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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


LEMIEUX Louis - Saint-Jean
Discours d'ouverture - Débat parlementaire - 99-101

Assemblée
Fascicule n°3, 29 novembre 2018, pages 99-101

[...]

comme on dit chez nous, qui vient tout juste d'être inaugurée et qui offre des services aux enfants avec un handicap. Je pense que le secteur francophone serait très inspiré par cet établissement. D'ailleurs, les commissions scolaires francophones... bon, la CSDM était là lors de l'ouverture de ce centre et nous a partagé, donc, leur désir de voir ce même genre d'école pour les enfants de la communauté francophone. Il sera assurément inspiré par la qualité des locaux et la passion du personnel.

Mme la Présidente, j'ai l'honneur d'être porte-parole de ma formation politique en matière de relations canadiennes et de francophonie canadienne. Pendant que nous débattons de ce discours inaugural, une mobilisation de tous les instants se déroule en Ontario suite à ce que les Franco-Ontariens qualifient de jeudi noir du 15 novembre. En effet, la décision cavalière du gouvernement conservateur de mettre fin au projet de l'Université de l'Ontario français et d'affaiblir le Commissariat aux services en français constitue un recul important, inacceptable pour les quelque 600 000 Franco-Ontariens et, par ricochet, pour l'ensemble des francophones du Canada.

L'annulation du projet de l'Université de l'Ontario français a été reçue comme un coup de massue dans la communauté franco-ontarienne. Ce projet rêvé et porté depuis des décennies était en bonne voie pour se concrétiser. La première cohorte était attendue en 2020, et des travaux d'organisation étaient très avancés. On sait, les études le démontrent, lorsqu'un étudiant doit faire plus de 80 kilomètres pour se rendre à l'université, soit il va quitter sa région ou il va transiter vers l'anglais. Alors, pour préserver le dynamisme, la vitalité de la communauté francophone de l'Ontario, l'université francophone en Ontario... à Toronto est cruciale.

L'annulation de ce projet pour des raisons budgétaires démontre une triste incompréhension de l'impact économique de ce projet. Une université, c'est toujours un plus pour une ville. Montréal en est un exemple éclatant. Nos universités contribuent au bouillonnement d'idées, à l'effervescence intellectuelle et économique de notre métropole. De son côté, le Commissariat aux services en français n'était pas simplement qu'un guichet pour formuler des plaintes sur la livraison des services. Il s'agit d'un acteur dévoué à la promotion de la vitalité de la communauté franco-ontarienne et d'un médiateur qui agissait souvent en coulisses auprès du gouvernement pour dénouer les impasses. Son affaiblissement devrait inquiéter l'ensemble des francophones et des francophiles du Canada parce qu'il sous-tend une fragilisation des droits linguistiques des communautés francophones.

Dans une lettre ouverte, quelque 111 juristes d'expression française de l'Ontario mentionnent que nous sommes en présence d'une atteinte grave aux droits des francophones. C'est clair, les droits linguistiques de nos frères et soeurs franco-ontariens sont en jeu, et nous avons le devoir collectif de se porter à leur défense. Le Québec est le vaisseau amiral de la francophonie canadienne, et le français est au coeur de l'identité canadienne. Le premier ministre du Québec a une responsabilité fondamentale d'être de tous les débats qui touchent le sort des francophones au pays.

Le gouvernement de l'Ontario a amorcé un recul devant la mobilisation populaire et devant le concert d'indignation d'un océan à l'autre. Toutefois, ce n'est pas encore suffisant pour les Franco-Ontariens. Le premier ministre devrait saisir l'occasion et revenir à la charge avec vigueur. Malheureusement, je suis très déçue de voir que le discours du premier ministre ne contenait rien à ce sujet brûlant de l'actualité. Force est de constater qu'une opportunité a été manquée. Le discours inaugural, ce moment si solennel, était le moment de choix pour envoyer un message à nos amis francophones de l'Ontario, un message sans ambiguïté que le Québec sera au rendez-vous à chaque fois que les droits des francophones au Canada seront menacés. Il ne faut pas que le silence l'emporte sur l'audace.

