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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Aluminerie de Bécancour inc. (compagnie)
Conflit du travail - 1914-5 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°27, 2 avril 2019, pages 1914-1915

[...]

Des voix : ...

Le Président : Encore une fois, votre silence, s'il vous plaît, pendant les réponses et les questions. Mme la députée de Verdun, la parole vous appartient.

Mme Isabelle Melançon

Mme Melançon : C'est un triste moment pour le Québec, une occasion ratée par la ministre de déposer un mémoire pour défendre la culture québécoise à Ottawa. La ministre doit saisir l'urgence d'agir et passer en mode solution. Vous en voulez une, solution? Il faut créer un fonds dédié au financement de la production cinéma et télé pour soutenir nos créateurs québécois, un fonds provenant des sommes perçues par la TVQ auprès de Netflix depuis le 1er janvier dernier.

Qu'attend la ministre pour agir?

Le Président : Mme la ministre de la Culture et des Communications.

Mme Nathalie Roy

Mme Roy : Oui. M. le Président, nous agissons. Nous agissons depuis notre arrivée. D'ailleurs, elle me parle de fonds, elle me parle d'argent. De l'argent, nous en avons ajouté, dans ce magnifique budget qui a été présenté par mon collègue le ministre des Finances, entre autres pour la protection et la valorisation de notre plateforme de diffusion. N'oubliez pas, là, qu'il y a les nôtres, là. Il y a aussi Télé-Québec et d'autres qui sont à nous. Nous avons ajouté, pour nos créateurs, pour la découvrabilité, 25 millions de dollars de plus sur cinq ans destinés justement à cette production sur les plateformes numériques qui sont les nôtres. Je vais valoriser les nôtres et continuer à parler avec nos homologues qui sont à Ottawa. Et nous sommes là. Vous pouvez compter sur moi pour défendre nos plateformes et nos créateurs, Mme la députée.

Le Président : Question principale, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.

Conflit de travail à l'Aluminerie Bécancour inc.

M. Alexandre Leduc

M. Leduc : En campagne électorale, le premier ministre nous a promis des jobs payantes. Le 15 $ l'heure, les travailleurs du taxi, oubliez ça. À la CAQ, l'important, c'étaient les vraies bonnes jobs payantes. Or, les jobs payantes ne se sont toujours pas matérialisées, M. le Président. Et aujourd'hui le premier ministre accuse les lockoutés d'ABI d'avoir des jobs trop payantes. Mais c'est drôle parce qu'on ne l'entend pas s'indigner du salaire du P.D.G. d'Alcoa, qui a fait 13 millions de dollars US cette année. Il a rencontré les deux parties hier, et on s'imagine qu'il a demandé aux deux de faire des concessions. Mais la seule chose qui en est sortie, c'est la bonne vieille habitude de la CAQ : faire la leçon aux travailleurs. Je rappelle au chef de la CAQ qu'il n'est plus P.D.G. d'Air Transat ni chef de la deuxième opposition. Il est premier ministre.

Est-ce que le premier ministre peut réparer sa gaffe et nous dire quelle concession il a demandée à ABI?

Le Président : M. le ministre de l'Emploi.

M. Jean Boulet

M. Boulet : Merci, M. le Président. Encore une fois, merci à mon collègue de s'intéresser à ce lock-out qui a été déclaré le 11 janvier 2018. Évidemment, je ne pourrai pas entrer dans les discussions qui ont eu lieu hier en présence des représentants de la partie syndicale et de la partie patronale. C'est des pourparlers qui sont totalement confidentiels, qui se sont déroulés avec beaucoup d'écoute de la part du premier ministre et de ceux qui étaient dans les salles, autant avec le syndicat que l'employeur. Il y a eu beaucoup de recherches de solution. On a eu des discussions extrêmement constructives avec les deux parties. Et mon collègue sait très bien que, dans tout processus de négociation raisonnée, les deux parties concernées doivent faire des concessions, et c'est ce que nous avons tenté de faire hier. Merci.

Le Président : Première complémentaire, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.

M. Alexandre Leduc

M. Leduc : J'ai posé une question très simple. Le premier ministre a fait la leçon aux travailleurs parce qu'il trouve qu'ils ont des trop bonnes jobs. Mais maintenant il est premier ministre et son travail est de protéger les bons emplois et défendre nos régions.

