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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Services publics
Investissement - 158-9 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°5, 4 décembre 2018, pages 158-159

[...]

M. Legault : Je pense que les solutions sont connues. Les solutions sont connues, il faut mieux choisir les nouveaux arrivants en fonction des besoins des entreprises, de façon très précise dans chacune des régions du Québec. J'entendais encore le maire de Québec dire : Ça ne va pas assez vite. Il y a des entreprises qui ont identifié du personnel à l'étranger, mais c'est beaucoup trop long pour les amener au Québec.

Donc, il faut changer l'approche en immigration, changer l'approche en éducation, changer l'approche avec les aînés. C'est ce que le gouvernement de la CAQ va faire.

Le Président : Je reconnais le député de Robert-Baldwin.

Investissement dans les services publics

M. Carlos J. Leitão

M. Leitão : Merci, M. le Président. Alors, en campagne électorale, la CAQ a fait plein de promesses souvent mal estimées. Il n'est pas surprenant, donc, que les attentes étaient très élevées. De plus, l'économie du Québec fonctionne à plein régime, et nous avons laissé les finances publiques en très bon état, incluant des surplus considérables. Si nous combinons les attentes élevées et les surplus considérables, tout le monde s'attendait à voir un bon nombre de promesses électorales se réaliser. Malheureusement, rien de ça dans la mise à jour, M. le Président.

Ce qu'on y trouve, c'est important, un allègement fiscal pour les entreprises, et je vous félicite, on avait parlé de ça la semaine dernière, mais rien, absolument rien pour les services, M. le Président.

Alors, M. le ministre, pourquoi laisser de côté ceux et celles qui reçoivent des services publics?

Le Président : Réponse, M. le ministre des Finances.

M. Eric Girard

M. Girard (Groulx) : Merci, M. le Président. Merci au député de Robert-Baldwin de me donner l'occasion de parler du point.

Ce que nous avons fait, c'est ce que nous avions dit. Nous avons amorcé la... Nous avons commencé à redonner de l'argent aux contribuables, et ça, c'est très important, 1,7 milliard de dollars. Et nous avons également investi dans les... favorisé l'investissement des entreprises, et ça, c'était très important également pour la compétitivité du Québec et générer des investissements qui aideront également pour la pénurie de la main-d'oeuvre.

Quant aux services, nous avons déjà un accroissement des dépenses de 5 % qui est prévu cette année, et, à date, d'après ce qu'on voit dans les comptes publics, c'est que le niveau de dépenses avoisine plutôt 4 %. Alors, mes collègues récemment élus vont établir les priorités, et c'est dans le prochain budget que nous allons aider au niveau des services. Et nous voulons tout faire, mais nous avons un plan sur quatre ans, qui est progressif. Et, oui, nous voulons réinvestir en éducation et en santé, mais ça devra être fait avec les bonnes priorités, progressivement.

Le Président : M. le député, première complémentaire, de Robert-Baldwin.

M. Carlos J. Leitão

M. Leitão : Merci, M. le Président. Mais, M. le ministre, c'est maintenant, c'est maintenant qu'il fallait agir. C'est maintenant que nous avons les moyens. N'oublions pas que...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît!

M. Leitão : ...tout est possible maintenant parce que nous avons remis la maison en ordre et nous avons insufflé un nouvel élan économique au Québec. Vous avez eu une excellente occasion de passer de la parole aux actes.

M. le ministre, pourquoi attendre au budget quand les ressources sont disponibles maintenant?

Le Président : Je vous rappelle que vous devez vous adresser à la présidence. M. le ministre des Finances.

M. Eric Girard

M. Girard (Groulx) : Merci. Dans les faits, pour l'année 2019-2020, ce que nous prévoyons, c'est l'équilibre budgétaire. Alors, ce que le député mentionne, oui, nous avons une marge de manoeuvre actuellement, mais nous sommes élus pour quatre ans et nous voulons faire les choses progressivement. Et c'est certain qu'il est prudent... ça fait partie de la saine gestion des finances publiques de se garder une marge de manoeuvre pour les prochaines années. Et, soit dit en passant, pour 2019-2020, l'estimé pour les finances publiques, présentement, c'est l'équilibre.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le député de Robert-Baldwin.

