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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


OUELLETTE Guy - Chomedey
Ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur - COVID-19 - Pandémie - Audition - CCE-64: 11

Commission permanente de la culture et de l'éducation
Fascicule n°64, 30 avril 2020, page 11

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aussi qu'on peut qualifier de soutien à la santé mentale, sans minimiser, bien sûr, le vrai travail, je vais dire, professionnel que font nos psychologues, là. On ne les remplacera pas.

La Présidente (Mme Thériault) : Merci. Mme la députée de Joliette. Il reste à peine deux minutes au bloc d'échange.

Mme Hivon : Oui. D'abord, je voulais revenir sur une affirmation du ministre, tantôt, qui parlait des camps de jour où les jeunes peuvent s'adapter. Je veux juste lui soumettre que je pense qu'il va être d'accord avec moi que camp de jour et école, ce n'est pas la même réalité. À l'école, on est là pour faire des apprentissages, les enseignants connaissent leurs élèves, leurs difficultés, leurs défis particuliers. Ce n'est pas la même chose, évidemment, que d'aller jouer et faire des jeux de groupe.

L'autre élément, pour la santé mentale de nos adolescents, je comprends ce que le ministre nous dit. Je veux simplement lui faire remarquer qu'on ramène, notamment, les enfants à l'école primaire pour des enjeux de santé mentale, alors que, normalement, les suivis avec les psychologues ou les éducateurs spécialisés aussi ont dû se poursuivre. Donc, la même réalité existe pour le primaire, mais c'est un argument. Je fais juste lui dire que je comprends que le gouvernement a décidé de ne pas ramener les étudiants du secondaire, mais je l'invite à mettre sur pied des équipes de force, des équipes dédiées pour s'assurer de ce soutien psychologique auprès de nos jeunes.

Dernier élément, c'est la question des élèves handicapés, des élèves, par exemple, qui ont un trouble du spectre de l'autisme assez sévère, des enjeux de troubles de comportement. Beaucoup d'enseignantes et d'enseignants sont extrêmement préoccupés. Comment les mesures de distanciation vont pouvoir être respectées? Comment on va pouvoir s'occuper correctement de ces jeunes-là qui ont besoin de contacts physiques? Quel est le plan de match du ministre par rapport à ces enfants-là particulièrement vulnérables?

La Présidente (Mme Thériault) : Merci. M. le ministre.

• (16 heures) •

M. Roberge : Oui. Je commence par dire que je ne comparais pas les écoles à des camps de jour. Je voulais simplement dire qu'un enfant de sept, huit ans est capable de changer de groupe et de se faire des nouveaux amis assez rapidement, puis la preuve est faite dans d'autres contextes. Mais, bon.

C'est certain que le soutien à des enfants qui ont des besoins particuliers, là, ma collègue a nommé les enfants qui ont un trouble du spectre de l'autisme, c'est différent. Puis ça se peut que, des fois, il y a du personnel qui fasse presque du 1-1 avec un jeune qui a des besoins particuliers. À ce moment-là, pour du soutien spécifique avec un enfant qui peut avoir un besoin vraiment particulier, ou même un enfant qui peut avoir un handicap, ou on a des écoles régionales, aussi, où, là, on a, je dirais, presque du personnel médical dans des écoles, bien, dans ce contexte-là, pour ces cas-là, il pourrait y avoir un équipement de protection qui serait fourni.

La Présidente (Mme Thériault) : Et malheureusement je dois mettre fin au bloc d'échange. Merci, Mme la députée de Joliette.

Donc, sans plus tarder, je vais aller du côté du député de Chomedey pour votre intervention. Vous avez 2 min 8 s, M. le député de Chomedey. La parole est à vous.

M. Ouellette : Merci, Mme la Présidente. Ça passe vite, deux minutes. M. le ministre, vous savez, dans le contexte actuel, toutes nos écoles vont être transformées. Les enseignants sont conscients, ils sont inquiets aussi. Il y en a qui vont résister au changement, il y en a qui vont abandonner. Vous, vous avez des adolescents à la maison, ça adonne que j'ai trois enseignants dans ma famille proche. Ceux qui vont rester, il va falloir qu'ils apprennent à faire leur travail différemment. Ils vont avoir besoin d'outils, de support puis même de formation. Est-ce que le ministre a prévu s'assurer que les enseignants qui vont relever le défi d'enseigner autrement vont pouvoir le faire correctement?

La Présidente (Mme Thériault) : M. le ministre. Je vais vous demander de fermer votre micro, M. le député.

M. Roberge : Merci, cher collègue. Je pense que le collègue a bien raison. La formation continue, c'est la clé en éducation. Ça fait toujours partie de la solution, et c'est pour ça qu'on avait commandé une formation, et qui a été livrée, préparée par notre Université TELUQ. Et, à compter de lundi prochain, lundi le 4 mai, elle va être disponible, je vais dire, gratuitement, mais gratuitement parce que le gouvernement, le ministère l'a payée pour l'offrir à tout le monde, donc pas besoin de grever dans les budgets de formation des écoles et des centres de service.

L'Université TELUQ va offrir une formation de grade universitaire sur l'enseignement à distance, la planification de l'enseignement à distance, l'encadrement, l'évaluation, donc, bref, une occasion, une belle occasion de se mettre à jour pour ceux qui en ont besoin, parce qu'il y a déjà des enseignants qui sont experts dans ces domaines-là, mais il y a beaucoup d'enseignants qui vont vouloir se prévaloir de ça, et je suis assez fier de ce qu'on a réussi à faire en quelques semaines seulement, puis je remercie la créativité puis la flexibilité de l'Université TELUQ.

La Présidente (Mme Thériault) : 15 secondes, M. le député de Chomedey.

M. Ouellette : Pensez-vous la rendre obligatoire, M. le ministre? Parce que la formation continue, elle est très importante, et je ne pense plus qu'avec la COVID-19 on pourra revenir en arrière avec des anciennes méthodes.

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