En conclusion, Mme la Présidente, suite aux élections du 1er octobre dernier, notre formation politique forme l'opposition officielle. Il s'agit d'une responsabilité importante afin d'assurer que le gouvernement demeure imputable de sa gestion des fonds publics et des promesses auxquelles il s'est engagé devant la population québécoise. J'aborde ce rôle avec un esprit de collaboration. Lorsque le gouvernement mettra de l'avant des propositions qui sont bénéfiques pour les Québécois, nous serons au rendez-vous, la main tendue. Quand le gouvernement fera fausse route avec des politiques incomplètes, brouillonnes ou néfastes, il nous trouvera sur son chemin. Les Québécois et Québécoises n'attendent rien de moins de nous. Merci de votre attention, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie. Merci. Merci, Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.

Maintenant, pour la prochaine intervention, je reconnais... qui prendra la parole? M. le député de Saint-Jean, la parole est à vous.

M. Louis Lemieux

M. Lemieux : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Je me lève en cette Chambre pour la première fois pour m'adresser à vous en ma qualité de député de la circonscription de Saint-Jean et je commence par vous dire que c'est avec beaucoup d'humilité, énormément de fierté, sans oublier l'émotion qui continue de m'habiter depuis le 1er octobre, que je vais occuper ce siège pour défendre les intérêts et porter la voix de mes concitoyens qui ont cru en moi en m'élisant le 1er octobre dernier, et donc c'est à eux que je pense en ce moment. Et mes premiers mots seront à eux et pour eux, pour les remercier et les saluer parce qu'ils m'ont confié la responsabilité de les représenter auprès de vous et du gouvernement. Et ça, c'est déjà commencé parce que les électeurs de Saint-Jean, comme ceux des 73 autres circonscriptions qui ont élu des députés de la Coalition avenir Québec, dont je fais partie, voulaient du changement. Et vous savez quoi? Ils vont en avoir parce que c'est clair et explicite dans le discours d'ouverture du premier ministre : le gouvernement entend et va livrer.

Mais il n'y a pas que les électeurs qui ont voté pour nous qui comptent parce que nous sommes le gouvernement de tous les Québécois. Et moi le premier, je tiens à être le député de tous les Johannais et Johannaises, à qui je répète, depuis mon arrivée en politique un peu soudaine, pour ne pas dire intempestive, j'en conviens, que je suis là pour travailler avec et pour vous.

Petite parenthèse au sujet de ma circonscription de Saint-Jean, qui est composée en grande partie, mais pas exclusivement, de la 11e municipalité au Québec, Saint-Jean-sur-Richelieu. D'ailleurs, pour être bien précis, et suivez-moi, il faut dire que les électeurs de Saint-Jean-sur-Richelieu, de la rive est du Richelieu, font partie de la circonscription voisine, pour ne pas dire siamoise, d'Iberville. Toujours est-il que, si je vous raconte tout ça, c'est parce que les citoyens de mon comté ne sont pas tous des Johannais et des Johannaises, puisque je représente aussi la municipalité de Saint-Blaise-sur-Richelieu sur la route vers Lacolle et le lac Champlain. Mais là on est rendu dans la circonscription de Huntingdon et mon autre voisine. Et, pour bien vous situer ou vous mélanger davantage, là, c'est selon, lorsque mon autre voisin, le député de La Prairie, le président du Conseil du trésor, vient faire un tour, il passe par l'Acadie, qui n'est plus une municipalité, mais qui n'a pas perdu pour autant son cachet, son patrimoine et sa fierté. C'est vrai aussi pour Saint-Luc, qui est tellement plus qu'un boulevard ou une sortie sur l'autoroute 35. Et, pour ne pas faire de jaloux dans le département des voisins, j'ai un autre voisin, le député de Chambly, ministre de l'Éducation, celui-là, qui arrive par Saint-Luc, justement, pour venir au nouveau bureau de comté de Saint-Jean que j'ai installé au coeur du vieux Saint-Jean, à côté de l'hôtel de ville, à côté du musée, en face de la place du marché et à l'ombre du clocher de la cathédrale.

