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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


OUELLETTE Guy - Chomedey
Ministre de la Famille - COVID-19 - Pandémie - Audition - CRC-48: 11-2

Commission permanente des relations avec les citoyens
Fascicule n°48, 6 mai 2020, pages 11-12

[...]

Je veux poursuivre parce que je veux lui noter justement sur cet enjeu-là que, dans le formulaire, donc, la directive, le bulletin d'information de son propre ministère, il dit qu'il pourrait y avoir une flexibilité dans certains services de garde qui ont accueilli des travailleuses de services essentiels comme celles de la santé qui n'avaient pas de place avant la crise pour pouvoir continuer à les accommoder. Mais il n'y a absolument aucune mention pour celles qui avaient une place, mais dont la place va disparaître soit parce que le service de garde n'ouvre pas ou parce que le ratio est déjà complet. Donc, pour moi, c'est une incohérence. Et, je le répète, je pense que c'est un engagement, c'est une garantie qui doit être donnée aux travailleuses de la santé. C'est pour elles et c'est aussi pour tout notre réseau de la santé et des CHSLD que c'est essentiel.

Je veux aborder... parce qu'il nous dit qu'il faut mettre peut-être un bémol sur les chiffres avancés aujourd'hui, de 3 900 services de garde en milieu familial qui ne rouvriraient pas, 20 000 places et, ce que j'ai lu également, 6 000 éducatrices, soit en milieu familial soit dans les CPE, qui, pour des raisons de santé, de vulnérabilité ou d'âge, ne pourront pas retourner, comme c'est d'ailleurs recommandé, je le souligne, par la Santé publique... Donc, s'il ne croit pas à ces chiffres, peut-il nous dire quels sont ses chiffres à lui? Combien de services de garde ne rouvriront pas à partir de lundi prochain? Combien de places? Et combien d'éducatrices ne retourneront...

La Présidente (Mme Chassé) : M. le ministre, il vous reste un peu plus de 30 secondes au bloc d'échange.

M. Lacombe : Merci, Mme la Présidente. Je ne remets pas en doute ces chiffres-là. Je sais que le syndicat n'est pas de mauvaise foi. J'ai une bonne collaboration avec la FIPEQ-CSQ. Ce que je vous dis, c'est qu'il faut quand même être prudent, ce sont des extrapolations. Et, je répète à la députée de Joliette, pour le début de sa question, je vais faire tout ce qu'il est possible de faire, tout ce que je peux faire pour que les travailleurs du réseau de la santé trouvent une place pour leurs enfants. Mais on va avoir besoin de la compréhension de tout le monde et de l'aide de tout le monde, notamment l'aide de ma collègue la députée de Joliette, qui pourrait faire comme ma collègue députée de Sherbrooke et nous aider avec des pistes de solution.

La Présidente (Mme Chassé) : C'est ce qui termine le bloc d'échange. Merci, M. le ministre.

Mme Hivon : C'est ce que je fais en ce moment.

La Présidente (Mme Chassé) : C'est ce qui termine le bloc d'échange, le premier bloc d'échange avec la troisième opposition. Et nous allons maintenant commencer le bloc d'intervention avec M. le député de Chomedey. Vous disposez, M. le député, de 4 min 16 s pour votre échange avec le ministre. Allez-y.

M. Ouellette : Merci, Mme la Présidente. À mon tour de saluer le ministre, saluer les collègues qui sont ici avec nous ce matin. Vous savez, quatre minutes, Mme la Présidente, c'est un temps qui est très, très, très précieux. On n'est pas habitués à avoir autant de temps.

Je veux revenir sur les mesures alternatives qui vont être proposées aux parents. M. le ministre a mentionné tantôt que ceux qui n'auront pas de place lorsque ça va ouvrir, à partir du 11, du 18, ou d'autres dates qui sont décidées par la Santé publique, d'essayer de faire garder les enfants si on connaît quelqu'un. J'ai posé la question au ministre du Travail la semaine dernière. Est-ce que ce quelqu'un-là, M. le ministre, ça pourrait être les grands-parents, ça pourrait être les voisins? Est-ce que ça pourrait être des étudiants, de la famille élargie? Je veux savoir quelle est votre position sur le quelqu'un qui pourrait garder les enfants qui n'auront pas accès à une place en garderie dès la semaine prochaine.

La Présidente (Mme Chassé) : Merci, M. le député de Chomedey. M. le ministre, la parole est à vous.

M. Lacombe : Merci, Mme la Présidente. Je vais répondre rapidement pour laisser du temps au député de Chomedey pour d'autres questions. On peut faire appel à un proche. On peut faire appel à un étudiant, par exemple, du secondaire qui aurait du temps, même si il a des travaux à faire à la maison. On peut essayer de trouver quelqu'un dans notre entourage. C'est sûr qu'on invite tout le monde à respecter les règles de distanciation sociale, mais on encourage aussi la garde à domicile. C'est possible.

La Présidente (Mme Chassé) : Merci. M. le député.

M. Ouellette : Merci, Mme la Présidente. Pour avoir fait un peu le tour, et je pense que mes collègues de Westmount—Saint-Louis, Sherbrooke et Joliette en ont parlé, on risque d'avoir dans les prochaines semaines une pénurie d'éducatrices, et on l'a vu avec les préposés aux bénéficiaires. Quel est le plan du ministre pour pallier à cette pénurie d'éducatrices? Est-ce qu'on va devoir... Est-ce qu'on va voir le premier ministre requérir le support des Québécois sur le site Je contribue pour pouvoir avoir des bénévoles, ou avoir des éducatrices, ou avoir des gens qui pourront remplacer à pied levé les éducatrices qui ne se présenteront pas au travail?

