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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Aide financière
Enfant handicapé - Parent - 2361-2 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°34, 17 avril 2019, pages 2361-2362

[...]

M. Nadeau-Dubois : Appelons ça, d'abord, une réponse décevante.

Et j'ai une question : Qu'est-ce que les ministres de la CAQ mettent dans leur café pour devenir aussi mous en matière d'éthique? Où est passée la tolérance zéro du premier ministre?

Le Président : Réponse du ministre des Finances. Encore une fois, prudence, M. le leader du deuxième groupe d'opposition, dans les propos que vous tenez. Deux fois que je vous le dis également. M. le ministre des Finances, votre réponse, s'il vous plaît.

M. Eric Girard

M. Girard (Groulx) : Bien, M. le Président, je veux rassurer tout le monde, l'éthique, c'est extrêmement important. Et l'éthique des marchés financiers, c'est fondamental. La différence entre le député... C'est quoi, son comté?

Une voix : ...

M. Girard (Groulx) : Merci. La différence entre le député de Gouin et moi, c'est que je n'ai pas l'intention de paniquer parce qu'il y a une nouvelle dans un journal. On a des institutions, je travaille avec ces institutions. Le conseil consultatif de l'AMF est composé de gens compétents. Ils ont décidé d'utiliser des ressources externes, je salue cette initiative. J'attends leur rapport et je n'ai pas l'intention de paniquer parce qu'il y a une nouvelle dans un journal.

Le Président : Question principale, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.

Aide financière aux parents d'enfants lourdement handicapés

Mme Jennifer Maccarone

Mme Maccarone : Merci, M. le Président. Le 20 mars, je me suis levée pour rappeler au ministre de la Famille l'engagement de son gouvernement d'octroyer 22 millions de dollars de plus par année, dès cette année, pour les familles avec des enfants lourdement handicapés. Le ministre m'a dit de ne pas m'inquiéter.

Le lendemain, jour du budget, onde de choc pour ces familles qui, selon leurs mots, se sentent trahies par le gouvernement. Rien pour eux dans le budget, pas une cent de plus. Pourtant, c'était clair : 22 millions de dollars par année. C'est même dans leur cadre financier. La question que tout le monde se pose, c'est : Qu'est-ce qui a bien pu se passer pour oublier un engagement si important pour le premier ministre?

En fin de semaine, on a compris un peu plus. Dans un article du Devoir, la députée de Soulanges a expliqué candidement qu'il y a eu «comme une bisbille».

M. le Président, est-ce que la députée de Soulanges peut nous expliquer quelle bisbille peut justifier le fait d'avoir abandonné les familles avec des enfants lourdement handicapés?

Le Président : M. le ministre de la Famille.

M. Mathieu Lacombe

M. Lacombe : Merci, M. le Président. D'abord, je vous rassure, on travaille en équipe, on travaille en équipe pour régler ce dossier-là rapidement. Donc, je réponds à ma collègue députée de Westmount—Saint-Louis que le travail, il est déjà très avancé, qu'on a mis les bouchées doubles. Parce que vous savez, dans ce dossier-là, on avait le souci, on a toujours le souci de bien faire les choses. J'ai déjà eu l'occasion d'exprimer ça ici. On souhaitait faire un programme beaucoup plus efficace que ce qui existait déjà parce que ce qui existait déjà a été dessiné sur le coin d'une table. Et les parents eux-mêmes reconnaissent...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! M. le député.

M. Lacombe : ...reconnaissent que le programme doit être amélioré, et c'est ce qu'on s'est engagés à faire.

Par contre, on a aussi compris, et je pense que ça a été très clair, que l'urgence est un facteur très important pour ces familles-là. On est à l'écoute, on travaille en équipe là-dessus, notamment avec la députée de Soulanges, pour s'assurer qu'on aura non seulement le meilleur programme possible, mais qu'on aura aussi ce programme-là dans les plus brefs délais.

Et je réitère ce que j'ai moi-même dit, ce que le premier ministre a dit : Toutes les sommes qu'on a promises, tout l'argent qui était prévu à notre cadre financier sera remis aux familles.

Le Président : Première complémentaire, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis. Faites attention à vos propos, s'il vous plaît, je les entends très bien. J'aimerais aussi entendre et les questions et les réponses.

Mme Jennifer Maccarone

Mme Maccarone : Sera remis, M. le Président, mais pas cette année, l'année prochaine. Lundi, le ministre de la Famille a déplacé à la dernière minute une rencontre, alors que les familles des enfants lourdement handicapés étaient déjà sur place. Le 2 avril, c'était la ministre responsable des Aînés qui a annulé une rencontre et le ministre de la Famille, lui, il n'a rien à son agenda.

M. le Président, maintenant qu'on sait que le gouvernement n'a pas choisi d'aider ces familles cette année, c'est qui qui pourront... pourront-elles se compter?

Le Président : M. le ministre de la Famille.

M. Mathieu Lacombe

M. Lacombe : M. le Président, quand je rencontre ces familles-là, vous savez ce qu'elles me disent? C'est qu'elles sont déçues, elles sont déçues de ce qui a été mis sur la table par le précédent gouvernement, et ça, ça les a mis dans le trouble, parce que le programme, il est mal construit. Le programme, il est tout croche, et là maintenant nous, on doit réparer les pots cassés. Et ce n'est pas parce que c'est difficile qu'on ne le fera pas...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît!

M. Lacombe : Donc, on va le faire...

Des voix : ...

Le Président : Il reste un peu de temps, silence, quelques secondes à la période des questions. M. le ministre de la Famille, continuez.

M. Lacombe : On va le faire et on va le faire de la bonne façon. Et vous savez quoi? Ce que je réponds à ma collègue...

Une voix : ...

• (10 h 50) •

Le Président : M. le député.

M. Lacombe : ...députée de Westmount—Saint-Louis, c'est que ce ne sera pas l'année prochaine, ce sera cette année. C'est l'engagement qu'on a pris, et vous allez voir que ça va se faire rapidement.

Le Président : Cela...

Une voix : ...

Le Président : M. le député, je vous rappelle simplement et je vous entends très bien, faites attention aux propos que vous dites, je les entends clairement, s'il vous plaît.

Cela met fin à la période de questions et de réponses orales. Merci à tous.

Motions sans préavis

Le Vice-Président (M. Picard) : Comme il n'y a pas de vote reporté, nous allons passer à la rubrique Motions sans préavis. En fonction de nos règles et de l'ordre de présentation des motions sans préavis, je reconnais maintenant un membre du groupe formant l'opposition officielle. M. le chef de l'opposition officielle.

Rendre hommage à M. André Bureau et saluer sa contribution
au domaine des médias et des télécommunications

M. Arcand : Merci, M. le Président. Je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion suivante conjointement avec la ministre de la Culture et des Communications, la députée de Taschereau, la députée de Gaspé, le député de Chomedey et la députée de Marie-Victorin :

«Que l'Assemblée nationale rende hommage à M. André Bureau, décédé le 12 avril [dernier];

«Qu'elle salue la contribution exceptionnelle de M. André Bureau au domaine des médias et à l'industrie des [communications]; et

«Que les membres de cette Assemblée observent une minute de silence en sa mémoire.»

Le Vice-Président (M. Picard) : Merci. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion? M. le leader.

[...]
 

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