Soit dit en passant, comme ça, tout ce beau monde, mes voisins, sont d'ailleurs invités, comme tous les citoyens de ma circonscription, aux portes ouvertes que j'organise dans le nouveau bureau de comté les 15 et 16 décembre prochain. Ça tombe bien, il y a un marché de Noël à la place du marché.

• (21 h 20) •

En parlant des citoyens et d'être le gouvernement de tous les Québécois et pour revenir au discours d'ouverture du premier ministre, je dois vous avouer, Mme la Présidente, que je suis de ceux qui pensent depuis longtemps qu'il faut changer notre mode de scrutin pour que cette Chambre soit plus représentative de toutes les régions et de toutes les communautés du Québec.

C'est donc avec enthousiasme que j'accueille l'engagement renouvelé dans le discours d'ouverture du nouveau gouvernement et que j'attends avec impatience la réforme qui sera présentée très bientôt pour nous donner un mode de scrutin proportionnel mixte parce que, pour ça comme pour tout le reste des engagements que notre parti a pris pendant la campagne électorale, j'ai confiance que mon chef et premier ministre va livrer.

Vous savez, Mme la Présidente, pendant 40 ans, j'ai eu le privilège de faire partie de ce qu'on appelle le quatrième pouvoir. Les médias m'ont permis pendant toutes ces années d'être aux premières loges comme témoin, mais aussi comme acteur et serviteur de l'intérêt public. Et, pour tout vous dire, c'est ça que je suis venu faire ici aussi pendant les quatre prochaines années : continuer de servir l'intérêt public en passant par l'autre pouvoir, le premier, le législatif, pour faire ma part, moi aussi, pour faire plus et pour faire mieux pour le Québec. Et, comme je le faisais dans les médias, je veux passer le plus de temps possible, comme député, à entendre mes concitoyens et à aller à leur rencontre pour mieux comprendre leurs préoccupations et cerner leurs attentes, que je comprends et partage déjà, d'ailleurs.

En Montérégie, Mme la Présidente, comme dans les autres régions périphériques de nos grands centres, la mobilité est plus qu'une préoccupation, c'est un problème. Le réseau routier en général et la congestion en particulier sont malheureusement au coeur du quotidien, et donc des grandes frustrations de nos électeurs. Et le défi est grand pour nous et pour le ministre des Transports, le député de Granby, qui a plus de demandes, j'ai bien peur, que de marge de manoeuvre d'intervention à court terme. Mais lui aussi va livrer. Les projets et les engagements que nous avons pris, nous les livrerons. Et, chez nous, ça veut dire finir l'autoroute 35 une fois pour toutes, M. le ministre des Transports, mais aussi prolonger le REM, le Réseau express métropolitain, de Brossard jusqu'à l'intersection des autoroutes 10 et 35. C'est non seulement une solution porteuse pour la mobilité de toute la Montérégie et même de l'Estrie, mes voisins d'un peu plus loin seront d'accord, mais c'est un ajout à la qualité de vie de nos citoyens. C'est aussi, et c'est très important, une solution très verte, Mme la Présidente.

À ce sujet, j'aimerais d'ailleurs faire une autre parenthèse, probablement moins mélangeante que mon tour des voisins, pour vous exprimer mon malaise à l'égard du débat qui a cours, en ce moment au Québec, sur l'environnement en général et la lutte aux gaz à effet de serre en particulier.

Que les mouvements écologistes et la société se mobilisent pour faire la guerre aux gaz à effet de serre, j'applaudis et j'en suis, mais que les actions de ce gouvernement se mesurent en GES me laisse perplexe et songeur, pour ne pas dire inquiet. Une société sans hydrocarbures et une planète plus verte pour nos enfants et les enfants de nos enfants, c'est non seulement souhaitable, mais désirable, à mon avis. Et, oui, il faut s'y attaquer et il faut gagner la bataille pour la planète en faisant ce qu'on peut et ce qu'il faut chez nous. Mais, à mon sens, et en essayant de ne pas perdre de vue le gros bon sens, et selon ce que j'en comprends, toutes les décisions et toutes les actions gouvernementales comportent toujours déjà une vision et une dimension environnementales. Et le Québec est déjà un premier de classe, autant par ses résultats dans la lutte à la pollution et aux gaz à effet de serre que dans les normes qu'il s'impose et les cibles qu'il veut atteindre.

