Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Travaux parlementaires > Journal des débats > Index du Journal des débats

Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Services professionnels
Enseignement primaire et secondaire - Personnel - Embauche - 1756

Assemblée
Fascicule n°24, 26 mars 2019, page 1756

[...]

Mme Labrie : Merci. J'ai également plusieurs questions. Je vais faire un effort de concision et je demanderais, moi aussi, au ministre de répondre de manière claire et concise sans utiliser son temps pour me parler de ce qu'ont fait les anciens gouvernements. Merci.

Donc, premièrement, le ministre a annoncé son intention de valoriser le travail des enseignants, il a réservé des sommes pour les augmentations de salaire. J'aimerais savoir ce qu'il compte faire dès les prochains mois pour réduire la précarité dans le milieu de l'éducation qui concerne 48 % des enseignants, 67 % des employés de soutien, 75 % des enseignants à la formation aux adultes. J'aimerais savoir aussi s'il est conscient que la précarité contribue à la pénurie, à l'exode des enseignants et à la diminution des inscriptions dans les programmes de formation en enseignement.

La Présidente (Mme Soucy) : Merci. M. le ministre.

M. Roberge : Bien, oui, Mme la Présidente, écoutez, les conditions de travail des enseignants, là, je suis pas mal au courant de ce que c'est. Je vous dirais, là, étant donné que j'ai fait les stages, j'ai fait de la suppléance, j'ai enseigné, j'ai eu plusieurs collègues de travail, des fois, qui ont changé. Moi, j'ai toujours enseigné à temps plein à 100 %, mais j'ai eu des collègues qui, des fois, prenaient un 80 % de tâche, et donc offraient des 20 % de tâche à des nouveaux enseignants, surtout des nouvelles enseignantes. Des fois, ça faisait bien leur affaire parce que ça leur permettait de décrocher un premier contrat qu'ils n'auraient pas eu si l'enseignant avait travaillé à temps plein. D'autres fois, par contre, ça les gardait dans la précarité parce qu'une fois qu'ils acceptaient un contrat de 20 %, bien, quand un poste s'ouvre, ils ne pouvaient pas l'accepter tout de suite. C'est quelque chose que je connais très, très, très bien, là, les conditions de travail des enseignants au primaire, au secondaire aussi. Il faut le dire qu'au secondaire, une des choses qui...

Mme Labrie : Mais en fait je veux savoir qu'est-ce que vous allez faire pour contrer la précarité.

M. Roberge : Oui, mais j'y arrive. C'est parce qu'au secondaire ce qui est un peu plus difficile, c'est que, même dans des moments où il y a des pénuries d'enseignants, il y a des enseignants qui sont précaires, qui travaillent à temps partiel parce que l'organisation du travail est faite d'une façon telle que c'est très difficile d'avoir des tâches complètes, parce que ce n'est pas une semaine du lundi au vendredi, là, c'est des semaines de neuf jours avec des cours, supposons, mardi après-midi, mercredi matin, jeudi après-midi, des horaires atypiques. Donc, quelqu'un qui dit : Bien, je fais français secondaire II et puis histoire secondaire IV dans la même école, puis la personne a une tâche, on va dire, de 70 %...

La Présidente (Mme Soucy) : Mme la députée de Sherbrooke.

Mme Labrie : Bon, à défaut d'avoir une réponse pour celle-là, dans le budget, vous mentionnez qu'il y a «des gestes qui seront posés afin d'augmenter les services de soutien professionnels et techniques aux élèves du préscolaire, du primaire, du secondaire, à l'éducation aux adultes, ainsi qu'à la formation professionnelle», je cite le budget. J'aimerais que vous nous disiez ce qui est prévu spécifiquement pour la formation professionnelle et l'éducation aux adultes, parce qu'au moment où on se parle les élèves avec des difficultés d'apprentissage, les raccrocheurs, entre autres, ont accès à très peu de soutien alors qu'ils sont vraiment très représentés dans ces programmes-là. Qu'est-ce que vous allez faire concrètement pour ces élèves-là?

La Présidente (Mme Soucy) : M. le ministre.

M. Roberge : Bien, il y a deux choses. D'abord, il y a un budget de 5 millions spécifiquement dédié à la formation professionnelle, pour un nouveau positionnement en formation professionnelle, un accompagnement pour les personnes, une reconnaissance des acquis et compétences qui peuvent raccourcir le temps de formation. Parce que, si on reconnaît déjà des acquis et des compétences, le parcours est beaucoup moins long avant de décrocher le fameux diplôme, c'est plus encourageant, puis on peut aller rapidement sur le marché du travail.

Ensuite, il y a 47 millions d'argent neuf rajouté dans le réseau, pas sur cinq ans, là, cette année, dès septembre, pour embaucher plus de 600 professionnels. Et, pour une rare fois, il est prévu qu'il y ait de ces professionnels-là qui n'aillent pas juste au préscolaire, mais qu'ils aillent en formation professionnelle et en formation générale des adultes. Et ils sont presque toujours oubliés, ces gens-là. Pourtant, certains vont en formation professionnelle, en formation générale des adultes parce qu'ils ont des difficultés. Pas tous, il y en a pour qui la formation professionnelle, c'est un plan A, c'est une carrière qui est très valorisante. D'autres fois, ils ont eu un peu de difficultés, ils se sont réorientés là. Surtout, je vous dirais, en formation générale des adultes, souvent ce sont des raccrocheurs, ils n'ont pas les services. Alors, pour une fois, on rajoute 600 professionnels et on précise qu'il y en a qui vont se rendre là.

Donc, c'est un positionnement qui est renouvelé, puis un encouragement à valoriser ces professions-là, puis un encouragement pour les gens à... Ils savent que l'aide s'en vient, là. Ça, c'est de l'espoir pour eux parce qu'ils n'en avaient pas, de l'aide.

La Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le ministre. Mme la députée de Sherbrooke.

Mme Labrie : Merci. Le budget mentionne aussi que le gouvernement bonifie l'enveloppe liée aux indices de défavorisation et en améliore la répartition. Est-ce que, concrètement, le ministre peut nous confirmer qu'il va respecter son engagement pris en décembre de maintenir l'entièreté du financement des écoles dont l'indice a été révisé? Et aussi

[...]
 

En Complément