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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )

Commission spéciale sur l'exploitation sexuelle des
Fascicule n°1, 4 novembre 2019, page 28

[...]

Mme St-Pierre : Non, ce n'est pas ça que j'ai compris. Vous avez parlé d'une instance régionale qui devrait être créée.

M. McConnell (Danny) : Oui, d'accord, O.K., parfait, parce que ce travail-là, il se fait très bien. C'est juste que c'est des fois plus difficile, par le flot de travail, de pouvoir mieux travailler ensemble, plus rapidement, plus souvent. Mais, oui, effectivement, ce lien-là à l'interne, il est à développer. On le développe présentement. On travaille avec les partenaires, comme j'ai mentionné : CALACS, CAVAC, etc., IRIS Estrie, tout ça. Mais, oui, effectivement, la communication est bonne, est très bonne même. Je ne suis pas sûr que je saisis tout à fait votre question, par exemple.

Mme St-Pierre : Bien, j'ai pris en note... Je ne veux pas m'étendre là-dessus parce que j'ai... Vous avez parlé de la création comme d'un groupe de travail, une escouade régionale.

M. McConnell (Danny) : Oui, c'est ça, pour soutenir les victimes tout au long du processus judiciaire. Oui, exactement.

Mme St-Pierre : D'accord. Ça, ça n'existe pas?

M. McConnell (Danny) : Oui, oui, ça existe, ça. Ça existe très bien.

Mme St-Pierre : Ça existe? Ah bon! D'accord. J'avais compris que ça n'existait pas. O.K.

M. McConnell (Danny) : On ne s'est pas bien entendus, oui. Et, oui, effectivement, le chien de soutien émotionnel est, pour nous, une porte d'entrée évidente qui nous aide beaucoup non seulement à obtenir des versions, suite à des entrevues cognitives, pour développer puis pouvoir procéder à des arrestations, mais tout aussi pour accompagner tout au long du processus judiciaire. Alors, pour nous, c'est un avantage marqué, oui.

Mme St-Pierre : Et vous avez décidé d'utiliser cette méthode-là parce que vous l'avez intuitivement imaginé ou vous êtes allés chercher cette technique-là quelque part?

M. McConnell (Danny) : Non, non, ce qui est arrivé ici, c'est que, par les deux enquêteurs qui m'accompagnent aujourd'hui... C'est par pure volonté, l'intérêt marqué de vouloir aider ces victimes-là de par des programmes qui existent déjà, comme Les Survivantes. Ça, c'est quelque chose qu'on a importé chez nous, qu'on essaie de travailler le mieux possible. Mais, aussi, dans la façon de faire... Comme je vous disais, la distribution de cartes d'affaires, de laisser un numéro de téléphone 24 heures, de pouvoir créer cette proximité-là puis de garder cette proximité-là non seulement pendant l'événement, ou en amont, ou en prévention de ça, c'est quelque chose qu'on a mis en place à Sherbrooke. C'est possible que ça existe ailleurs, je n'ai pas cette information-là. Mais on est bien ouverts à le partager. C'est quelque chose qui fonctionne très bien. Dans le milieu où on vit, je ne sais pas, à grande échelle, si, à Montréal, ou à Laval, ou ailleurs, c'est possible, ou à Québec, mais, chez nous, ça fonctionne très bien. Alors, ça sera de voir si on peut travailler de ce côté-là.

Mme St-Pierre : Pour ce qui est de l'Association des directeurs et votre commentaire sur les mécanismes...

M. Deramond (Didier) : Oui, tout à fait, au niveau des ratés, ça aussi, de façon très générale, globalement, c'est tout ce qu'on a pu en voir et entendre dans les médias, là, tous les cas d'espèce des fugueuses à répétition, les centres jeunesse, le phénomène de la porte ouverte. D'ailleurs, il y en a... Je comprends, au niveau de la protection, là, j'étais dans la salle tout à l'heure, lorsque... les gens qui faisaient état de la recherche à Sherbrooke, là, effectivement, il y a toujours des paradigmes au niveau de la protection. Mais en même temps le travail devient très, très, très, complexe parce que ces jeunes-là sont placés. Du moins, on tente de leur venir en aide. Il y a des portes ouvertes, là. On a des exemples concrets, que ce soit à la ville de Montréal ou ailleurs, là. Alors, ils sortent pendant certaines parties de la journée, là, ils peuvent sortir puis aller faire des clients, quand bien même qu'ils sont placés dans les centres jeunesse. On sait très bien que les gens recrutent alentour, nos proxénètes recrutent alentour des centres jeunesse aussi.

Donc, il y a des mécanismes de protection qui sont en place, mais il y a quand même des ratés. Alors, c'est pour ça qu'on l'a mentionné à travers le mémoire.

Mme St-Pierre : Et ces mécanismes de protection là devraient être plus sévères, selon vous?

• (16 h 50) •

M. McConnell (Danny) : Bien, pas nécessairement sévères. Ce n'est pas la sévérité, là, c'est... Bien sûr, il faut travailler sur plusieurs axes, là. On en a parlé, l'axe client, l'axe social, c'est tout à fait ça qu'il faut travailler. Mais il y a des modèles qui sont existants, on ne vous en a pas parlé aujourd'hui, là, mais des modèles, des hubs, là, le «hub model», des modèles de collaboration multisectorielle qui sont existants dans le cadre de la santé, de la santé mentale, les problématiques de santé mentale, dans d'autres problématiques aussi, au niveau de la criminalité chez nos jeunes. Et on devrait prendre exemple là-dessus et s'assurer aussi que la législation est adaptée à ces modèles, parce qu'un des enjeux que l'on a à mettre en place, ces modèles comme ça, et notre président en a parlé, de l'association, effectivement, c'est la loi à l'accès à l'information, c'est la confidentialité qu'on associe... Du moins, je ne sais pas si on l'associe correctement ou c'est une interprétation qui est faite à travers le temps, mais on aurait avantage à mettre des modèles en place de collaboration multisectorielle avec vraiment des outils qui soient adaptés aux besoins de nos victimes.

[...]
 

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