La Présidente (Mme Chassé) : M. le ministre.

M. Lacombe : Merci, Mme la Présidente. Il y a plusieurs pistes de solution qui sont étudiées actuellement. On a, par exemple, la solution de réaménager la façon dont on travaille. Donc, il y a du personnel qui peut être réaffecté. Il y a du personnel qui a un horaire de quatre jours, qui voudrait peut-être avoir un horaire de cinq jours. On a du personnel à temps partiel qui pourrait faire du temps plein. On a aussi la possibilité d'embaucher du personnel pour faire du remplacement, donc de faire appel, par exemple, aux étudiantes de première, deuxième, troisième année de techniques d'éducation à l'enfance, mais aussi de certaines techniques apparentées, dans les circonstances exceptionnelles qu'on connaît, comme éducation spécialisée, travail social, par exemple, les étudiantes de l'attestation d'études collégiales, aussi, en éducation à l'enfance. Donc, il y a beaucoup de possibilités.

Je vous dirais qu'évidemment tout ça dépend aussi du nombre d'éducatrices qui vont décider de se retirer. Il y a une part de prévisibilité, mais il y a aussi une grande part d'imprévisibilité. Donc, nous, on va s'adapter, comme on le fait depuis le début. Et, vous avez vu, ça a donné des résultats. On a été capables de maintenir nos services de garde d'urgence. Somme toute, ça a bien fonctionné.

La Présidente (Mme Chassé) : Il reste 30 secondes au bloc d'échange, M. le député de Chomedey.

M. Ouellette : Mme la Présidente, il va y avoir des normes sanitaires qui vont être imposées aux garderies. Je veux savoir de la part du ministre : Est-ce qu'il y aura un guide et est-ce qu'il y aura une façon de savoir que ces normes sanitaires là vont être respectées au niveau des garderies?

La Présidente (Mme Chassé) : En 10 secondes, M. le ministre.

M. Lacombe : Oui, merci beaucoup, Mme la Présidente. Oui, effectivement, il y a des guides qui existent, notamment un guide de l'INSPQ, un autre de la CNESST. Évidemment, on continue nos inspections aussi.

La Présidente (Mme Chassé) : Merci, M. le ministre. Ça conclut le bloc d'échange avec le député de Chomedey. Et nous revenons au deuxième bloc d'échange avec l'opposition officielle. M. le député de Pontiac, la parole est à vous pour votre échange avec le ministre.

M. Fortin : Merci, Mme la Présidente. Bonjour à vous. Bonjour, M. le ministre.

D'entrée de jeu, là, je le dis, le réseau des services de garde... Et je reconnais votre expertise à tous, collègues, qui connaissez ce réseau dans son fin détail beaucoup mieux que moi. Cependant, comme parent, là, je le vois au quotidien, je parle aux éducatrices dans mon secteur, le vôtre aussi, M. le ministre, on entend leurs préoccupations. J'entends les parents qui se posent beaucoup de questions depuis l'annonce du plan de déconfinement. Alors, comme parents, là, on a quand même beaucoup de questions à vous poser. Et, si vous le permettez, je vais commencer tout de suite.

Parlons un peu des équipements de protection, si vous voulez, parce que ça, c'est quelque chose qui est nouveau. C'est quelque chose qui n'est pas dans les habitudes régulières du ministère de la Famille ou des services de garde. Si j'ai bien compris, vous exigez que les éducatrices portent un masque, une protection oculaire, donc une visière, et des gants. Et c'est le ministère de la Famille qui doit envoyer tout ça aux services de garde. C'est bien ça?

M. Lacombe : Oui. La façon dont...

La Présidente (Mme Chassé) : M. le ministre, oui.

M. Lacombe : Merci, Mme la Présidente. Je dois attendre votre «cue», comme on dit en télé, je pense, hein?

La Présidente (Mme Chassé) : Bien, je pense que vous vous y connaissez mieux que moi, là, ça donne le temps pour qu'on puisse vous voir apparaître. Merci.

M. Lacombe : D'accord. Super. Désolé. Donc, le député de Pontiac nous demande : Est-ce qu'on va fournir l'équipement de protection individuel? La réponse, c'est oui. Donc, on est en train, là, de finaliser les livraisons. J'ai eu l'occasion déjà de le dire à l'ensemble des partenaires. On va livrer cet équipement-là. D'ailleurs, on travaille avec le réseau, là, actuellement, pour les points de chute. Mais effectivement, donc, on parle de protection oculaire, donc on pourrait dire un masque ou une visière, par exemple. On parle de, je veux dire, lunettes ou visière. On parle d'un masque aussi. Donc, on est en train de préparer toute cette livraison-là. Il y aura des points de chute, là, qui seront identifiés.

M. Fortin : Très bien. Mais on est...

La Présidente (Mme Chassé) : Merci. M. le député. Ah! M. le député, donnez-moi le moment de pouvoir faire la liaison entre les deux. Merci. Allez-y.

M. Fortin : Bien sûr, Mme la Présidente. Mais on est mercredi, si je ne m'abuse, là, M. le ministre, on est mercredi. On perd le fil des jours, mais on est mercredi ce matin. Dans votre région, dans la mienne, les services de garde doivent ouvrir lundi. Alors, il nous reste trois jours ouvrables. Qu'est-ce qui arrive s'ils n'ont pas l'équipement de protection à temps? Ça peut prendre plus de temps envoyer cet équipement-là à Fort-Coulonge, à Maniwaki, en Gaspésie que peut-être dans la basse-ville de Québec. Alors, qu'est-ce qui arrive s'ils n'ont pas l'équipement à temps? Est-ce qu'ils doivent ouvrir lundi matin quand même?

[...]
 

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