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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )

Commission permanente des relations avec les citoyens
Fascicule n°48, 6 mai 2020, page 10

[...]

le gouvernement arrose le réseau à coups de millions de dollars, elles n'ouvriront pas quand même parce qu'il y a un enjeu de santé pour la responsable de service de garde en milieu familial, qui va décider de ne pas ouvrir.

Ensuite, il y a tous les enjeux pour les autres qui vont ouvrir leurs services, comment on les rémunère. Moi, je tiens quand même à dire que, depuis le début, on leur a versé la pleine rémunération. On a même compensé les contributions parentales pour elles. On va continuer de leur verser leur pleine subvention, par exemple, si elles attrapent la COVID, si leur milieu est fermé. On va leur verser aussi, même s'ils accueillent seulement la moitié des enfants, comme nous le recommande la Santé publique. Donc, on va leur verser quand même la pleine subvention.

Donc, on est là pour elles, là, je veux le dire. On a mis l'argent disponible sur la table pour nous assurer que ça se passe bien. Il y en a qui ne pourront pas ouvrir, mais ça, on n'y peut rien, c'est leur état de santé puis c'est leur condition de vulnérabilité, puis la santé, c'est la priorité. Donc, ces milieux-là, qu'on fasse ce qu'on veut, ne pourront pas ouvrir, et c'est bien correct. C'est une question de santé.

Mais là, après, la deuxième partie, c'est : Qu'est-ce qu'on fait? La députée de Joliette pose une bonne question. Il y a des milieux qui vont fermer. Il va falloir conjuguer avec ça. Il va falloir essayer de trouver des solutions. En même temps, on ne fera pas de miracle. Je le répète, ça ne sera pas parfait. Des places, on ne peut pas en inventer en claquant des doigts. Quand il y a des milieux qui ferment, ça veut dire qu'il y a des parents qui perdent les places pour leurs enfants. Donc, on peut être créatifs. On va tenter de l'être.

Et, sur le point précis, l'exemple précis que soulève la députée de Joliette, je vous avoue que ça me surprend. Donc, je l'invite à communiquer avec moi. Elle a mes coordonnées pour m'envoyer ça. Puis je pourrai faire le suivi approprié. Parce que, s'il y a bien une chose, une seule chose qu'on veut prioriser, c'est que les travailleurs du réseau de la santé, je parle des travailleurs du réseau de la santé précisément, bien, puissent aller travailler la tête tranquille. Donc, s'ils ont perdu leur place en raison de la fermeture d'un milieu familial, qu'ils communiquent avec nous. On est en train de préparer une solution de rechange pour elles, qu'on ne publicisera peut-être pas de façon importante parce qu'on veut vraiment conserver cette solution-là pour les travailleurs du réseau de la santé.

La Présidente (Mme Chassé) : Merci, M. le ministre. Mme la députée de Joliette.

Mme Hivon : Alors, bien, je pense que le ministre peut comprendre pourquoi c'est un cas qui peut tout à fait arriver, comme c'est le cas pour plusieurs travailleuses dans ma circonscription. C'est qu'en ce moment elles avaient accès à des services de garde d'urgence. À partir de lundi prochain, et pour Montréal et les environs, le 18, tout le monde doit retourner dans son service de garde habituel, y compris les travailleuses du réseau de la santé et les travailleuses essentielles. Et donc ça veut dire que, si leur service habituel ne rouvre pas parce qu'on est dans le cas des 3 900, notamment, milieux familiaux qui ne rouvriront pas, bien, elles n'ont pas de place.

Alors, je veux bien comprendre. À la suite de ma question, je demande au ministre : Est-ce qu'il garantit à toutes les travailleuses du réseau de la santé, dont on a tellement besoin en ce moment, une place en service de garde à partir de lundi prochain et de la semaine suivante pour la région de Montréal?

La Présidente (Mme Chassé) : Merci, Mme la députée. M. le ministre.

M. Lacombe : Merci, Mme la Présidente. On va faire tout ce qu'on peut, au ministère de la Famille. Je ferai tout ce que je peux, comme ministre de la Famille, pour qu'on puisse trouver une place à tous les enfants des parents qui travaillent dans le réseau de la santé. C'est ce que je peux vous dire aujourd'hui.

En même temps, je veux quand même amener une précision au sujet du chiffre que nous partage la députée de Joliette, 3 900 milieux familiaux qui pourraient ne pas rouvrir. Je veux quand même nous dire, là, d'être prudents avec ce chiffre-là. Ce n'est pas un chiffre officiel. C'est une approximation. C'est une estimation qui a été extrapolée à partir de données qui ont été recueillies par un syndicat. Donc, ce n'est pas du tout des données gouvernementales. Je vous dirais que ce n'est pas des données non plus qui sont fiables à 100 %, là, de la part du syndicat, qui n'est pas de mauvaise foi, qui ne veut pas induire les gens en erreur, mais qui fait des extrapolations.

Donc, je pense que l'idée, là, c'est de ne pas faire paniquer les parents et de leur dire : Si vous avez un enjeu parce que votre milieu ferme, téléphonez à La Place 0-5. Ça ne sera pas parfait. Ça ne veut pas dire que vous allez avoir une place demain matin. Mais on est capables, dans certains milieux comme les garderies non subventionnées, de trouver de la place. Puis on serait capables peut-être de réaménager certaines choses. Donc, on va être créatifs. C'est ce qu'on peut faire. Et j'ai envie de vous dire, là, que la seule chose qu'on peut faire, c'est de faire de notre mieux, et c'est ce qu'on va faire pour les prochaines semaines et les prochains mois.

La Présidente (Mme Chassé) : Merci, M. le ministre. Mme la députée de Joliette, allez-y.

• (10 h 20) •

Mme Hivon : M. le ministre, j'entends toute votre bonne foi. Je vous demande formellement... Je vous demande de prendre l'engagement formel qu'il n'y a pas une travailleuse du réseau de la santé qui va arrêter de prêter main-forte au moment où on a le plus besoin d'elle parce qu'elle n'aura pas de place en service de garde la semaine prochaine. Je vous demande un engagement formel à cet égard-là. Je pense que, s'il y en a un qui doit être pris, c'est celui-là. Quand on entend les cris, répétés, du coeur du premier ministre et de toute l'équipe gouvernementale à chaque jour pour avoir plus de monde, ça serait un non-sens complètement hallucinant de ne pas garantir des places comme on l'a fait depuis le début de la crise avec les services de garde d'urgence. Donc, j'espère entendre cet engagement-là d'ici la fin de la commission, un engagement formel.

[...]
 

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