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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°57, 15 juin 2019, page 3791

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comment, dans l'ensemble des entreprises et des commerces dans nos circonscriptions, c'est un des points principaux auquel nos entrepreneurs nous parlent.

Alors, comme nouveau gouvernement, il nous fallait agir et c'est exactement ce que l'on fait avec le projet de loi n° 9. Une accélération du traitement des dossiers, un arrimage avec les besoins réels du marché du travail, Mme la Présidente, c'est une initiative qui se doit d'être aujourd'hui saluée, et je suis très fier d'être de ce côté de la Chambre et d'appuyer ce projet de loi.

Depuis le 1er octobre, Mme la Présidente, j'ai multiplié les rencontres avec les entrepreneurs de ma circonscription, et le premier sujet dont ils me parlent, bien entendu, c'est la difficulté à trouver de la main-d'oeuvre qualifiée et disponible. Ces entrepreneurs, ils nous disent la même chose que huit organismes économiques du Québec qui nous ont demandé, la semaine dernière, d'adopter le p.l. n° 9 rapidement. Le député de Chauveau en a parlé tantôt mais je me permets de les nommer à nouveau : la Fédération des chambres de commerce du Québec, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, le Conseil du patronat du Québec, les Manufacturiers et exportateurs du Québec, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Montréal International, la Chambre de commerce et d'industrie de Québec et Québec International. Alors, ces huit organismes tiennent le même discours que les entrepreneurs que je rencontre dans ma circonscription, Mme la Présidente : il faut arrimer l'immigration avec les besoins du marché du travail.

 (3 h 40)

Ça me rappelle une petite anecdote, là, puis j'en profite pour en parler, puis je vois la collègue qui se meure d'envie de l'entendre. Dans mon comté, j'ai une compagnie, une industrie, une shop d'usinage, pour ne pas les nommer, qui ont réussi un accueil d'immigrants qui a très bien fonctionné. En fait, des immigrants ukrainiens, Mme la Présidente, qui ne parlaient pas français et qui ont été amenés dans l'entreprise pour un besoin bien précis : ils connaissaient exactement la machine dont l'entrepreneur avait de besoin. Il les a repérés en Ukraine, il est allé chercher le travailleur, son intégration s'est faite d'une manière exceptionnelle, tellement que son cousin, il s'est maintenant joint à lui dans la région soreloise. Alors, moi, quand je vois des cas d'intégration d'immigration réussis comme ça en région, ça me rend très fier, Mme la Présidente.

Alors, tout ça pour dire que le précédent gouvernement a laissé en suspens 18 000 dossiers d'immigration. À cause de son inaction, les immigrants font face à un plus haut taux de chômage et les statistiques sur la francisation ne sont guère reluisantes, Mme la Présidente. Avec le p.l. 9, on va traiter les demandes d'immigration plus rapidement, on va s'assurer que les gens qui arrivent au Québec répondent aux besoins du marché du travail, qu'ils puissent se trouver un emploi rapidement. Parce qu'avoir un emploi ça signifie beaucoup plus que d'assurer le soutien financier de sa famille. Pour les immigrants, ça veut aussi dire créer des liens avec des collègues de travail et, pourquoi pas, apprendre plus facilement le français.

Puisqu'on arrive, Mme la Présidente, à la fin de ce premier marathon, je sais que le ministre a remercié beaucoup de personnes, je tiens à mon tour à le faire, à dire merci au personnel qui nous donne un coup de main. Merci à nos deux whips adjoints et particulièrement à notre exceptionnel whip, le député d'Arthabaska, pour le très bon travail de soutien qu'il fait avec nous.

Mme la Présidente, aux gens qui, partout au Québec, dans Richelieu, en Beauce, dans Maskinongé, en Mauricie, en Outaouais, dans le coin de Saint-Jérôme également, partout au Québec, nous disent : Ne lâchez pas, on est avec vous autres, bien, à 3 h 42, Mme la Présidente, je joins ma voix à l'ensemble de mes collègues pour vous dire : On ne lâche pas, puis c'est pour vous autres qu'on fait ça. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre... Oui? Oh! excusez-moi. S'il vous plaît, s'il vous plaît, on va laisser... Si on veut entendre le collègue, on va garder le silence, s'il vous plaît. Allez-y, M. le député.

M. Jean-François Simard

M. Simard : Alors bien, Mme la Présidente, je suis heureux de joindre ma voix en fin de parcours à ce débat portant sur le projet de loi n° 9.

Je crois que nous allons voter, évidemment, dans quelques minutes et, à ce stade-ci, j'aimerais revenir avec vous, Mme la Présidente, sur les idées fondamentales qui ont motivé la rédaction de ce projet de loi. J'aimerais prendre une mise à distance critique et revenir sur les valeurs que porte ma formation politique, celles qui nous animent.

Comme la plupart de mes collègues de ce côté-ci de la Chambre et de tous les côtés, je suis d'abord et avant tout Québécois. C'est là la source première de mon identité, c'est là la source première de mon appartenance. Je milite activement en politique de différentes manières depuis l'âge de 16, 17 ans et la question nationale du Québec a toujours été mon filon conducteur.

Et on ne peut pas véritablement réfléchir à la question nationale sans aussi réfléchir, comme le sait très bien le député de Matapédia, à la question du nationalisme. Qu'est-ce qu'être un nationaliste en 2020? Nous, de ce côté-ci, on tente d'apporter une réponse, lui la cherche encore.

C'est important de réfléchir, Mme la Présidente, à ce qu'est le nationalisme contemporain. Parce qu'après tout, lorsqu'on pense à la gauche, la gauche, elle est plurielle. On en a l'expression ici, en Chambre, où on a une gauche dite plus radicale, comme on l'exprime en Europe, c'est très positif, comme il y a une gauche un peu plus classique, sociale-démocrate. Il y a aussi plusieurs droites. Il y a des droites morales. Il y a des droites identitaires. Il y a toutes sortes de formes de droite.

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