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42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°7, 6 décembre 2018, page 290

[...]

rajouté, il a dit : «Mes 40 députés au Québec me disent qu'on est en train de mettre un frein à la croissance économique du Québec.»

M. le Président, nous avons laissé aux Québécois un Québec plus fort, un Québec plus prospère, un Québec où le défi de la création d'emplois s'est transformé en défi de la main-d'oeuvre. Nous devons maintenant pourvoir des postes pour s'assurer justement que cet élan économique se poursuive.

M. le Président, on a atteint hier un nouveau sommet. On apprend qu'une entreprise en Beauce a été obligée de noliser un avion neuf places pour recruter des soudeurs à Sudbury. Aujourd'hui, c'est la compagnie Rotobec, toujours en Beauce, qui doit déplacer ses emplois aux États-Unis par manque de main-d'oeuvre. Imaginez-vous les coûts pour les PME du Québec tout entier. Dans ces circonstances, je partage pleinement les propos de François Cardinal, dans La Presse hier, quand il parlait de la décision du gouvernement en matière d'immigration. Il a dit : «[Elle] est tellement paradoxale qu'on ne sait pas par quel bout commencer.»

M. le Président, est-ce que le premier ministre est conscient qu'avec ce manque de vision il nuit non seulement à la crédibilité de son gouvernement, mais encore davantage au développement économique du Québec?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, les faits sont têtus. Quand on regarde les immigrants, dans les 10 dernières années, on voit qu'avec l'approche libérale 26 % des immigrants quittent le Québec dans les 10 premières années. Si vous faites un petit calcul, M. le Président, 26 % de 50 000, c'est 13 000 qui quittent le Québec, donc il en reste 37 000. Et je prends pour acquis que le ministre de l'Éducation... le ministre de l'Immigration va réussir... Si on réussit à bien choisir 40 000 nouveaux arrivants en fonction des besoins des entreprises dans chaque région du Québec, bien, il y aura 40 000 personnes qui vont pouvoir aider à résoudre la pénurie de main-d'oeuvre. Mais ce n'est pas la seule solution. On doit aussi mieux arrimer la formation, l'éducation aux besoins des entreprises. Il faut être capables, M. le Président, aussi de convaincre des retraités de revenir au travail.

Donc, il y a plusieurs façons, on va y travailler. Ce qu'on sait, par contre, c'est que l'approche qui avait été prise depuis 15 ans n'a pas réussi, ça a été un échec. Nous, on va réussir.

Le Président : Première complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Bien, M. le Président, je pense qu'il nous donne des vieux chiffres, là, parce que la situation s'est fortement améliorée depuis ce temps-là. Il est même en désaccord avec le Conseil du patronat, qui affirme que les conséquences d'une baisse vont se faire sentir pendant des années.

M. le Président, est-ce qu'il comprend qu'il a la responsabilité de soutenir le développement économique du Québec? Va-t-il revoir son plan en immigration afin d'assurer notre prospérité, M. le Président?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : Oui, ce que je comprends, c'est que le chef de l'opposition officielle conteste des chiffres de Statistique Canada. Donc, il nous dit : Bien, ce sont des vieux chiffres. Ce sont des chiffres pour les 10 ans. Après 10 ans, il y a 26 % des nouveaux arrivants qui quittent le Québec parce qu'ils ne trouvent pas un emploi intéressant.

Le défi, au Québec, c'est de créer des emplois intéressants, des emplois payants, des emplois avec de la valeur ajoutée. C'est pour ça que le ministre de l'Économie va travailler à attirer plus d'investissements privés pour créer plus d'emplois, entre autres dans le secteur manufacturier innovant, des emplois payants que les nouveaux arrivants, qui vont être mieux choisis...

Le Président : En terminant.

M. Legault : ...vont pouvoir occuper. C'est ça qu'on va faire dans les prochaines années. Puis moi, je suis certain...

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Bien, encore une fois, on pourra peut-être rafraîchir les chiffres, si on veut, pour le premier ministre, mais il est clair qu'on ne s'en va pas dans la bonne direction. Le premier ministre a dit : En prendre moins. Bien, pour moi, en prendre moins, ça veut dire qu'il va y avoir moins de travailleurs au Québec, et ça, c'est clair. D'ailleurs, vous le dites de façon non équivoque dans votre vision économique. Cette mise à jour budgétaire que vous avez faite prévoit qu'on passe d'une création de...

[...]
 

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