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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Aide financière
Enfant handicapé - Parent - 1683-4 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°24, 26 mars 2019, pages 1683-1684

[...]

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! S'il vous plaît! M. le leader de l'opposition officielle.

M. Proulx : M. le Président, très rapidement, je pense que vous le savez, notre règlement ne permet pas de faire ce qu'a fait le collègue. Il a posé une question très tranquille, très franche. On n'attendait qu'une réponse.

Le Président : M. le leader du gouvernement, prudence, s'il vous plaît, dans vos propos. Réponse à la question, maintenant. Veuillez poursuivre.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, c'est très tranquille également, ce que je dis, je pense que j'ai le ton approprié. Cela étant dit, j'énonce une vérité aussi.

M. le Président, ce qu'il faut dire, c'est que, le projet de loi que nous avons déposé, nous l'avons fait pour moderniser l'industrie du taxi. À l'époque où le Parti libéral était au gouvernement, il a laissé les chauffeurs dans l'incertitude. Nous, nous allons travailler avec eux pour s'assurer d'avoir une modernisation.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le député de La Pinière.

M. Gaétan Barrette

M. Barrette : Au discours inaugural, le premier ministre a dit qu'il ne serait pas arrogant et qu'il ferait preuve d'humanité. Vraiment? Alors, quand il dit, la semaine dernière, que «moi, je suis un homme d'affaires, et, en affaires, il faut prendre des risques», qui aurait bien pu mettre sur sa liste de risques qu'un gouvernement allait arbitrairement mettre à zéro la valeur des permis? Personne.

Est-ce que le premier ministre peut se lever maintenant et nous dire ce qu'il voulait dire par «humanité»?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, le Parti libéral a offert 250 millions aux 7 000 chauffeurs de taxi. Le gouvernement de la CAQ a offert le double, 500 millions. Je voudrais bien savoir, moi, le député de La Pinière, combien propose-t-il d'offrir? Est-il prêt à aller dire aux consommateurs, aux contribuables québécois qu'on va mettre plus que 500 millions de dollars? Que propose-t-il?

Le Président : Question principale, M. le chef du troisième groupe d'opposition.

Aide financière aux parents d'enfants lourdement handicapés

M. Pascal Bérubé

M. Bérubé : ...premier ministre a pu oublier les enfants lourdement handicapés et leurs familles? Il s'est engagé auprès d'eux de façon solennelle, il les a rencontrés. C'est un sujet sensible, c'est important pour l'ensemble des Québécois. Les familles ont été touchées par son engagement, et là ce qu'ils ont dit, c'est qu'ils se sentent trahis, ils ont honte d'avoir voté pour la CAQ, ils ne comprennent pas. Le premier ministre a 1 milliard de dollars pour les maternelles quatre ans, il n'a pas 22 millions pour les enfants lourdement handicapés.

Aujourd'hui, je lui demande de réparer cette erreur et d'ajouter une nouvelle page B.9 à son budget, cette semaine, où il va corriger cette erreur et rajouter 22 millions. Il peut compter sur notre collaboration, il pourrait le corriger cette semaine. C'est dans le budget que ça compte. Les parents l'écoutent. C'est très important pour les enfants.

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, j'ai été effectivement très touché par ma rencontre avec les parents d'enfants lourdement handicapés. D'ailleurs, la députée de Soulanges est une de ces parents. On s'est engagés à donner au moins 22 millions de dollars de plus à ces parents qui en ont bien besoin. Actuellement, Retraite Québec est en train d'étudier comment peut-on calculer la lourdeur du handicap de chaque enfant. Il y a 40 000 dossiers qui sont étudiés actuellement. Ce n'est pas prêt. Je peux assurer, par contre, le chef du Parti québécois : dès que le calcul sera prêt, le 22 millions et plus sera disponible. Je prends un engagement personnel : oui, ces parents vont recevoir au moins 22 millions de plus dès que le programme sera prêt.

Le Président : M. le chef du... Mme la députée de Joliette.

Mme Véronique Hivon

Mme Hivon : Moi, je m'en souviens très bien, de cette annonce, parce que le premier ministre est venu la faire dans ma région, au Camp Papillon pour enfants handicapés.