D'ailleurs, laissez-moi répéter ici ce que je disais pendant la campagne électorale. Les députés de mon parti, qui forment maintenant le gouvernement, n'ont pas laissé leur conscience environnementale au vestiaire en se faisant élire, mais, bien au contraire, ils entendent, comme moi, j'en suis persuadé, faire plus et faire mieux pour le Québec aussi en environnement.

Le premier ministre nous mettait en garde, dans son discours d'ouverture, contre l'idéologie et l'idéalisme vertueux, certes, mais je pense, moi aussi, qu'il nous faut rester pragmatique en privilégiant le gros bon sens, en trouvant les moyens, comme il nous l'expliquait, de continuer de nous déplacer efficacement et de croître économiquement tout en continuant de réduire les gaz à effet de serre, ce qui me ramène au prolongement du REM, M. le ministre des Transports, le Réseau express métropolitain, que nous voulons prolonger de Brossard jusqu'à l'intersection des autoroutes 10 et 35, vous savez où, pas loin de chez vous, parce que ça, c'est en plein ce qu'il faut pour régler le problème de mobilité chez nous et aller plus loin dans l'électrification des transports en profitant des retombées environnementales et économiques pour tout le Québec.

Mon humble suggestion, M. le ministre des Transports, c'est qu'il ne faut pas attendre que le REM soit livré à Brossard en 2022 pour se réveiller. Il faut dès que possible mettre sur pied un bureau de projet pour voir au montage financier, et M. le président du Conseil du trésor est d'accord avec moi là-dessus et il connaît ça mieux que moi, et voir aussi aux arbitrages régionaux qui seront nécessaires pour que le travail continue pour prolonger le REM jusqu'aux portes de Chambly et de Saint-Jean-sur-Richelieu pour mieux répondre aux besoins que nous aurons en 2025.

Et, en parlant de 2025, il ne fallait pas que nous attendions jusque-là pour fournir à tous les Québécois la disponibilité des services Internet haute vitesse qu'ils méritent et dont ils ont tant besoin, vous avez tellement raison, M. le député d'Orford. Et je compte tellement sur vous. C'était de la musique à mes oreilles d'entendre la détermination du nouveau gouvernement de compléter vite et bien ce chantier pour un service que je considère essentiel et qui devrait être universel en 2018 parce que ce sont plus de 300 000 foyers, si mes chiffres sont bons, qui ne sont toujours pas desservis au Québec. Et, juste dans la MRC du Haut-Richelieu — ça, c'est le tour des voisins dont je vous parlais — il en reste 4 400 à brancher. Même dans mon comté, Mme la Présidente, ce sont des centaines de résidences et de commerces, qui ne sont pourtant qu'à un vol de montgolfière de la métropole, qui sont toujours orphelins de haute vitesse.

Vous m'entendrez souvent dire qu'il doit bien y avoir une façon de faire les choses autrement, de faire de la politique autrement. C'est mon ambition, en tout cas. Et ça commence, il me semble, par dire ce qu'on va faire et faire ce qu'on a dit qu'on ferait. Il faut livrer l'Internet haute vitesse, il faut livrer les changements qu'on a été élus pour faire, il faut respecter nos engagements et, comme le premier ministre l'a si bien dit dans son discours d'ouverture, il faut redonner aux Québécois les services de santé et d'éducation qu'ils méritent et à moindre coût.

Et c'est là que l'agenda économique prend tout son sens. Remettre de l'argent dans les poches des citoyens, c'est une chose, leur donner en même temps d'aussi bons services et, si possible, de meilleurs services, même, pour qu'ils en aient plus pour leur argent, c'est ça qu'il faut livrer. Et c'est ça que le premier ministre nous a présenté hier en nous demandant d'approuver la politique générale du gouvernement : l'uniformisation de la taxe scolaire, l'élargissement des allocations familiales, le réajustement des tarifs pour les services de garde et redonner leur place aux régions du Québec, parce que, oui, je suis régionaliste et pas seulement d'une région, pas seulement d'une région, mais de toutes les régions, parce que les régions, c'est l'autre moitié du Québec, chers amis députés.

