui se sont déroulées, sérieusement, avec brio. Alors, c'est tout... Bravo, bravo à toute l'équipe qui a travaillé là-dessus! Et, je vous le dis, et c'est au nom aussi de ma formation politique, bravo pour le travail qui a été fait là-dessus! Vous avez été d'une collaboration exceptionnelle, et aussi pour nos bureaux de comté, dans notre nouvelle façon de travailler.

Alors, j'aimerais savoir si vous connaissez la proportion des quelque 1 150 employés de l'Assemblée nationale, incluant, là, les bureaux de comté, qui se sont retrouvés en télétravail. Est-ce que vous connaissez la proportion?

La Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. M. le président.

• (16 h 20) •

M. Paradis : Il faut dire que, dès le début de la pandémie et de cette crise que l'on traverse, je vous dirais, la très grande majorité... J'aimerais vous dire le nombre très précis sur l'ensemble des employés, toutes catégories confondues, de l'Assemblée nationale, mais disons qu'au plus fort de la crise l'Assemblée nationale était à toutes fins... déserte. Alors, bien sûr, en respectant les règles émises et recommandées par la Santé publique, l'Assemblée nationale a aussi décidé d'agir de la sorte. Même chose pour le pavillon d'accueil, où on a cessé toute activité à partir... depuis le 13 mars dernier.

J'oserais vous dire... Je vais tenter quelque chose: environ 60 % du personnel complet de l'Assemblée nationale était... est en télétravail encore aujourd'hui. Je vous dirais que, le 40 % restant, ne pensez pas... ne pensons pas que ce 40 %, au moment où on se parle, sont tous dans les bureaux de l'Assemblée nationale, ils n'y sont pas non plus. Le 40 %, c'est en rotation, aussi, en fonction des besoins. Je prendrai comme exemple nos services, par exemple, de sécurité, qui doivent être aussi présents, peu importe ce qui se passe à l'Assemblée nationale. L'édifice réclame aussi des mesures de sécurité qui, elles, sont là 24 heures sur 24, sept jours sur sept, COVID ou pas. Mais, encore là, on a fait en sorte de limiter et de réaménager des horaires pour respecter la notion de télétravail.

Je vous dirais qu'au début 50 personnes maximum étaient sur place, dans l'Assemblée nationale, sur un cycle de 24 heures, toutes catégories d'emploi confondues. C'était essentiel pour permettre les activités nécessaires.

Aujourd'hui encore, le télétravail fait partie du quotidien de nos collègues. Et il faudra voir aussi, hein, on le disait, dans ces volontés de réforme parlementaire, de ces nouvelles technologies, quelle place prendra cette nouvelle façon de faire également. Mais il y aura des analyses, il y aura des leçons à tirer. Il y a des constats aussi qu'on se devra de faire à peu près dans tous les secteurs pour juger, maintenant, de...

Et vous le savez très bien, j'imagine, Mme la whip du gouvernement, que, dans votre bureau de circonscription comme dans le mien aussi, on avait cette volonté de rester fidèles à nos citoyens et citoyennes mais sans nécessairement provoquer des relations...

La Présidente (Mme Soucy) : Merci...

M. Paradis : Alors, tout ça fait partie de nos priorités, et on continuera.

La Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le président. Merci.

Mme Ménard : Ça fait le 10 minutes?

La Présidente (Mme Soucy) : Ça fait le 10 minutes.

Mme Ménard : Merci.

La Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la whip. Maintenant, nous poursuivons avec un bloc du gouvernement, et c'est M. le député de Chauveau qui va prendre la parole.

M. Lévesque (Chauveau) : Merci beaucoup, Mme la Présidente. C'est un immense plaisir de participer à l'étude des crédits de l'Assemblée nationale.

M. le président, je tiens à vous saluer tout particulièrement, pour avoir eu la chance de travailler à vos côtés avant la politique, où est-ce qu'on avait l'occasion, à l'occasion, d'intervenir à la télévision, lorsque je travaillais, moi-même, dans le domaine de la violence conjugale. Et on s'est connus également à votre entrée en politique. Ça a été un privilège de travailler avec vous.

Et je me permets également de saluer l'ensemble des membres, notamment M. le secrétaire général, que je vois aujourd'hui, très heureux, Mme la directrice de cabinet et tous les directeurs et directrices de l'Assemblée nationale, que je côtoie depuis 2012 dans plusieurs cas, j'ai fait un petit 18 mois, et depuis mon retour à l'Assemblée nationale.

Vraiment, je peux constater, et je veux le dire par votre voix à vous, toute la qualité du travail qui se fait à l'Assemblée nationale. Ce que je constate au quotidien, ça n'a pas changé, là, dans mes deux intermèdes ici, là, la courtoisie, la gentillesse, le professionnalisme, la qualité des services que les membres de l'Assemblée nationale peuvent offrir et donner aux députés. Vraiment, là, je tiens à vous le dire, c'est notoire, c'est agréable de travailler ici. Et on ne se rappellera jamais... Il faut avoir perdu ce privilège-là, en fait, pour se rendre compte à quel point ça nous manque, et que c'est extraordinaire, et que c'est un privilège de travailler à l'Assemblée nationale du Québec. Franchement, merci beaucoup.

Et merci aussi à vous tous, parce que, depuis quelques mois, j'ai le privilège de siéger au Bureau de l'Assemblée nationale avec mon collègue whip en chef, les membres... les whips de l'ensemble des formations politiques, et c'est un endroit qui est courtois et agréable à travailler parce qu'on peut le voir, qu'au-delà de la politique partisane, ce que les citoyens connaissent de nous, il y a beaucoup de travail de collaboration pour faire avancer nos institutions démocratiques, et par votre voix, M. le président, je vous le dis, c'est fort agréable.

