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42-1 (27 novembre 2018 - )


Solidarité
Inondation - Victime - Motion - 2398-401

Assemblée
Fascicule n°36, 30 avril 2019, pages 2398-2401

[...]

(Reprise à 14 h 5)

Le Président : Mmes et MM. les députés, d'abord, bon retour, bon mardi. Nous allons nous recueillir quelques instants, et je vous demande d'avoir une pensée spéciale pour nos concitoyens et concitoyennes qui sont aux prises avec les inondations actuellement. Pensons à elles et à eux.

Je vous remercie. Veuillez vous asseoir.

Présence de M. André Boulerice, ex-parlementaire
de l'Assemblée nationale

J'ai le plaisir de souligner la présence, dans les tribunes, de M. André Boulerice, ancien député de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Présence de M. Lawrence S. Bergman, ex-parlementaire
de l'Assemblée nationale

Je souligne également la présence de M. Lawrence Bergman, ancien député de D'Arcy-McGee.

M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : Oui, M. le Président. Compte tenu de la situation actuelle, je vous demanderais de reconnaître le premier ministre du Québec afin de lui permettre de déposer une motion à ce moment-ci de la séance, suite à une entente avec les leaders et les députés indépendants. Merci.

Le Président : Y a-t-il consentement pour procéder de la sorte? Consentement. Je cède donc la parole au premier ministre.

Motion proposant que l'Assemblée exprime sa solidarité et son soutien envers les personnes
affectées par les conséquences de la crue printanière au Québec, qu'elle remercie tous
ceux qui viennent en aide aux sinistrés et qu'elle souligne l'entraide, la solidarité
et la résilience du peuple québécois dans les moments difficiles

M. François Legault

M. Legault : Oui. M. le Président, je demande le consentement de la Chambre pour déposer la motion suivante conjointement avec le chef de l'opposition officielle, la cheffe du deuxième groupe d'opposition, le chef du troisième groupe d'opposition, le député de Chomedey et la députée de Marie-Victorin :

«Que l'Assemblée nationale exprime sa profonde solidarité et son soutien envers toutes les personnes affectées par les conséquences de la crue printanière au Québec;

«Qu'elle remercie chaleureusement toutes les organisations, équipes de professionnels et bénévoles qui travaillent à déployer les services d'urgence et à venir en aide aux personnes sinistrées;

«Qu'elle souligne l'entraide, la solidarité et la résilience dont fait preuve le peuple québécois dans ses moments les plus difficiles.»

Oui, M. le Président, je veux prendre quelques instants aujourd'hui pour exprimer ma solidarité envers tous les sinistrés de plusieurs régions au Québec. Toutes nos pensées, puis je pense que je peux parler aussi au nom de tous nos collègues, sont avec les sinistrés.

Au cours des dernières semaines, surtout les deux dernières semaines, il y a plusieurs cours d'eau qui ont atteint des niveaux même plus élevés qu'en 2017. Plusieurs régions sont encore touchées. Malheureusement, ça continue un peu de monter en Outaouais. C'est stable mais encore difficile dans les Laurentides, en Mauricie. Un peu plus tôt, ça a été très difficile en Beauce. Et donc on parle de 6 000 maisons qui sont inondées puis plus de 10 000 personnes qui ont été évacuées.

Donc, c'est une catastrophe à l'échelle du Québec, mais c'est surtout une catastrophe qui est humaine. Il y a des familles qui m'ont raconté, en particulier à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, qu'ils ont dû en quelques minutes quitter leurs domiciles avec rien. Donc, les enfants commencent l'école... médicaments, dans certains cas, leur animal de compagnie. Donc, ils se sont retrouvés soit chez des amis soit à l'aréna à Deux-Montagnes et ils se sont retrouvés avec surtout une crainte, une crainte de ne pas savoir exactement ce qui est arrivé à leurs maisons. Ils ne pouvaient pas... puis il y en a encore pour qui c'est le cas, qui n'ont même pas vu encore les dégâts à leurs maisons. On le sait, souvent, pour une famille, la maison, c'est l'actif qu'on a ramassé pendant toute notre vie.

Donc, je comprends ces personnes-là d'être un peu désespérées. Et puis, bon, j'ai essayé d'en rencontrer le plus possible puis de les rassurer, mais je veux dire à toutes ces personnes que toute l'Assemblée nationale, tout le gouvernement est derrière vous. On va s'occuper d'abord de votre sécurité, mais après on va s'occuper de s'assurer que des remboursements soient donnés, que des dédommagements, des déménagements soient offerts dans certains cas.

