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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )

Commission permanente des institutions
Fascicule n°6, 19 février 2019, page 20

[...]

difficile et hypothétique pour moi de répondre sur la durée des enquêtes dans la mesure où, d'une enquête à l'autre, ça varie énormément pour plusieurs facteurs.

Le Président (M. Bachand) : Merci, M. le député de LaFontaine. Je me tourne maintenant vers le deuxième groupe d'opposition, pour une période de 3 min. 52 s. Mme la députée de Duplessis, s'il vous plaît.

Mme Richard : Merci, M. le Président. Peut-être juste une question de précision. Le temps qui n'a pas écoulé, du côté du gouvernement, est-ce qu'on peut le rapatrier?

Le Président (M. Bachand) : Ça prend un consentement unanime.

Mme Richard : On le vérifie? Est-ce qu'il y aurait consentement pour que je puisse utiliser le temps non utilisé?

Le Président (M. Bachand) : Est-ce qu'il y a consentement unanime? Il n'y a pas de consentement unanime. Il n'y a pas de consentement. Merci.

Mme Richard : C'est refusé. Bon, dommage. Bonjour, madame messieurs, bienvenue à l'Assemblée nationale. Je vais essayer de maximiser le peu de temps que j'ai devant moi. Dans un premier temps, je vais vous dire, M. Gaudreau, je tiens quand même à vous le dire, vous êtes beaucoup moins flamboyant que votre ex-patron qui, lui, s'en donnait à coeur joie pour aller dans les médias, ce qui a sûrement contribué au fait que la population n'a pas eu confiance et n'a toujours pas, je pense, confiance en l'Unité permanente anticorruption. Ce que je trouve dommage.

Vous ne pourrez peut-être pas me donner la réponse, je vais quand même vous la demander, parce que votre prédécesseur, lui, il n'était pas avare, souvent il mettait la barre très haut, mais ça n'arrivait pas. Est-ce que pour ce qui est de l'enquête Mâchurer, l'enquête sur la Société immobilière du Québec, on prévoit en 2019 que ces enquêtes vont finir par aboutir? Parce que ça aussi, ça mine la confiance de la population.

• (16 h 20) •

M. Gaudreau (Frédérick) : Écoutez, je pense que cette question-là, la réponse, pour moi, elle est conséquente à ce que j'ai déjà dit dans le passé. Je préfère ne pas discuter d'enquêtes en cours, évidemment, pour les raisons dont je vous ai évoqué tout à l'heure, c'est-à-dire de protéger, justement, à partir du dénonciateur jusqu'aux techniques d'enquête. Je préfère garder ça, donc, confidentiel.

Mme Richard : Mais vous comprenez que, si je vous pose cette question-là, c'est avec toutes les fuites qu'il y a eu à l'UPAC de la part des gens qui étaient à... qui travaillaient à l'Unité permanente anticorruption. On parlait donc, écoutez, d'un climat qui y régnait, que c'était un climat dévastateur, des fuites des employés mêmes de l'UPAC, des enquêtes que le DPCP rejetait du revers de la main parce que les gens n'avaient pas fait leur travail, ou autres. On a évoqué toutes sortes de raisons.

Puis, ceci étant dit, je comprends votre réserve. Vous êtes arrivé, c'est tout récent, à l'UPAC, vous savez qu'il y a eu un rapport qui a été extrêmement dévastateur. Moi, je veux bien, je veux bien vous croire que vous nous dites que le climat de travail s'est amélioré, que ça va beaucoup mieux, que les enquêtes vont se poursuivre. Au-delà de ça, il y a quand même eu un rapport qui a été dévastateur, je tiens à vous le rappeler.

Est-ce qu'il y aura un prochain rapport? Est-ce que vous pensez qu'il pourrait y avoir un prochain rapport? Est-ce que les recommandations ont été suivies? Et est-ce que c'est réel que le climat de travail a changé à l'UPAC? Est-ce que c'est vrai que les gens n'ont pas peur, comme ils disaient, du boss en haut? C'est un petit monde, hein? Même à la Sûreté du Québec, à l'UPAC, tout le monde se connaît, tout le monde a des liens. Ce climat de terreur, est-ce qu'il est fini à l'UPAC? Est-ce que les gens travaillent en collaboration avec toutes les... Parce que, même dans le rapport, il y a beaucoup de choses qui ont été caviardées, là, qu'on n'a pas pu voir, hein? Il y avait beaucoup plus de noir que de phrases qu'on pouvait lire. Donc, ça, ça s'appelle de l'opacité aussi. Et j'ai vu que vous croyez beaucoup à une certaine transparence, à une reddition de comptes, à une confiance.

Comme parlementaire, je n'ai pas beaucoup de temps. Dernière question. Est-ce que — libre à vous de me répondre ou pas — ça n'aurait pas été pertinent d'avoir M. Lafrenière en commission parlementaire pour, justement, être capable de savoir ce qui s'est passé puis de quelle façon il a quitté? Ça reste... en tout cas, moi, comme parlementaire, ça me reste extrêmement perplexe par rapport à l'Unité permanente anticorruption de ce qu'on voulait et de ce qu'on a eu.

M. Gaudreau (Frédérick) : Donc, pour répondre à votre question, évidemment, je crois qu'il va de soi que c'est le... je pense que c'est le rôle de la commission de décider, là, d'inviter, ou autres. Donc, moi, je ne peux pas répondre, malheureusement, à cette question-là, mais je tiens quand même à revenir sur l'aspect du climat de travail. Moi, personnellement, ce que je constate depuis que je suis là, et d'ailleurs mes collègues pourraient en témoigner, ça va bien, ça va bien, puis les gens sont heureux au travail.

Mme Richard : Dernière question. Est-ce qu'on aura un rapport pour réellement, écoutez, en prendre connaissance et voir que les choses se sont réellement... Comme je vous dis, je veux bien croire votre parole, là, mais il y a eu un rapport dévastateur. Est-ce qu'on aura un rapport qui viendra faire en sorte de dire : Telle, telle recommandation a été suivie, voici ce qui a été apporté comme correctifs?

[...]
 

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