Et ce que je veux aborder aujourd'hui... Évidemment, on en parle abondamment, de la pandémie, ça a changé notre vie, notre vie personnelle, notre vie de parlementaires, notre vie de parlementaires qui sera affectée vraisemblablement pendant encore plusieurs mois, peut-être même plusieurs années. Et une des questions que je peux me poser : Est-ce que, même, ça pourrait être permanent, d'une certaine façon?

Pourquoi je vous parle de permanence, M. le président? C'est que, bien sûr qu'on espère tous reprendre une vie un peu plus normale dans les prochains mois, mais, avec les nouvelles expériences, ce que nous faisons actuellement à l'Assemblée nationale, on a dû modifier nos façons de faire. Et, dans ces façons de faire là, peut-être qu'on ne les aurait pas essayées, dans un contexte régulier, mais là on les teste et on se rend compte qu'il y a du positif, il y a des éléments qui sont quand même intéressants là-dedans.

Et, dans votre analyse, M. le président... Mme la Présidente, tout d'abord, est-ce que vous envisagez de rendre certaines des mesures que nous appliquons actuellement un peu plus permanentes, qu'on pourrait poursuivre au-delà de la pandémie, quand on aura enfin enrayé, je l'espère, ce satané virus?

La Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. M. le président.

M. Paradis : Vous me permettrez de prendre quelques secondes aussi pour un échange de bons procédés, là. Je veux dire... Les gens vont dire : Bien, ils s'aiment bien gros! C'est vrai qu'on s'aime pas mal, là. Mais, je veux dire, de fait, vous parlez de l'équipe puis de cette collaboration franche et directe, de la rapidité à vouloir intervenir. Sachez que, lorsque vous avez des préoccupations, c'est la volonté première de l'équipe complète, hein, toujours, d'aller rapidement mais de bien le faire, avec rigueur et avec de bonnes réflexions mais la qualité du travail. Puis, si on est rendus là, c'est parce qu'on a osé tous ensemble, hein, je veux dire, dans une situation aussi particulière que celle-là, c'est un travail d'équipe. On a toujours dit... Ce mot qui revenait dans plusieurs des prises de parole que j'avais à faire, je disais: Ensemble, l'équipe, travailler aux mêmes objectifs, mais c'est ce qu'on a réalisé, souvent ça prend des drames comme ceux-ci. C'en est un, drame, c'est une crise. Je parlais des milliers de Québécoises et Québécois qui sont touchés par la crise de façon très, très difficile. Mais je pense, oui, il y a des leçons à tirer sur les choses à maintenir, sur les choses à modifier. Ça va probablement donner un élan à nos échanges pour les mesures à venir, pour améliorer notre fonctionnement, assurément.

Je pense que, si je rejoins votre vision et votre pensée, plusieurs des avenues qui sont en place présentement, plusieurs des outils dont on se sert présentement, plusieurs des facilités qui sont maintenant disponibles, issus de la volonté qu'on avait tous de continuer à être efficaces... je pense que ça va nous permettre de faire en sorte qu'on puisse continuer à avancer plus loin. Je n'aime pas voir dans une crise aussi dramatique que celle-là... tenter de trouver des côtés positifs. Il n'y en a pas. Une crise comme celle-là, idéalement, il ne devrait pas y en avoir. Puis on aurait atteint probablement cette vitesse de croisière là. Mais souvent une situation oblige des actions puis nous oblige à aller plus vite plus loin.

Alors, la volonté y est, de continuer dans ce que vous précisez. Si je suis en dehors un peu de ce que vous souhaitez, dites-le-moi, je le ramènerai, mais je pense que l'élan, il est pris, puis, un élan, quand on va dans la bonne direction, on a tout avantage à ne pas l'arrêter, mais être conscients aussi, cependant, d'avoir la volonté, puis l'objectivité, puis le souci de voir ce qui fonctionne moins bien même dans ce qui est maintenant mis en place. Alors, on peut saluer de bonnes choses. Si d'autres choses demandent à être repositionnées, bien, il faudra qu'on le fasse aussi.

Mais je pense que ce que l'on vit présentement fait en sorte qu'on a adopté des façons de faire... Il y a moyen, hein, malgré la distanciation... à défaut de se faire un câlin, il y a moyen de se sourire. Vous me direz qu'avec le masque ce n'est pas toujours facile, mais un sourire, ça se voit quand même dans les yeux, les yeux parlent souvent plus que la bouche, puis le reste. Alors, je pense que, vous savez, tout ça fera en sorte qu'on va sortir grandis.

Puis, je vous dirai, je vous salue tous pour ce que vous avez fait, chacun dans vos circonscriptions. De vous arrêter aux gens plus vulnérables, de prendre le temps d'aider ceux qui ont besoin, de prendre rien que le temps d'écouter quelques minutes quelqu'un qui traverse une période extrêmement difficile, rien que ça, de s'ouvrir à l'écoute active, mais une écoute positive, moi, je salue l'action que vous avez faite. Alors, faisons en sorte que ce qu'on a mis en place technologiquement mais humainement aussi puisse nous permettre de continuer à aller plus loin.

La Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le président. M. le député de Chauveau.

M. Lévesque (Chauveau) : Je poursuis seulement dans la même veine en remerciant les membres de l'Assemblée nationale, pendant... et on est encore dedans, là, pendant la crise, la pandémie, pour leur professionnalisme. Vraiment, c'est apprécié.

Mais vous l'avez abordé, M. le président, vous parliez de... Vous parlez de nos bureaux de circonscription. J'aimerais... Parce qu'il y a la pandémie. Les vies de nos collègues de travail, il y en a plusieurs qui sont encore en télétravail,

[...]
 

En Complément