• (14 h 10) •

Et je veux en profiter, bien sûr, pour remercier les personnes sur le terrain, les policiers, les pompiers, les bénévoles, les proches, les militaires, les employés, les élus municipaux. C'est extraordinaire. J'ai découvert une mairesse, à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, qui a tout un caractère et qui n'a pas beaucoup dormi depuis samedi soir. J'ai découvert aussi une vice-première ministre qui est quand même calme même quand ça va difficilement. Donc, il y a eu vraiment, carrément des petits miracles. On me raconte, là, que, samedi soir, il y avait des gens en chaise roulante dans des pickups puis il n'y a personne qui a été blessé. Et ça a été une opération de solidarité exceptionnelle.

Maintenant, je demande aux gens, même si l'eau est en train de baisser dans la majorité des endroits, de continuer d'être prudents. Je sais qu'il y en a plusieurs qui ont hâte de retourner à leurs maisons, mais je demande d'écouter les consignes qui sont données.

Donc, je termine en disant : Les Québécois se sont rassemblés dans les dernières semaines pour faire face à l'adversité ensemble. J'ai vu sur le terrain des députés de toutes les formations politiques, j'ai vu beaucoup de scènes d'entraide, de solidarité. Ça en dit long sur ce qu'on est. On est un peuple tissé serré, un peuple résilient, persévérant. Une fois que ça va être calmé, on va s'occuper, dans les prochains mois, de minimiser les impacts pour l'année prochaine.

Donc, en conclusion, aujourd'hui, je suis un peu déchiré. D'un côté, je suis triste pour les gens qui sont sinistrés, mais, de l'autre côté, je suis fier pour ce qui a été fait depuis deux semaines par l'ensemble des Québécois. Ça me donne confiance pour les prochaines semaines, puis j'espère que ça va donner un peu d'espoir à nos sinistrés. Donc, sachez que le Québec en entier est derrière vous. Courage!

Le Président : Je cède maintenant la parole au chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Merci, M. le Président. Évidemment, je suis d'accord avec le premier ministre. La sécurité des citoyens est toujours le défi numéro un dans ces situations d'urgence. À mon tour de souligner le travail extraordinaire réalisé par l'ensemble des acteurs qui sont à l'oeuvre sur le terrain. Plusieurs députés ont également mis l'épaule à la roue pour soutenir leurs citoyens. Et donc entraide et solidarité ont été présentes.

Des milliers de Québécoises et de Québécois vivent actuellement des moments de grande inquiétude. Il faudra certainement beaucoup de temps avant que la vie reprenne son cours normal. Je salue le courage des sinistrés qui sont devant l'inconnu présentement. Ce sont des situations très souvent chargées en émotions.

Je l'ai constaté en me rendant sur le terrain pour échanger avec les sinistrés, avec les autorités et avec les bénévoles. Dimanche, j'étais en Montérégie, à la Terrasse-Vaudreuil, en compagnie de notre député. Les gens venaient à notre rencontre en chaloupe. C'était une épreuve, pour eux, qui, on le voit, est non seulement physique, mais également psychologique. Pour certains, c'est la deuxième fois en deux ans qu'ils se retrouvent face à une situation d'une telle ampleur. Ils sont très souvent épuisés et découragés et se demandent ce que l'avenir leur réserve. Certains citoyens ont un deuil à faire. Leur résidence a été complètement démolie par les eaux. Ce sont, dans bien des cas, de tristes moments.

Je tiens à offrir ma collaboration au gouvernement. Il y aura plusieurs questions postinondation. Il faudra trouver des solutions permanentes qui éviteront aux sinistrés de voir leurs résidences être inondées une fois de plus. Il y a toujours un coût humain, économique à ces inondations. Et plusieurs intervenants devront être impliqués dans la solution, et une vaste réflexion doit être menée, puisque ce genre d'événement est appelé à se reproduire. Je crois que l'ensemble des parlementaires s'entendent pour dire que 2019 doit être le point de rupture entre le passé et ce qui devra être fait dans l'avenir. C'est une question, on le sait, qui est extrêmement délicate. Il n'y a pas de réponse unique. Un ensemble de mesures, discutées avec les divers intervenants et qui font consensus, devront être mises de l'avant. Les prochaines semaines et les prochains mois permettront de faire le post-mortem de ces inondations et faire des choix rationnels pour l'avenir.

En terminant, M. le Président, je tiens à souligner le travail, encore une fois, de tous les intervenants et des bénévoles sur le terrain. Mes pensées vont aux citoyens affectés par les inondations. Et, encore une fois, je tiens à leur réitérer le fait qu'en mon nom et au nom de ma formation politique nous sommes de tout coeur avec vous. Le Québec doit et va rester uni. Merci.

