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42-1 (27 novembre 2018 - )


Assemblée nationale
Présidence - Élection - Liste - 2 (d.d.)

Assemblée
Dépôt de documents
Fascicule n°1, 27 novembre 2018, page 2

[...]

Dépôt des lettres de nomination du leader et de la
leader adjointe de l'opposition officielle

J'ai également reçu de M. le chef de l'opposition officielle des lettres m'informant des nominations suivantes : M. Sébastien Proulx, député de Jean-Talon, à la fonction de leader parlementaire de l'opposition officielle, et Mme Isabelle Melançon, députée de Verdun, à la fonction de leader parlementaire adjointe de l'opposition officielle.

Alors, M. le premier ministre, je vous cède la parole.

M. Legault : M. le secrétaire général, je vous demande de procéder à l'élection d'un président, conformément aux dispositions prévues au règlement de l'Assemblée nationale.

Le Secrétaire : Merci, M. le premier ministre. Alors, l'élection d'un président est le premier geste qu'une Assemblée doit poser avant de pouvoir délibérer. En effet, le règlement de l'Assemblée prévoit que le président est élu au scrutin secret dès le début de la première séance de chaque législature. Une séance de l'Assemblée y est d'ailleurs maintenant exclusivement consacrée.

C'est le doyen de l'Assemblée nationale qui préside à l'élection du président. Le doyen est le député qui compte le plus d'ancienneté comme membre de l'Assemblée et qui n'est ni candidat à la charge de président, ni ministre, ni chef de groupe parlementaire, ni membre de la Commission de l'Assemblée. Le député qui compte le plus d'ancienneté, c'est-à-dire 16 ans, huit mois et 16 jours, comme membre de l'Assemblée est le premier ministre. Mais, comme il est premier ministre, il ne peut pas présider à l'élection du président.

Alors, pour la première fois depuis que nous avons les nouvelles règles, une femme présidera l'élection du président de l'Assemblée. Il s'agit de la députée d'Anjou—Louis-Riel, qui compte aujourd'hui 16 ans, six mois et 11 jours d'expérience parlementaire, qui présidera l'élection.

• (14 h 10) •

Et j'en profite pour souligner la présence, dans la tribune, de notre doyen de tous les temps, M. François Gendron, qui a laissé son siège.

(Applaudissements)

Dépôt de la liste des candidats à la présidence de l'Assemblée nationale

Mme Thériault : Merci, M. le secrétaire général. Donc, à la suite de la candidature qu'il a reçue dans les délais convenus, M. le secrétaire général a dressé une liste officielle. Cette liste a été transmise hier à tous les parlementaires et elle a été distribuée sur les pupitres avant le début de la présente séance. Le candidat à la charge de président est M. François Paradis, député de Lévis. Donc, je dépose ce document.

Élection du président

Et, en application des règles prévues au règlement de l'Assemblée nationale, je proclame donc élu à titre de président de l'Assemblée nationale le député de Lévis, M. François Paradis, et j'invite les chefs à aller accueillir le nouveau président.

(Applaudissements)

Allocution du président, M. François Paradis

Le Président : Merci. Merci. D'abord, je dois vous rassurer, on m'a porté, on m'a poussé, mais je n'ai pas changé d'idée. Ma résistance, pour ceux qui ne le savent pas, c'est un rappel historique aux sept présidents de la Chambre des communes d'Angleterre qui avaient été décapités, rien de moins, sur ordre du roi. Ça s'est fait entre 1399 et 1535. Évidemment, on va garder la tête froide, là, les choses ont bien changé. Si on prend plaisir à s'inspirer du passé, on n'est pas obligé de répéter ces mêmes gestes.

Mme, MM. les députés, M. le premier ministre, M. le chef de l'opposition officielle, M. le chef du deuxième groupe d'opposition, Mme la chef du troisième groupe d'opposition, je comprends qu'on vit quelque chose de spécial, là, ici aussi aujourd'hui. Merci d'être là. Mmes, MM. les députés, distingués collègues, distingués invités, je pense que je vais prendre deux secondes, je me les accorde moi-même, pour seulement saisir, très honnêtement, l'ampleur puis l'importance de ce moment-là. Ça va faire baisser un peu l'émotivité, la sensibilité.

D'abord, un merci sincère à vous tous pour la confiance que vous me témoignez. La confiance, ce n'est pas un acquis. La confiance, ça se mérite. La confiance, ça se travaille. Je ferai en sorte de ne pas vous décevoir.

Dans la vague des remerciements, je vais en profiter pour saluer les citoyens de ma circonscription, Lévis, des gens dont je suis fier. Madame, monsieur, merci de me permettre de continuer à être votre député, votre représentant pour un deuxième mandat. Et je lève les yeux dans la tribune pour saluer M. le maire de Lévis, M. Lehouillier, sa compagne. Merci d'être là, M. Lehouillier.

Mes prochains mots seront pour ma conjointe, Brigitte. Je l'ai pratiqué, je voulais me vider du trop-plein de larmes, mais je suis un être sensible. Merci, Brigitte. Si je ne te regarde pas, c'est parce que ça ne va rien que me donner une chance,

[...]
 

En Complément