• (21 h 30) •

Et, oui, j'ai confiance en notre capacité et en notre... désolé. Et, oui, j'ai confiance en notre capacité de livrer aux Québécois au cours des quatre prochaines années parce qu'au-delà de la qualité de l'équipe économique dont s'est entouré notre premier ministre au cabinet, ce qui fera la différence, c'est ce sur quoi moi, je compte, c'est que mon chef est un premier ministre économique. Il saura nous donner cet élan prometteur en matière d'économie qui se fera sentir autant en culture qu'en agriculture et en environnement comme en innovation, avec les moyens de nos ambitions qui vont pouvoir projeter le Québec vers des horizons plus que prometteurs pour les investisseurs et porteurs pour nos citoyens, tous les citoyens. Oui, bien sûr, la classe moyenne, mais la classe moyenne, c'est les jeunes, les familles et, bien sûr, nos aînés, Mme la ministre des Aînés, qu'il ne faut jamais oublier. Je sais que vous ne les oubliez pas, et moi, je voudrais que vous continuiez de les gâter, s'il vous plaît.

En terminant, Mme la Présidente, vous me permettrez de remercier mes électeurs et concitoyens. Merci encore de votre accueil, de vos encouragements et de vos suggestions et commentaires qui sont si importants et tellement nécessaires. Continuez de contribuer en faisant valoir vos idées, vos attentes et votre vision de ce que vous voulez que notre société soit et devienne.

En ce qui me concerne, et ça ne vous surprendra pas, je l'ai répété, j'ai l'ambition et l'intention de faire les choses autrement. Au-delà du cliché qui vient avec cette expression, «faire autrement», je me suis promis, pour commencer, de faire ma part pour combattre ce qu'on appelle le cynisme ambiant en arrivant en politique et dans cette Chambre avec autant de candeur, de fraîcheur, de naïveté et d'optimisme que possible et dont je suis capable. Je vous invite à m'aider, chers concitoyens, à réussir en travaillant avec moi parce que je suis là pour travailler avec et pour vous.

Je voudrais aussi m'adresser aux autres députés de cette Chambre et de tous les partis pour leur demander de m'aider à faire de la politique autrement et d'oser, vous aussi, justement, pour combattre ce cynisme ambiant qui me désole et qui nous rend tous moins efficaces et moins pertinents.

En terminant pour vrai, Mme la Présidente, je donne rendez-vous à tous les Québécois, puisque le premier ministre m'a fait l'honneur de me confier la responsabilité d'adjoint parlementaire au ministère de la Culture et des Communications, volet communications. Je vais donc avoir le privilège de représenter la ministre, ma ministre, un peu partout au Québec et de l'épauler dans ce ministère passionnant, et stimulant, et combien important pour la fierté de ce que nous sommes.

Et, puisque je me suis levé pour prendre la parole dans le cadre du débat sur le discours d'ouverture du premier ministre, je vais essayer d'être audacieux en commençant par le rassurer parce que, non, je n'ai pas peur. J'ai confiance en lui et j'ai confiance en nous. Parce qu'il a raison : on peut, et on doit, et on va faire plus et mieux pour les Québécois. Et je précise que ce n'était pas un slogan de campagne, faire plus et faire mieux. Le slogan, c'était Maintenant, et maintenant nous y sommes, justement, pour faire plus et pour faire mieux pour le Québec et pour les Québécois parce que nous ne sommes pas seulement proches de notre monde, comme nous y encourage souvent le premier ministre, nous sommes là avec et pour eux.

Et j'ose l'audace, pour reprendre la formule du premier ministre, pour conclure comme lui, dans son discours d'ouverture, mais à ma façon. Gens de Saint-Jean, je suis votre député et tellement fier de l'être. Gens du Québec, nous sommes votre gouvernement, et vous serez fiers de nous.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, nous vous remercions, M. le député de Saint-Jean. Nous vous remercions de votre enthousiasme. Et maintenant nous allons passer à notre prochain intervenant, qui sera M. le député de Jacques-Cartier.

[...]
 

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