Le Président : Je cède maintenant la parole à Mme la cheffe du deuxième groupe d'opposition.

Mme Manon Massé

Mme Massé : Merci, M. le Président. Merci au premier ministre de nous permettre de nous adresser ainsi directement à notre population. Je pense que c'est nécessaire.

Au nom de Québec solidaire, bien sûr, je veux saluer les gens qui ont lutté et continuent de lutter contre les inondations et qui sont en première ligne de cette crise sans précédent. Je parle, bien sûr, des 10 000 personnes évacuées à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, en Outaouais, dans la région de Montréal, en Beauce.

Évacuer sa maison et laisser derrière soi tout ce qu'on a acquis, regarder l'eau monter puis se croiser les doigts en espérant que ça va bien aller, je ne trouve pas les mots pour dire comment ça doit être angoissant.

Je parle aussi, bien sûr, des premiers répondants, des gens de la sécurité publique, de l'urgence psychosociale, et j'en passe. Je parle de nos collègues des municipalités qui ont fait preuve d'un leadership extraordinaire dans ce moment d'adversité. Je parle aussi de la solidarité, de la générosité des gens, de nos voisins, de nos voisines, des Québécois et Québécoises qui vivent au sec mais qui, malgré tout, sont allés remplir des sacs de sable, ériger des digues, fait des dons, aider leurs voisins, leurs voisines, pour prêter main-forte à leurs communautés.

C'est dans des moments de même, dans des moments de crise comme celui-là, qu'on voit de quoi est fait un peuple. Et je crois qu'on peut dire que, pour les maisons qui ont été inondées, pour les Québécois et Québécoises qui ont été touchés, qui sont encore touchés, cette solidarité-là, elle est essentielle et elle fait du bien.

Mais le Québec, lui, n'est pas imperméable, il n'est pas imperméable aux inondations. Et on est pas mal bons, au Québec, pour gérer les crises quand elles arrivent, on le démontre encore une fois, mais on est un peu moins bons pour les prévenir avant qu'elles arrivent. C'est le moment, je pense, d'une réelle prise de conscience collective, une prise de conscience pour faire en sorte que les sinistrés du printemps 2019 soient les derniers... fasse en sorte que ça ne leur arrive pas de nouveau en 2020 et après. Cette prise de conscience, je pense que nous devons tous et toutes la faire. On ne peut pas attendre au printemps prochain pour commencer cette réflexion-là. Bien sûr, ça prend des dédommagements, mais pas juste ça. Il faut cartographier les zones inondables, il faut revoir l'aménagement du territoire de fond en comble. Il faut donner aux municipalités les moyens dont elles ont besoin pour endiguer les inondations, les impacts des changements climatiques. M. le Président, ce n'est pas les solutions qui manquent, mais il faut se donner le temps de la faire, cette réflexion.

Alors, il y aura beaucoup de coûts, il y a eu beaucoup de coûts. Ce que je souhaite profondément, c'est que, toute l'infortune que ça pose sur les gens qui vivent ces situations-là, bien, on en prenne acte et qu'on agisse, qu'on n'attende pas pour faire en sorte que le prix, qui est élevé à payer pour les uns, ne soit pas un prix qui sera à payer par d'autres à courte échéance. Merci, M. le Président.

• (14 h 20) •

Le Président : Je cède maintenant la parole au chef du troisième groupe d'opposition.

M. Pascal Bérubé

M. Bérubé : M. le Président, je souhaite d'abord, au nom de ma formation politique, exprimer toute ma solidarité aux populations touchées, aux familles qui ont été évacuées, à celles qui risquent de tout perdre, à celles qui se battent contre les éléments, qui n'ont pas dormi depuis des jours. Nous partageons votre inquiétude, à défaut de pouvoir totalement la comprendre. Et je veux que vous sachiez que nous sommes à vos côtés et nous le demeurerons, car, lorsque l'eau se sera retirée, nous savons qu'il y aura encore du travail à faire. Ce ne sera pas terminé. Il y aura un après, il faudra être là, tous. Alors, vous pouvez continuer de compter sur nous.

Je tiens évidemment aussi à remercier tous celles et ceux qui se sont portés volontaires pour aider. C'était beau à voir. Les milliers de bénévoles, ceux qui hébergent des sinistrés ou qui remplissent des sacs de sable, la Croix-Rouge, les organismes communautaires, les services d'urgence, la Sécurité publique qui est intervenue promptement, les membres des Forces armées canadiennes, ces gens ne comptent pas leurs heures et font preuve de beaucoup de courage. Merci pour votre travail.

