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42-1 (27 novembre 2018 - )


Québec (région)
Lien interrives - 123-4 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°4, 30 novembre 2018, pages 123-124

[...]

M. Jonatan Julien

M. Julien : Oui, merci, M. le Président. Écoutez, on est allés justement, il y a quelques semaines, deux semaines, le premier ministre et moi, à Boston, et, dans le message de notre gouvernement... Notre message est très clair, il est très simple, même, et, de toute évidence, il est responsable : on veut travailler sur l'exportation des surplus énergétiques.

On le constate, on le voit, quand on se projette dans les 15 et 20 prochaines années, ce surplus existe, il est tangible. Et par la suite on pourra parler de développement à partir du moment où est-ce qu'on aura bénéficié de l'ensemble de nos surplus.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le député de Laval-des-Rapides.

M. Saul Polo

M. Polo : M. le Président, les Québécois sont fiers d'être reconnus partout dans le monde comme des bâtisseurs. Les Québécois sont fiers d'avoir l'expertise et ce savoir-faire qui fait l'envie de beaucoup. Par contre, les travailleurs dans ce domaine aujourd'hui sont inquiets quand ils entendent dire le premier ministre qu'il est prêt à fournir des emplois à des travailleurs ontariens sur des chantiers au Québec. C'est encore plus inquiétant quand le directeur général de la FTQ-Construction me dit personnellement qu'il n'y a pas de pénurie de main-d'oeuvre dans son domaine.

Alors, qu'est-ce qu'attend le ministre de l'Énergie pour nous présenter son plan?

Le Président : M. le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles.

M. Jonatan Julien

M. Julien : M. le Président, notre plan est très clair, puis je le réitère, je le réitère encore une fois, nous allons faire en sorte que les surplus actuellement, les surplus énergétiques du Québec, soient bonifiés pour donner de l'argent au Québec. Actuellement, c'est ce qu'on travaille. Par la suite, on pourra envisager du développement.

Alors, le projet Apuiat, 1,6 milliard, totalement irresponsable en perspective de surplus. Et, à partir du moment où on aura écoulé le surplus, le premier projet énergétique du Québec qui sera réalisé, ce sera le projet Apuiat, puisqu'on doit l'appeler Apuiat, et on en a convenu avec des communautés innues.

Le Président : Question principale, je reconnais le député de Jean-Lesage.

Troisième lien entre Québec et Lévis

M. Sol Zanetti

M. Zanetti : Merci, M. le Président. Alors, M. le Président, j'aimerais d'abord féliciter le ministre des Transports pour sa nomination. Et je vais émettre un souhait, je vais en profiter, et ce sera le souhait qu'il écoute davantage les urbanistes de son ministère que certaines radios privées de Québec dont l'intérêt idéologique pour les projets d'asphalte en général dépasse les limites du bon sens.

Dans son discours d'ouverture, M. le premier ministre nous a servi un bel oxymore politique en affirmant qu'un éventuel troisième lien entre Québec et Lévis serait un projet de développement durable. Selon certains experts toutefois, le troisième lien viendrait annuler complètement les gains en fluidité du transport engendrés par le réseau de tramway structurant.

J'aimerais que le ministre des Transports nous dise quel est l'avantage pour les contribuables de l'ensemble du Québec de dépenser 3,5 milliards pour un projet structurant de transport collectif et, d'un autre côté, plus de 4 milliards pour un troisième lien, deux projets dont les effets vont s'annuler.

• (10 h 40) •

Le Président : M. le ministre des Transports.

M. François Bonnardel

M. Bonnardel : M. le Président, je regarde la composition de cette Chambre, le 1er octobre dernier, je pense qu'on a eu un mandat fort de la population. 70 %, 80 % des gens de Québec et de Lévis sont pour ce troisième lien. Il y a eu de l'improvisation pendant deux ans du côté du Parti libéral, où on a étudié différents corridors, on n'a pas nommé de directeur de projet. J'ai nommé un directeur de projet, Frédéric Pellerin, j'ai mandaté le bureau de projet d'étudier le corridor à l'est.

