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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )

Commission permanente des relations avec les citoyens
Fascicule n°4, 22 février 2019, page 12

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On parle d'impacts sur les CPE et on dit qu'on n'a pas analysé ça. J'invite ma collègue députée de Westmount—Saint-Louis à relire l'analyse parce qu'on en fait mention. Selon nous, il n'y aura pas d'impact général sur les centres de la petite enfance. Oui, il y aura un impact sur les garderies en milieu familial, je le concède, c'est dans l'analyse réglementaire... bien, l'analyse d'impact réglementaire, c'est ce qu'on anticipe. Maintenant, encore une fois, il y a toujours la question du choix des parents. On anticipe avec les meilleurs outils qu'on a, avec les meilleures données qu'on a. À moins que ma collègue ait de meilleurs outils à me proposer, on fait confiance au gouvernement, au ministère, aux fonctionnaires, qui travaillent très bien. Donc, on a des données avec lesquelles on travaille, il y aura des impacts, mais est-ce qu'on peut blâmer les parents? Parce qu'on parle du choix des parents, donc est-ce que ma collègue députée de Westmount—Saint-Louis blâme les parents du Québec qui vont faire le choix de retirer leurs enfants d'un milieu familial pour les envoyer en CPE ou à la prématernelle quatre ans? Parce qu'en bout de ligne nous, on n'obligera personne à faire quoi que ce soit, on va offrir un choix. Donc, je ne pense pas qu'on puisse blâmer les parents du Québec de faire un choix. Et, si pour eux c'est le meilleur choix, eh bien, ce sera le choix qu'ils feront. Nous, on continuera d'investir pour s'assurer toutefois qu'ils aient toujours un choix et que les milieux familiaux en fassent partie. Et, je le répète, compte tenu des impacts qu'on anticipe, ma porte, elle est ouverte.

Et par ailleurs je veux souligner, encore une fois... parce que ça me surprend un peu, je dois vous dire, quand j'entends ma collègue qui nous dit qu'on va nager dans les surplus de places. Moi, je suis un parent, là, de jeunes enfants et je peux vous dire que, dans mon cercle restreint, il y a beaucoup de parents de jeunes enfants, et la journée où on se retrouvera avec un surplus de places au Québec, on sera probablement bien heureux, parce que je pense qu'on est bien loin de ça. Il reste beaucoup de travail à faire, il y a notamment, et je resouligne ce chiffre-là, 156 000, 156 000 enfants au Québec qui ne sont pas dans le réseau des services de garde éducatifs à l'enfance. On anticipe aussi 16 000 enfants de plus au Québec d'ici 2023. Il y a 42 000 enfants qui sont inscrits sur le guichet unique La Place 0-5. Donc, on peut bien faire dire ce qu'on veut aux chiffres, mais je pense que, si on est de bonne foi, on peut bien se rendre compte qu'il y a beaucoup de besoins et qu'on aura besoin des services de garde éducatifs à l'enfance pour y répondre, mais aussi avec ce qu'on propose, des prématernelles quatre ans.

Je veux vous dire, quand je vous parle de mon ouverture, bon, je pourrais dire n'importe quoi, mais évidemment que je ne dis pas n'importe quoi. Ce n'est pas juste une intention d'être ouvert, c'est une réalité. J'ai fait une tournée de téléphones encore il y a quelques jours pour rassurer les associations nationales, les partenaires, leur réitérer que ma porte, elle est ouverte. Ils savent que, s'ils souhaitent me rencontrer, ma porte est ouverte. Et ça passe aussi par des gestes concrets. Bon, je viens d'en nommer quelques-uns, mais je vous nomme aussi la tenue d'un forum consacré à la petite enfance à l'initiative de l'Association québécoise des centres de la petite enfance, qui sont avec nous aujourd'hui, et je salue cette initiative-là. Donc, en tant que ministre de la Famille, je pense que c'est un signal fort que j'envoie, je salue cette initiative-là qui va nous permettre de réfléchir sur l'avenir des services qui sont offerts à nos tout-petits au Québec. Et c'est une annonce qui a été faite par M. André Lebon, qu'on connaît bien, ex-président de la Commission sur l'éducation à la petite enfance. Donc, quand je vous parle d'ouverture, ce n'est pas un voeu pieux, c'est une volonté bien réelle.

Et je veux vous dire aussi, accessibilité, qualité, bien, pour ça, ça nous prend des éducatrices formées, des éducatrices qui vont continuer de faire un travail exceptionnel. Mais on va manquer, peut-être, d'éducatrices, il faut leur donner le goût de revenir dans le réseau. Les années du précédent gouvernement ont mis à mal le réseau, peut-être qu'il y a des gens qui ont moins envie de venir y travailler, mais je veux vous dire que c'est un réseau exceptionnel. On a besoin des éducatrices et des éducateurs dans ces endroits-là, et moi, je les invite à venir avec nous.

La Présidente (Mme Chassé) : Merci. Je cède de nouveau la parole à la députée de Bellechasse.

• (11 h 20) •

Mme Lachance : Merci, Mme la Présidente. Mme la Présidente, offrir des maternelles quatre ans de façon non obligatoire dans toutes les régions du Québec constitue une initiative qui sera bénéfique pour nos tout-petits. Il faut faire confiance aux parents et leur donner le choix, ce sont eux qui connaissent le mieux les besoins de leurs enfants. C'est d'ailleurs un choix qui est fort bienvenu dans ma circonscription, Bellechasse. Je discutais avec des parents qui me faisaient part qu'ils avaient des familles qu'ils connaissent qui bénéficiaient déjà du service de maternelle quatre ans et avaient bien hâte, eux aussi, de pouvoir en profiter. D'ailleurs, on m'a même dit que plusieurs parents étaient sur la liste d'attente, qui, je vous le rappelle, compte quand même 42 000 noms d'enfants qui attendent un service de garde.

Dans le libellé de l'interpellation, on parle des impacts négatifs des promesses irréalistes du gouvernement caquiste d'implanter des maternelles quatre ans mur à mur sur le réseau des services de garde sans évaluation ni planification du gouvernement. Je vous ai parlé, tout à l'heure, de campagne de peur, Mme la Présidente, eh bien, permettez-moi de vous en dire davantage. Imaginez-vous donc, Mme la Présidente, qu'actuellement les services de garde éducatifs à l'enfance adoptent et mettent en place un programme qui s'inspire du programme éducatif du ministère de la Famille, un programme qui a été initié en 1997 sous le gouvernement du Parti québécois, mis à jour en 2007 sous les libéraux, et qui se poursuit encore aujourd'hui, et se poursuivra sous un gouvernement caquiste. On parle ici de planification à long terme, depuis plus de 20 ans, une planification transpartisane que notre gouvernement poursuit encore. Ce programme éducatif trace l'orientation en matière d'éducation à la petite enfance et vise quatre objectifs : premièrement, assurer des services de qualité; deuxièmement, outiller les membres de personnel des services de garde éducatifs à l'enfance; troisièmement, promouvoir la cohérence entre les milieux de garde; enfin, favoriser l'arrimage des interventions faites auprès des jeunes enfants et leur famille.

Le ministère de la Famille effectue présentement une révision du programme éducatif dans un souci d'une meilleure collaboration du milieu. On prévoit d'ailleurs offrir aux services de garde éducatifs à l'enfance une mise à jour du programme. Mme la Présidente, permettez-moi de souligner que c'est grâce aux représentants des associations nationales,

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