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42-1 (27 novembre 2018 - )


Services publics
Tarification - 17

Assemblée
Fascicule n°2, 28 novembre 2018, page 17

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Notre deuxième priorité, ça va être l'économie, l'économie au sens large. Vous le savez, on l'a beaucoup dit, le nombre sans précédent d'entrepreneurs, de gestionnaires, d'anciens dirigeants de grandes entreprises est à un niveau unique dans notre gouvernement. Et, je le sais, tous ces gens veulent enrichir les Québécois, enrichir le Québec. Pas parce que la richesse, c'est une fin en soi, parce que la richesse, c'est comme ça qu'on peut se donner les moyens de nos ambitions, puis on en a des grandes, ambitions.

Augmenter notre niveau de richesse, ça va nous permettre de nous offrir de meilleurs services publics dans tous les domaines : en éducation, en santé, en environnement, dans les infrastructures de transport, en culture. Et augmenter notre niveau de richesse, ça va aussi nous permettre de réduire le fardeau fiscal, qui est beaucoup trop lourd actuellement.

Là aussi, il faut avoir de l'audace. Le nouveau gouvernement est audacieux. Moi, je n'accepte pas que le niveau de richesse au Québec soit moins élevé que celui de nos voisins. J'ai la conviction qu'on est capables de mieux faire, on est capables de rattraper le niveau de richesse de nos voisins. C'est sûr que c'est un objectif à long terme. Ça va prendre quelques décennies, mais il faut commencer quelque part. Il faut se débarrasser de la péréquation, c'est une question d'autonomie, mais aussi une question de fierté.

Quand on parle d'économie au sens large, on va commencer par venir en aide aux Québécois, qui, au cours des dernières années, ont été accablés par des augmentations de taxes et de tarifs de toutes sortes. Je pense, entre autres, aux familles de la classe moyenne, je pense aussi aux retraités à bas revenus. Donc, le gouvernement, oui, va remettre de l'argent dans le portefeuille des Québécois.

• (15 h 50) •

Actuellement, et puis on l'a beaucoup entendu pendant la campagne électorale, il y a beaucoup de pères puis de mères de famille qui travaillent fort, mais qui ont de la misère à arriver à la fin du mois. Et il y a une absurdité dans le régime actuel d'allocations familiales qui fait en sorte que le soutien financier est moins important pour le deuxième, le troisième enfant et les suivants par rapport au deuxième. C'est comme si l'État considérait que ça coûte moins cher avoir un deuxième, un troisième enfant que d'avoir le premier. On va changer cette situation en créant un nouveau programme plus simple, plus logique, plus généreux, et donc les parents vont recevoir des montants plus élevés qu'à l'heure actuelle à partir du deuxième enfant. Et, je le précise, quand on parle des enfants, on parle de tous les enfants et les jeunes de moins de 18 ans. Donc, on va toucher beaucoup de parents.

Donc, on va remettre de l'argent avec les nouvelles allocations aux familles et on va aussi remettre de l'argent dans les poches des familles de la classe moyenne qui ont subi un choc fiscal avec l'augmentation subite, non annoncée, des tarifs de garde. Certains parents ont payé des milliers de dollars de plus. Pourtant, ces familles paient déjà une part importante de l'impôt sur le revenu, ce qui permet de financer les services de garde subventionnés. Donc, d'exiger de ces parents une contribution supplémentaire, c'est injuste, c'est injustifié. On ne doit pas réduire la dette de l'État en endettant les familles. Donc, le nouveau gouvernement va changer ça en abolissant cette contribution injuste et en ramenant le tarif unique des garderies subventionnées pour toutes les familles.

Les familles ont aussi subi des augmentations de taxe scolaire en moyenne de plus de 100 % au cours des 15 dernières années. L'ancien gouvernement avait amorcé un virage pour les réduire dans certaines régions où les taux étaient différents d'une commission scolaire à l'autre. Malheureusement, l'injustice perdure entre les régions. Au Saguenay—Lac-Saint-Jean et en Mauricie, par exemple, les propriétaires paient un taux de taxe scolaire trois fois plus élevé qu'ailleurs pour les mêmes services. Encore une fois, c'est injuste, injustifiable, et le nouveau gouvernement va changer ça avec un taux unique de taxe scolaire à la grandeur du Québec, le taux le plus bas. Cette importante baisse de taxe scolaire va aider les jeunes familles qui veulent acheter une maison et elle va aussi venir en aide aux retraités dont les rentes ne sont souvent pas indexées à la hausse du coût de la vie. On va donc corriger une injustice et, du même coup, on va offrir une importante baisse de taxes qui va laisser plus d'argent dans les poches des Québécois, aussi dans les économies locales.

Ça, ce sont les engagements qu'on a pris puis qu'on va respecter. Mais il y a une autre chose. L'avantage des campagnes électorales, c'est qu'on est sur le terrain, qu'on est en contact avec les Québécois. Et, au cours de la dernière campagne, j'ai beaucoup été interpelé par le cri du coeur de retraités à bas revenus. Je veux dire à ces retraités : On ne vous a pas oubliés. Le ministre des Finances travaille déjà très fort, puis on devrait avoir des bonnes nouvelles à vous annoncer très bientôt.

On a donc l'ambition de remettre plus d'argent dans les poches des Québécois. Je devrais dire laisser plus d'argent aux Québécois parce que c'est votre argent que gère le gouvernement, et on va en faire encore plus au fur et à mesure qu'on va augmenter la richesse au Québec.

Je l'ai dit tantôt, le moyen le plus puissant pour créer de la richesse, c'est l'éducation, mais il y a d'autres leviers. L'autre levier important pour créer de la richesse, c'est d'attirer plus d'investissements des entreprises au Québec. C'est avec des investissements privés qu'on va augmenter la productivité, qu'on va créer des emplois mieux payés, qu'on va créer de la richesse.

Or, au Québec, on a un déficit très important d'investissement des entreprises, et je crois que le gouvernement a un rôle à jouer pour régler ce problème. Il faut d'abord qu'on change les façons de faire au ministère de l'Économie et chez Investissement Québec. Il va falloir, encore là, faire preuve de beaucoup plus d'audace. Le ministre de l'Économie et de l'Innovation est déjà au travail pour remodeler un Investissement Québec nouveau, plus agile, plus volontaire, plus ambitieux, plus entreprenant.

On doit aussi mieux arrimer la recherche, l'innovation, l'entrepreneurship et la beauté. J'ai lancé, il y a cinq ans, l'idée du Projet Saint-Laurent, donc créer des zones d'innovation au bord de l'eau. Ces zones vont pouvoir regrouper, dans un bel environnement, un port, un pôle ferroviaire, un campus de recherche et des entreprises innovantes.

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