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42-1 (27 novembre 2018 - )


Assemblée nationale
Visite - Bienvenue, Jean - Ex-député - Famille - 15

Assemblée
Fascicule n°2, 28 novembre 2018, page 15

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dans un moment, dans un contexte qui était pas mal plus dramatique : La seule chose dont on doit avoir peur, c'est la peur elle-même.

To our fellow Anglo-Quebeckers, I want to say again our will to define our common future together. Your historical community is an enrichment for Québec in many regions. We are proud to protect your historical rights and we will keep on doing just that.

On doit aussi être conscients d'être les héritiers d'une riche histoire parlementaire. Dans les dernières semaines, on a malheureusement perdu trois de nos prédécesseurs : Mme Lise Payette, M. Bernard Landry et M. Jean Bienvenue. Les effets bénéfiques de leurs réalisations se font sentir encore aujourd'hui. Il y a des membres des familles qui sont ici, je veux les saluer.

Donc, Lise Payette, Bernard Landry et Jean Bienvenue peuvent nous servir d'inspiration, et je nous invite à leur rendre hommage par une minute de silence.

• (15 h 27 — 15 h 28) •

M. Legault : M. le Président, en remportant les élections le 1er octobre dernier, la CAQ a marqué l'histoire en mettant fin à 50 ans d'alternance entre les gouvernements du Parti libéral et du Parti québécois. Cette époque d'affrontements entre souverainistes et fédéralistes a marqué toute une génération. Le nouveau gouvernement prône un nationalisme rassembleur dont l'objectif est d'assurer le développement économique de la nation québécoise à l'intérieur du Canada, tout en défendant avec fierté son autonomie, sa langue, ses valeurs et sa culture.

L'arrivée du gouvernement marque un autre changement fondamental. On va mettre fin aux nominations partisanes. Cette pratique, qui a eu cours pendant des décennies, a ébranlé la confiance des Québécois. Les centaines de nominations effectuées sur la seule base de l'appartenance d'un parti politique ont démotivé les fonctionnaires de carrière et ont affaibli l'État québécois. Désormais, c'est la compétence qui devient le critère fondamental. La nomination de Mme Jacynthe Côté, ex-présidente d'Alcan, à la présidence du conseil d'administration d'Hydro-Québec illustre parfaitement ce principe. Même chose pour les dirigeants de l'UPAC, de la Sûreté du Québec et de la direction des poursuites criminelles et pénales qui vont être dorénavant nommés aux deux tiers des voix de cette Assemblée nationale. De cette façon, ses dirigeants vont avoir une indépendance pleine et entière, aussi bien dans les faits qu'en apparence. Il s'agit de mettre la méfiance derrière nous et de ramener la confiance. Ce sera d'ailleurs le projet de loi n° 1 du nouveau gouvernement.

M. le Président, aucun État moderne ne peut réussir sans une fonction publique compétente, motivée, efficace. Comme je l'ai mentionné, les nominations politiques ont miné la motivation des membres du secteur public dans les réseaux de la santé et de l'éducation. Les réformes successives, l'instabilité budgétaire ont ébranlé les professionnels. Les méthodes de gestion trop rigides, la lourdeur administrative sont démoralisantes pour les employés et nuisent à l'efficacité gouvernementale. On doit renverser cette tendance. Je suis convaincu que les employés de l'État veulent mettre leurs compétences au service des Québécois avec dévouement, avec professionnalisme. Donc, le gouvernement a la responsabilité de libérer les forces du secteur public en modernisant sa gestion — je regarde le président du Conseil du trésor — et en éliminant les lourdeurs administratives. C'est important qu'on comprenne aussi que c'est la responsabilité du gouvernement d'aller chercher l'adhésion des employés du secteur public.

• (15 h 30) •

Un autre gros changement va venir de l'approche du nouveau gouvernement. Je suis déterminé à ne pas gouverner pour les groupes de pression, que ce soit patronal, syndical ou autre. Je vais gouverner avec notre équipe, avec toute l'Assemblée nationale, pour tous les Québécois, en particulier pour les familles et les aînés. Le nouveau gouvernement, donc, ne va pas être le gouvernement d'un groupe ou d'une idéologie. Le nouveau gouvernement va être le gouvernement des Québécois, le gouvernement de... votre gouvernement, pardon.

Qu'est-ce que ça veut dire concrètement? Ça veut dire que le gouvernement doit continuellement avoir en tête de travailler pour le monde. Ça veut dire qu'en éducation on travaille pour les enfants, les élèves. Ça veut dire qu'en santé on travaille pour les malades. Et je veux inviter tous les ministres et tous les employés de l'État à être à l'écoute des besoins des gens et, en tout temps, à agir avec humanité. C'est important de le faire.

Un autre grand changement se trouve dans la composition de cette Assemblée. Il y a un élément qui tranche radicalement avec le passé. C'est le nombre sans précédent de femmes parmi nous. 53 femmes ont été élues aux dernières élections. C'est le plus grand nombre de l'histoire. On doit tous applaudir cette grande avancée. Cette longue marche vers la parité hommes-femmes est une responsabilité de tous les partis et de chacun d'entre nous. J'en profite donc pour saluer les efforts de tous chez nous; on va penser à Lise, entre autres, mais tout le monde qui nous a aidés à recruter des candidates. On a fait, de notre côté, élire 28 femmes. C'est le plus grand nombre de l'histoire pour un gouvernement. Je suis fier de ce résultat, mais, en même temps, je suis conscient du chemin qu'il reste à parcourir.

C'est aussi avec ce constat en tête que j'ai nommé un conseil des ministres composé d'un nombre égal de femmes et d'hommes. Je tenais à envoyer un signal fort à l'Assemblée nationale, à l'ensemble du gouvernement, mais aussi à toute la société québécoise. L'objectif qu'on doit poursuivre, c'est que la parité devienne tout simplement une chose normale au Québec.

Les grandes priorités du gouvernement sont claires. Je les ai répétées pendant des semaines. On n'a pas changé ces trois priorités : l'éducation, l'économie et la santé.

La première grande priorité que je vais aborder, c'est l'éducation. Pour la première fois depuis les années 60, l'éducation va être la première priorité du gouvernement. Et notre grande ambition, ce n'est rien de moins que de donner à chaque enfant tous les outils pour aller au bout de son potentiel.

Je suis convaincu que, tous partis confondus, on peut partager cette noble ambition. Évidemment, on va avoir des débats sur les moyens à prendre, mais je nous invite à ne pas perdre de vue l'objectif. L'éducation, c'est l'avenir de la nation québécoise. C'est par l'éducation que le Québec a fait son rattrapage dans les années 60. C'est par l'éducation qu'on va relever d'abord les défis qui nous attendent dans les prochaines années.

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