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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )

Commission permanente des institutions
Fascicule n°7, 21 février 2019, page 8

[...]

Mme Nichols : Oui, merci. Merci beaucoup. Merci — bienvenue — d'être ici parmi nous. Le comté de Vaudreuil a été un comté, oui, durement touché par les inondations. C'est huit villes, le comté de Vaudreuil, et j'en avais sept qui ont été inondées, donc on a fait beaucoup de boîtes à lunch, on a vraiment donné un bon coup de main. Les élus se sont rassemblés, une belle mobilité du monde municipal avec le provincial, même le fédéral est venu donner un petit coup de pouce. Il y a quand même eu plusieurs lacunes. On ne rencontre pas... Nous, c'est la première fois qu'il y avait vraiment ce genre de catastrophe là. Dame Nature est imprévisible, puis on ne souhaite pas en avoir d'autres, évidemment, là, mais je pense qu'il faut quand même se préparer. Et ça a été un exercice pour les municipalités, les MRC et le provincial, là, de gérer tout ça, ça a été, oui, quelque chose d'assez complexe.

Tantôt, vous avez parlé, justement... on parlait, là, des MRC, là, qui sont capables d'en prendre peut-être un peu plus au niveau de la gestion, on parle aussi des gouvernements de proximité, on parlait des villes. Moi, je pense que l'autonomie municipale, c'est quelque chose de superimportant, on a travaillé fort pour vous offrir cette autonomie-là. Comment vous voyez ça, là, je dirais, dans un monde idéal... mais dans un monde idéal, il n'y en aurait pas, d'inondations ou il n'y aurait pas de catastrophes naturelles comme ça, mais comment vous voyez ça, un peu, là, le partage de ces responsabilités-là entre le municipal, le provincial? Juste peut-être pour vous lancer, là, nous, ça a été vraiment compliqué, là, qui s'occupait de quoi, entre le municipal, le provincial, ça se relançait la balle, la MRC est arrivée. Ça fait que les villes ont géré des dossiers, puis là je suis rendue plus au niveau des réclamations, là, ça fait que les villes on géré des cas de comté, les MRC ont aussi eu des cas, puis là, bien là, des fois le citoyen appelait à la MRC, appelait à la ville, appelait au bureau de la députée. Ça fait qu'il y a vraiment eu beaucoup de problématiques. Vous, avez-vous, peut-être, des choses, des solutions à nous apporter sur la façon de gérer ça?

M. Bernier (Larry) : Je ne vis pas les inondations parce que nous, on envoie l'eau ailleurs, là, on est à 1 200 pieds d'altitude, mais peu importe la situation, moi, j'ai l'impression que c'est au préalable qu'il va falloir s'asseoir avec les gens du ministère, les directions régionales, etc., et établir des mécanismes. Il va falloir qu'ils s'assoient avant pour prévoir ça et établir des mécanismes d'intervention, qui fait quoi à quel moment, etc., que ce soit bien clair. Un peu comme un plan de mesures d'urgence pour la municipalité, mais qu'il y ait un plan de mesures d'urgence ministère et municipalités ou ministère et MRC de façon à ce que, lorsque la situation se produira, ça ne sera pas le charivari puis qu'on ne sache pas trop qui qui fait quoi puis à quel moment, etc., donc il faut le prévoir d'avance. Je pense que le ministère peut travailler avec les MRC et les municipalités qui sont prêtes à travailler avec eux pour mettre ça en place de façon à ce que ce soit bien coordonné, qu'on sache... Parce qu'il n'y a rien de pire, quand il y a une situation d'urgence, si ça n'a pas été établi d'avance, de savoir qui fait quoi. Ça, excusez le terme, mais c'est le bordel, à ce moment-là.

• (13 h 10) •

M. Châteauvert (Pierre) : Si vous permettez, à la FQM, c'est certain que le rôle du maire, dans ce genre d'événement là, est primordial. Il est supporté, et tout ça, puis il y a des choses... Mais nous, au niveau de la formation, on essaie d'en parler dans le cadre de nos activités, nos congrès, les ateliers, et tout ça, on essaie d'informer le plus de monde. Mais c'est certain qu'il va y avoir un effort de formation accru qui est nécessaire sur le territoire pour aller plus loin puis pour que ça fonctionne. Mais c'est de prévoir... il y a des événements qu'ils ont vécu, de comprendre ce qui est arrivé, puis effectivement, comme vous l'avez dit, d'améliorer en fonction de l'expérience vécue, là. Mais justement, à Vaudreuil-Soulanges, je crois qu'il y a une bonne réflexion qui est en cours dans cette région-là.

M. Bernier (Larry) : Moi, en tout cas, je trouve ça bien parce que nous autres, ma municipalité et les autres autour, on travaille beaucoup avec le ministère de la Sécurité publique. Et justement, avant-hier, j'ai suivi une formation sur quoi dire aux médias puis comment... quand on se présente, etc., puis j'ai trouvé ça très intéressant. Alors, ça, c'est très bien, tu sais. Ça, c'est au niveau de comment le maire et son équipe se préparent face à une situation qui s'en vient.

Mais là ce que je voulais aborder, moi, c'était plus trouver comment on va travailler, au moment du sinistre, entre le MSP, et les MRC, et les municipalités. Ça aussi, il faut prévoir un scénario ou des algorithmes pour dire : Bien, c'est de même qu'on va fonctionner, puis dépendant de la situation, ça va être untel puis ça va être untel. Il faut travailler là-dessus, là, je pense, sinon ça va être deux catastrophes.

Mme Nichols : Je suis d'accord avec vous. Et chaque municipalité n'a pas la même taille non plus, n'a pas le même personnel, les mêmes effectifs. Il y en a qui ont des services d'urgence comme des services de pompiers déjà bien entraînés. Il y en a d'autres que c'est des ententes intermunicipales où c'est plus compliqué, là, de déployer, là, les mesures d'urgence. Donc, oui, c'est certain qu'il faut faire un plan de prévention, je suis d'accord avec vous. Est-ce que...

Le Président (M. Bachand) : Mme la députée, le temps est écoulé, mais je vous le laisse... rapidement, oui, allez-y.

Mme Nichols : Juste par rapport aux données, les données, les réclamations, là, est-ce que vous avez vu une problématique ou est-ce que c'est venu... comme les données nominatives, là? Parce que ça réclamait au municipal, au provincial puis avec le MSP, là. Quand on parle, là, des dossiers qu'on a eu de la difficulté... parce qu'on n'était pas capables de dire... Nous autres, on disait : Dites-nous quel citoyen, on va aller le voir si on peut l'aider, mais là, ah non! on ne pouvait pas transmettre le nom de la personne, c'est confidentiel. Est-ce que vous avez eu ce genre de problème là ou, peut-être, des suggestions?

M. Châteauvert (Pierre) : C'est probablement quelque chose à étudier, mais, non, effectivement, on n'a pas étudié la question, on n'est pas...

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