Alors, comment se fait-il que le gouvernement se dit capable de se précipiter dans des réformes aussi complexes qu'en immigration, pour le taxi, pour les maternelles quatre ans universelles, mais qu'il est incapable de mettre en place administrativement un programme quand il s'agit d'enfants handicapés? Est-ce que le ministre de la Famille peut se lever, changer la donne et dire que l'argent va être au rendez-vous dès cette année? C'est une question d'honneur.

Le Président : M. le ministre de la Famille.

M. Mathieu Lacombe

M. Lacombe : M. le Président, c'est un sujet important, et je pense que, dans ce dossier-là, on se doit de collaborer, parce que, s'il y a bien une chose que les familles nous ont dites très clairement, c'est que l'ancien programme, il est tout croche, il ne fonctionne pas, il est trop rigide, il n'est pas assez généreux. Et les familles sont d'accord avec nous qu'il faut prendre le temps, qu'il faut prendre le temps de bien faire les choses. Et on ne le fera pas de notre côté seulement, on va le faire en collaboration avec notamment L'Étoile de Pacho et puis Parents jusqu'au bout!. On le fait avec Marilyne Picard aussi, la députée de Soulanges, M. le Président. On veut s'assurer d'avoir le meilleur programme possible. On les comprend, ces familles-là, d'être impatientes, parce que le gouvernement précédent a joué avec leur patience...

Le Président : ...

M. Lacombe : ...mais maintenant on se propose de réparer les pots cassés. Ils auront chacun des dollars qu'on a promis.

Le Président : Nous ne nommons les gens que par leur titre, je vous le rappelle. Mme la députée de Joliette.

Mme Véronique Hivon

Mme Hivon : Quand le premier ministre, il a fait cette annonce, il a dit : Le programme manque d'argent et il manque de coeur. Dans son propre cadre financier, 22 millions pour cette année. Et là, s'ils ne se ressaisissent pas, c'est eux qui vont être perçus par tout le monde comme manquant de coeur. Alors, ce que je leur demande... Les parents, L'Étoile de Pacho, Parents jusqu'au bout!, Parents pour toujours, ils l'ont dit dès l'automne : Travaillez tout de suite sur le programme pour que ce soit prêt.

Comment ça se fait que ce n'est pas prêt quand c'est une question administrative? Revenez et dites : Oui, dès cette année, l'argent va être là.

Le Président : M. le ministre de la Famille.

M. Mathieu Lacombe

M. Lacombe : Retraite Québec a déjà le dossier, M. le Président. Je vous dis, là, concrètement, là, il y a une chemise sur mon bureau avec des propositions de scénario. On avance, M. le Président. On veut s'assurer que ces familles-là aient le meilleur programme possible. Et je lance l'invitation à la députée de Joliette, si elle veut s'engager avec nous, si elle veut collaborer avec nous, je lui ouvre ma porte. On pourra regarder ensemble les différents scénarios, comme on le fera aussi avec les groupes. Moi, je veux réitérer que tous les dollars qui ont été promis dans le cadre financier de la Coalition avenir Québec lors de la dernière campagne électorale seront donnés aux familles. Le premier ministre, vous l'avez entendu, en a pris un engagement personnel. Je pense qu'on ne peut pas être plus clair que ça. Et, dans l'intervalle, on verra aussi ce qu'on peut faire pour eux.

Le Président : Question principale, Mme la cheffe du deuxième groupe d'opposition.

Stratégie du gouvernement en matière de lutte
contre les changements climatiques

Mme Manon Massé

Mme Massé : Merci, M. le Président. Dans les jours précédant le budget, il y a même quelques minutes, le premier ministre nous a répété qu'il allait respecter l'ensemble de ses promesses, comme une ritournelle qui revient de façon régulière. S'il y a bien un domaine dans lequel il a absolument raison, et il l'a atteint haut la main, c'est en matière environnementale. Il n'avait aucune promesse, donc, inévitablement, dans le budget, on n'a rien retrouvé. Les Québécois et Québécoises étaient déjà inquiets face à la crise climatique, et ils ont été estomaqués, tout comme moi, de mesurer l'absence complète de volonté politique du gouvernement.

[...]
 

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