Maintenant, le député de Jean-Lesage a dit une chose : Ce troisième lien, même s'il se bâtit, peu importe s'il passe seulement du transport en commun, par idéologie et par principe, je n'en veux pas. Il devrait faire une chose : comme le chef du Parti québécois, soyez résigné parce qu'il y en aura un, troisième lien.

Le Président : Première complémentaire, M. le député de Jean-Lesage.

M. Sol Zanetti

M. Zanetti : Alors, je constate, et tous mes collègues ici pourront constater le fait que le ministre des Transports n'est pas capable d'avancer un seul avantage au gaspillage de fonds publics que représentera le troisième lien et qu'il semble aussi préférer les opinions, donc, non fondées à la rigueur et à la science.

J'aimerais que le ministre me nomme trois experts... peut-être que trois, c'est beaucoup, deux experts en urbanisme qui appuient son projet colossal.

Le Président : Je prends deux secondes. On présente des tableaux didactiques, pas de photos. On connaît les règles, on les assimile. Réponse, ministre des Transports.

M. François Bonnardel

M. Bonnardel : M. le Président, la population nous a donné un mandat fort le 1er octobre dernier. J'ai mandaté le bureau de projet d'étudier le corridor à l'est, j'ai nommé un directeur de projet, M. le Président. On va livrer la marchandise. Il y aura un premier coup de pelle d'ici 2022. On travaille en collégialité aussi pour répondre des erreurs du Parti libéral pour livrer le pont de l'île d'Orléans parce qu'eux savaient très, très bien qu'il allait y avoir des retards. On va livrer la marchandise comme promis.

Le Président : Deuxième complémentaire, le député de Jean-Lesage.

M. Sol Zanetti

M. Zanetti : Alors, deux constats. D'abord, le ministre des Transports n'est pas capable de nommer des experts, même pas deux, qui sont en accord avec son projet, même pas un. Il n'amène pas d'avantages et... pour soutenir son projet d'autoroutier... de lien autoroutier, pardon. En 2016, l'étude de la Polytechnique de Montréal conclut que le coût du tunnel serait de 4 milliards, si c'était un tunnel, avec une mise en service en 2030. Le ministre fait comme si ça n'existait pas. En 2018, le bureau de projet conclut à l'inutilité d'un troisième lien à l'est. Encore une fois, le déni. Ma question...

Le Président : M. le ministre des Transports.

Une voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! M. le ministre des Transports.

M. François Bonnardel

M. Bonnardel : M. le Président, le député de Jean-Lesage peut dire ce qu'il veut. Par idéologie, lui-même, il l'a dit : Peu importe s'il passait seulement des bus, ou du covoiturage, ou du taxi, je n'en veux pas, moi, de troisième lien. Ça, c'est son idéologie, c'est un parti et un député antiautomobilistes. On a eu une promesse, on va la représenter, on va la livrer, puis il y aura un troisième lien, d'ici 2022, un premier coup de pelle.

Le Président : Mme la députée de Joliette, pour votre principale, s'il vous plaît.

Avenir du réseau des centres de la petite enfance

Mme Véronique Hivon

Mme Hivon : Il y a une chose qu'on a beaucoup aimée dans le discours d'ouverture, c'est cette expression de volonté de donner à tous les enfants du Québec les moyens d'aller au bout de leur plein potentiel. Et c'est d'ailleurs précisément pour ça, animés d'audace et d'ambition...

Le Président : Je m'excuse, Mme la députée de Joliette, la question était dévolue à l'opposition officielle. Je dois aller du côté de l'opposition officielle.

Des voix : ...

Le Président : Non?

Une voix : ...

Le Président : Je m'excuse. Alors, les renseignements qui me sont donnés... Mme la députée de Joliette, poursuivez votre question.

Mme Hivon : Quelle brisure d'élan d'audace et d'ambition!

[...]
 

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