M. Carlos J. Leitão

M. Leitão : Bien, alors, on verra. C'est ça. Tout comme le discours inaugural, pas un mot, dans la mise à jour, concernant la santé et l'éducation, rien non plus pour les municipalités, les enjeux sociaux, les agriculteurs, les proches aidants, le maintien à domicile, et j'en passe.

Alors, M. le ministre, est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi vous avez abandonné ces secteurs tous aussi importants les uns que les autres?

Le Président : Je rappelle encore une fois qu'on s'adresse à la présidence, s'il vous plaît. C'est une règle qu'on connaît bien. M. le ministre des Finances.

M. Eric Girard

M. Girard (Groulx) : Gouverner, c'est prioriser. Nous avons choisi de redonner de l'argent aux contribuables, c'était notre promesse principale, c'est ce que nous faisons. Nous aidons à la compétitivité des entreprises pour créer de la richesse, et ça, c'est au bénéfice de tous. Et les dépenses en santé et éducation augmentent déjà de 5 % cette année, il est prévu. Or, nous donnons le temps aux ministres de prioriser. Santé et services sociaux, c'est 42 milliards; éducation, 23 milliards. On leur donne quelques semaines pour prioriser. Dans le budget, il y aura des actions concrètes.

Le Président : Je reconnais la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.

Orientations gouvernementales en matière d'immigration

Mme Dominique Anglade

Mme Anglade : Merci, M. le Président. Alors, lors de la dernière campagne électorale, la CAQ avait proposé de réduire le nombre d'immigrants, les faisant passer de 50 000 à 40 000. Basé sur quelle étude, sur quelle analyse? Ça, on ne l'a jamais su. Et ensuite ils ont décidé... Quand on leur a parlé de diminution, que ça allait affecter les travailleurs économiques, les réunifications familiales, les réfugiés, le premier ministre a d'abord été hésitant avant de répondre que c'étaient toutes les catégories de manière proportionnelle. Basé sur quelle étude, sur quelle analyse? Encore une fois, on ne le sait pas. Et aujourd'hui on nous propose de diminuer de manière importante la catégorie des travailleurs économiques. La seule chose qui semble claire du côté de la CAQ, c'est qu'on utilise un chiffre arbitraire qui est soutenu par une idéologie.

Alors, ma question est simple pour le ministre de l'Immigration : Comment peut-il proposer un tel plan, alors que le Québec nage en pénurie de main-d'oeuvre?

Le Président : M. le ministre de l'Immigration.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : M. le Président, je remercie la collègue pour sa question, parce qu'elle est pertinente, relativement à la pénurie de main-d'oeuvre. C'est une réalité qu'on a dans nos différentes régions du Québec, mais, cela étant dit, l'immigration n'est pas la seule façon de résoudre cette pénurie de main-d'oeuvre là.

Aujourd'hui, M. le Président, je suis vraiment, extrêmement fier de déposer le plan en matière d'immigration, qui fixe le nombre d'immigrants à 40 000 immigrants. Vous savez pourquoi, M. le Président, je suis fier? Je suis fier parce que nous, à la CAQ, on a fait le choix du succès de l'immigration. On a fait le choix de décider d'investir pour chaque personne qui fait le choix courageux de choisir le Québec, de quitter son pays d'origine et d'avoir un accueil qui est respectueux au Québec. Or, ce que j'ai constaté au cours des 15 dernières années, c'est que le Parti libéral n'a pas déployé les ressources pour s'assurer d'une bonne francisation et d'une bonne intégration.

Et vous savez, M. le Président, lorsqu'on parle d'immigration, c'est un sujet qui est profondément humain, humain parce que les gens quittent leurs pays d'origine et viennent enrichir la société québécoise. Et, nous, ce qu'on veut faire, M. le Président, c'est déployer les ressources pour que, chaque personne qui choisit le Québec, son parcours d'intégration soit couronné de succès, et de faire en sorte aussi qu'il puisse être en emploi, mais pour ça il faut s'assurer de mettre une adéquation entre la pénurie de main-d'oeuvre, les besoins du marché du travail et le profil des gens qui choisissent de venir au Québec.

Mais il y a une chose qui est sûre, M. le Président, c'est que j'espère que je vais avoir l'appui du Parti libéral dans cette démarche-là, parce que c'est trop sérieux pour être négligents comme ils l'ont fait.

Le Président : Première complémentaire, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.

Des voix : ...

• (14 h 30) •

Le Président : S'il vous plaît!

[...]
 

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