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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


OUELLETTE Guy - Chomedey
Exploitation sexuelle - Personne mineure - Audition publique - CSESM-3: 28

Commission spéciale sur l'exploitation sexuelle des
Fascicule n°3, 6 novembre 2019, page 28

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Ça fait que notre plan, justement, c'est la cueillette d'information. C'est de mettre des codes uniformes de rapport de criminalité pour être capables de rassembler le renseignement, puis, au moment où est-ce qu'on l'a, on est capable de l'adresser. Mais souvent c'est qu'on perd plus de temps à courir après l'information qu'à adresser la problématique.

Donc, si je fais le parallèle avec aujourd'hui, c'est que, voilà quelques années, une jeune fille de 14 ans se serait prostituée sur un coin de rue, vous pouvez être sûr qu'on aurait eu un appel téléphonique après l'autre pour nous dire : Ça n'a pas de bon sens! Aujourd'hui, ça se passe sur le Web puis il n'y a personne qui nous le signale. C'est là qu'on dit que cette criminalité-là est invisible. Elle est à quelque part, on ne l'a pas... il faut courir après pour l'adresser, d'où l'importance d'être capable d'agir en amont, d'être capable de se parler, d'échanger l'information avant que ces gens-là deviennent victimes.

C'est ça, notre plan, nous, c'est d'essayer d'agir avant que la personne devienne victime.

M. Lamothe : Et le corps de police de Québec était ici avant-hier, je n'étais pas ici pour Laval. Travaillez-vous de concert avec ces corps-là? J'ai trouvé, moi, que Québec, personnellement, ils avaient vraiment un bon plan, là.

M. Beaudoin (Luc) : Oui, bien, on ne se le cachera pas, Québec, Laval ont vécu des situations particulières qui les ont obligées à mettre des mesures en place, définitivement. Gatineau, fort heureusement, on n'a pas vécu de crise, sauf qu'on ne veut pas se mettre la tête dans le sable puis faire accroire qu'il n'y en a pas. Donc, nous, on essaie d'adresser vraiment ce qu'il en est puis, oui, on travaille en collaboration avec les autres services de police. On veut apprendre de ceux qui mettent des choses en place les meilleures pratiques. Donc, définitivement, on travaille toujours en collaboration, au niveau provincial, avec tout le monde.

M. Lamothe : Parfait. Merci beaucoup.

Le Président (M. Lafrenière) : Merci beaucoup. Le député de Chomedey.

M. Ouellette : Vous nous sensibilisez à des données qui sont très importantes. On a besoin de ça, on a besoin de le savoir, l'uniformisation de la collecte des données. Je comprends que la journée que vous allez avoir le vrai portrait... Vous avez fait un sondage, vos gens vous disent : C'est nos préoccupations premières, mais vous n'avez pas les données. Et, la déclaration universelle de criminalité, on sait que c'est Statistique Canada, il va falloir l'adresser. Hub, ça vient de Prince Albert. On a une entente multisectorielle, au Québec, ça fait plusieurs années que vous essayez de l'implanter chez vous. On a un problème d'échange d'information. Là, ça, c'est dans notre cour, c'est la Loi d'accès. C'est dans notre cour, et il va falloir effectivement l'adresser.

Si on vous donne tous ces outils-là... Je comprends que vous avez une situation particulière. Pour aller aux arguments de mon collègue d'Ungava, vous avez une criminalité transfrontalière. Les criminels le savent. Je veux dire, je vois encore l'image du gars qui vous fait des grimaces sur le pont et qui sait que les lois sont différentes en Ontario, que c'est différent. Pour les plus vieux de nous autres qui ont connu l'ancien Hull, bien, je vous le disais avant le début, vous avez quelque chose de très particulier. La volonté est là. Et c'est important qu'on reconnaisse ces impondérables-là pour vous donner les outils pour répondre aux préoccupations de vos citoyens parce que c'est pour ça que tout le monde est là puis que tout le monde travaille.

Dans l'échange d'information, puisque vous êtes en contact avec les gens de l'Ontario de façon quotidienne, est-ce que leurs contraintes d'échange d'information sont différentes ou c'est la même chose que chez nous?

M. Beaudoin (Luc) : Vous parlez... Avec les organismes?

M. Ouellette : Oui.

M. Beaudoin (Luc) : Isabelle, je vais te laisser répondre.

Mme Plante (Isabelle) : Bien, en fait, en Ontario, il y a eu plusieurs modèles hub. Donc, ils sont arrivés à trouver des façons pour toujours cadrer dans leurs lois, mais on a l'impression que la loi en Ontario laissait plus de latitude à appliquer le modèle hub qu'ici, parce qu'il y a des modèles hub en Ontario.

M. Ouellette : Mais l'échange d'information provincial... Ce sera ma dernière intervention, M. le Président. L'échange d'information au niveau provincial en Ontario?

Mme Plante (Isabelle) : Interprovincial, vous voulez dire?

• (16 h 50) •

M. Ouellette : Non, au niveau de la province de l'Ontario. Parce que je comprends que vous avez juste quelques ponts à traverser pour être — bon, je ne ferai pas plaisir à certains, là — ailleurs et pour faciliter, justement, les interventions du milieu. Vous en souffrez. Et je comprends de votre intervention... Puis je comprends qu'il y a des modèles hub, mais, au niveau provincial, les échanges d'information en Ontario sont plus faciles que les nôtres au Québec. C'est plus confidentiel et plus restrictif au Québec.

Mme Plante (Isabelle) : Oui, c'est l'impression qu'on... bien, ce n'est pas l'impression, c'est le fait devant lequel on n'est pas capables de mettre en place le modèle hub selon la même procédure qui est utilisée ailleurs au Canada, dans

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