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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )

Commission permanente des relations avec les citoyens
Fascicule n°48, 6 mai 2020, page 13

[...]

La Présidente (Mme Chassé) : M. le ministre.

• (10 h 30) •

M. Lacombe : Merci, Mme la Présidente. D'abord, deux choses. On entend des gens qui nous disent : Comment ça se fait que les CPE, les garderies n'ont pas déjà l'équipement? J'ai envie de répondre à ces gens-là : C'est un peu comme si vous avez le chemin Montréal-Gatineau à faire, ça prend deux heures, 2 h 30 min, peut-être, tout dépendant où vous allez, et qu'après une heure quelqu'un vous dit : Bien, voyons, comment ça, tu n'es pas déjà rendu? Bien, parce que ça nous prend un temps, là, quand même, pour le faire. Puis on vous dit : On va arriver à destination, on va arriver à Gatineau dans l'image que je vous donne, mais il faut évidemment prendre le temps, parce qu'on aura beau rouler à 150 kilomètres-heure... et ce n'est pas recommandé, surtout pas sur l'autoroute 50, mais on va y arriver. Donc, ça, c'est la première chose.

Ensuite, j'ai donné ma parole aux syndicats hier qu'on ne fera pas de compromis sur la santé et la sécurité. Donc, si l'équipement n'est pas livré, on pourra, à ce moment-là, prendre les mesures en conséquence, mais on ne fera pas de compromis sur la santé, ça, c'est sûr.

La Présidente (Mme Chassé) : Merci. Oui, M. le député, allez-y.

M. Fortin : Très bien. Ça veut dire quoi, «prendre les mesures en conséquence»? Est-ce que ça veut dire que les services de garde ne pourront pas ouvrir lundi s'ils n'ont pas l'équipement nécessaire?

La Présidente (Mme Chassé) : M. le ministre.

M. Lacombe : Merci, Mme la Présidente. Ce que je vous dis bien clairement, et je ne pouvais pas être plus clair que ça hier avec les syndicats, c'est que, l'équipement, tout m'indique qu'il sera livré à temps. Je n'ai pas de crainte. Il n'y a rien qui m'indique que ça ne sera pas le cas. Il faut juste laisser le temps à l'équipement d'arriver, simplement.

Et, si jamais, et je ne pense pas que ça soit le cas, mais si jamais, parce que c'est ce que me demande le député de Pontiac, l'équipement n'était pas livré pour une raison hors de notre contrôle, bien, on prendra les décisions qui s'imposent à ce moment-là. Est-ce que ça veut dire prendre des mesures exceptionnelles pour être capable de leur fournir d'une autre façon? Est-ce que ça veut dire envoyer un autre CPE en renfort pour aller livrer du matériel personnellement à quelqu'un qui ne l'aurait pas reçu? Est-ce que ça veut dire retarder l'ouverture? On verra à ce moment-là, mais on ne fera pas de compromis sur la santé du personnel et des enfants, bien sûr. C'est une évidence.

La Présidente (Mme Chassé) : Merci, M. le ministre. Oui, M. le député de Pontiac, allez-y.

M. Fortin : O.K., très bien. Merci, Mme la Présidente. Vous le savez, M. le ministre, là, et ça a été publicisé énormément au cours des dernières semaines, il y a des employés et des bénévoles en CHSLD, surtout des bénévoles, qui se sont présentés, qui ont eu l'équipement nécessaire, dont ils avaient besoin, mais ils n'ont pas nécessairement eu une formation sur comment utiliser cet équipement-là.

Est-ce que vous avez prévu une formation pour les employés en service de garde sur comment mettre des gants, à quel moment ils doivent les avoir? Est-ce que c'est prévu par votre ministère?

La Présidente (Mme Chassé) : Merci. Oui, M. le ministre.

M. Lacombe : Merci, Mme la Présidente. Donc, on me dit que, dans le guide de la CNESST qui a été produit, il y a toutes les indications sur la façon dont on doit procéder avec l'équipement de protection individuelle, comme on l'appelle.

La Présidente (Mme Chassé) : Merci. Oui, M. le député, allez-y.

M. Fortin : Très bien. En fait, le ministre m'ouvre une porte, parce que j'ai passé en revue le document de la CNESST et le document de l'INSPQ, là, je crois, auquel il vient de faire référence il y a quelques instants, et il y a quelques choses qui, effectivement, sont dans le document, mais il y a quelques items qui manquent dans ces documents-là également.

Alors, j'aimerais amener le ministre, disons, sur le terrain d'un service de garde, là. Lui et moi ensemble, on va aller faire une visite, disons, dans un service de garde. Et qu'est-ce qui se passe, parce que je n'ai pas trouvé cette information-là dans les documents, qu'est-ce qui se passe s'il y a éclosion, donc, s'il y a un petit garçon, une petite fille dans une installation qui, disons, est infecté du virus, qui reçoit un test positif, ou une éducatrice, ou une propriétaire de service de garde qui est infectée par le virus?

On a vu au cours des dernières semaines, M. le ministre, des situations très différentes ou des façons de traiter la situation très différentes d'un service de garde à l'autre. Si je ne m'abuse, un CPE, à Montréal-Nord, où il y a eu une infection a fermé ses portes immédiatement, a fermé ses portes pendant 14 jours, a fait tout le désinfectage nécessaire. Et un autre service de garde pas bien, bien plus loin, qui était lié avec un CHSLD, a maintenu ses opérations, a maintenu le service de service de garde, n'a pas informé immédiatement les parents, même si une éducatrice avait été infectée par la COVID.

Alors, est-ce qu'il y a une directive très claire de votre part, M. le ministre, de la part de votre ministère, pour savoir qu'est-ce qu'on fait en cas d'éclosion?

[...]
 

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