Après avoir fait publiquement la leçon aux travailleurs, le premier ministre peut-il nous dire quelle leçon il a donnée au grand boss de Pittsburgh quand il était assis devant lui?

Le Président : M. le ministre de l'Emploi.

M. Jean Boulet

M. Boulet : Merci, M. le Président. Mon collègue me donne encore l'occasion de réitérer ce que je viens de dire. Le premier ministre a toujours été préoccupé par ce dossier. En campagne électorale, il avait rencontré les parties. Il a toujours exprimé son intérêt pour les familles, les travailleurs affectés, les sous-traitants, les commerçants, l'impact sur le produit intérieur brut pour l'ensemble du Québec. Sachons que les activités d'ABI, pour l'ensemble du Québec, ça représente 500 millions de dollars. Maintenant, ce qui est dans la convention collective de travail, c'est une situation...

Le Président : En terminant.

M. Boulet : ...qui a été négociée entre les parties, et ça fait partie des faits.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.

M. Alexandre Leduc

M. Leduc : L'éléphant dans la pièce, c'est que le lock-out est subventionné par Hydro, notre société d'État. Et, pendant la campagne, le premier ministre s'était engagé à rouvrir ce contrat. Mais, sur cette question, nous avons tous pris acte de sa promesse brisée.

Est-ce que le premier ministre, dans sa rencontre d'hier, a au moins confirmé à ABI que la clause de force majeure serait retirée de la prochaine négociation de l'entente? Et, s'il ne l'a pas fait, en quoi est-il différent du stoff de junior des libéraux?

Le Président : M. le ministre de l'Emploi.

M. Jean Boulet

M. Boulet : M. le Président, tout le monde, dans cette salle, convient que ce qui se négocie doit demeurer confidentiel. On peut porter des jugements sur des contrats déjà négociés. Nous avons hérité d'un cadre contractuel qui nous a été légué par le Parti libéral, qui était au pouvoir. Ça a été négocié, renégocié, convenu entre les parties. Et ça, on doit vivre avec cette circonstance-là. Maintenant, pour l'avenir, chaque dossier sera traité à son mérite, sera négocié avec les rapports de force respectifs des deux parties. Et le premier ministre...

Le Président : En terminant.

M. Boulet : ...a, encore une fois, exprimé sa préoccupation pour le règlement de ce lock-out.

Le Président : Question principale, M. le député de Pontiac.

Tarifs de stationnement des hôpitaux

M. André Fortin

M. Fortin : Merci, M. le Président. Vous allez reconnaître ces mots : «Chaque semaine, Mme Manon Daneau reçoit des traitements contre le cancer à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont et doit payer jusqu'à 100 $ par semaine en stationnement. Ce n'est pas normal qu'une personne atteinte de cancer soit stressée par des tarifs de stationnement à l'hôpital. Elle paie autant pour une heure de stationnement [qu'elle] gagne comme salaire en une heure. Mme France Duclos, de Saint-Tite-des-Caps, doit vivre éloignée de son conjoint parce qu'elle reçoit des traitements de chimiothérapie[...] à Québec. Elle ne peut aller à l'hôpital en voiture parce que ça lui coûte trop cher en stationnement.»

Ces mots, ils sont les vôtres, comme porte-parole de la santé de la CAQ. La CAQ avait promis de réduire les frais de stationnement. Ils ont les moyens de le faire, mais il n'y a rien eu dans la mise à jour économique, rien eu dans le budget.

Je me permets donc de reprendre votre question : Qu'est-ce que la ministre de la Santé répond à toutes les Mmes Daneau et les Mmes Duclos qui souffrent du cancer et qui doivent payer de 16 $ à 24 $ par jour pour se stationner à l'hôpital?

• (14 h 50) •

Le Président : Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.

Mme Danielle McCann

Mme McCann : Bien, M. le Président, notre gouvernement est très, très sensible aux situations invoquées par mon collègue... du député de Pontiac. De plus, notre gouvernement s'est engagé à diminuer les frais de stationnement, qui ont explosé pendant la durée où le gouvernement libéral était en place.

Alors, nous, c'est sûr que c'est un engagement pour la population. Nous allons avoir, au niveau des stationnements, les deux premières heures gratuites, et, pour l'ensemble des stationnements, les frais journaliers ne dépasseront pas

[...]
 

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