On le répète beaucoup ces derniers jours, on doit trouver des solutions durables pour faire face aux crues, qui s'annoncent de plus en plus importantes d'année en année. Dans ma circonscription, lors des grandes marées, à Sainte-Flavie et à Matane, on a dû déplacer des dizaines de maisons. Nous l'avons vécu, et maintenant plusieurs régions sont touchées. Le Québec ne peut plus faire l'économie d'une réflexion en profondeur. Nous sommes rendus là. Nous devrons tous ensemble trouver des moyens pour mieux protéger les Québécois et les Québécoises, parce que ça compte.

La détresse et les traumatismes ne doivent pas se répéter. Dans l'immédiat, justement, on doit s'assurer qu'un soutien psychosocial adéquat et suffisant est disponible pour ceux et celles qui en ont besoin. Les drames vécus auront nécessairement des répercussions, des impacts sur la santé psychologique et physique des personnes.

Je demande donc au gouvernement de tout mettre en oeuvre pour que les ressources nécessaires soient facilement accessibles non seulement demain et après-demain, mais également dans les mois, voire les années à venir. Là-dessus, le premier ministre peut être assuré de notre entière collaboration et de celle de notre équipe. Nous travaillerons avec le gouvernement pour les Québécois qui traversent une épreuve difficile.

Les gouvernements passés du Parti québécois ont eu à relever ces défis importants, que ce soient les inondations du Saguenay ou la crise du verglas, et, à chaque fois, on y trouve une bravoure décuplée, de la solidarité, des gestes altruistes qui méritent d'être soulignés. Et il y en aura d'autres. Le Québec que je connais est celui qui ne laisse jamais tomber son monde. C'est ce qu'on a vu au cours des derniers jours. C'était encourageant, comme peuple, de savoir qu'on peut compter l'un sur l'autre, sur un voisin parfois qu'on ne connaît pas, mais qu'on apprend à connaître dans l'adversité.

En terminant, aux sinistrés, aux gens qui nous écoutent, je souhaite deux choses : d'abord, du courage, mais aussi de la prudence. Je veux réitérer qu'il est important de ne pas se mettre en danger inutilement, de suivre les consignes de la sécurité civile et des autorités municipales, et qu'il y aura un moment où on pourra, de façon sécuritaire, regagner les maisons et prendre acte de la situation.

L'important, ce sera aussi l'après. Nous serons là, l'Assemblée nationale. Nous sommes tous touchés par cette tragédie. Et je veux réitérer au premier ministre, qui a été très présent avec toute son équipe, dans un moment important de notre vie collective, qu'il peut compter sur la solidarité, et la sympathie, et la volonté d'agir de notre formation politique et de l'ensemble de l'Assemblée nationale du Québec. Merci.

Le Président : Je cède maintenant la parole au député de Chomedey.

M. Guy Ouellette

M. Ouellette : Merci, M. le Président. C'est un privilège qui nous est donné de pouvoir exprimer notre solidarité et notre soutien envers toutes les personnes affectées par les conséquences présentes et futures de la crue printanière au Québec. Il faut se déplacer sur les routes du Québec pour se rendre compte de l'étendue de la tâche titanesque qui nous attend dans les prochains jours, les prochaines semaines et les prochains mois.

Je ne sais pas si c'était prémonitoire, M. le Président, mais, lors de l'étude détaillée du projet de loi n° 1, il y a quelques semaines déjà, j'avais partagé avec Mme la ministre, dont il faut par ailleurs souligner l'excellent travail jusqu'à présent, et les membres de la Commission des institutions d'élogieux commentaires sur les professionnels de la sécurité civile du ministère de la Sécurité publique. Permettez-moi, M. le Président, étant le dernier intervenant, de faire miens tous les chaleureux remerciements déjà exprimés.

Mon dernier commentaire et mes derniers remerciements s'adresseront aux services d'urgence lavallois, grandement sollicités, on s'en souviendra, par le verglas et les crues au cours des deux dernières semaines. Les Lavallois de Mille-Îles, Vimont, Fabre, Laval-des-Rapides, Sainte-Rose et Chomedey leur disent merci, M. le Président.

Le Président

Le Président : Vous me permettrez d'ajouter ma voix, celle de la présidence, pour exprimer à nouveau notre soutien à ceux qui vivez le drame actuellement. Nos pensées vous accompagnent. Bon courage!

Mise aux voix

Cette motion est-elle adoptée?

Des voix : Adopté.

Le Président : Adopté.

Nous poursuivons maintenant les affaires courantes.

Aujourd'hui, il n'y a pas de déclarations ministérielles ni présentation de projets de loi.

Dépôt de documents

À la rubrique Dépôt de documents, Mme la ministre de la Justice.

États financiers du Fonds Accès Justice

Mme LeBel : Merci, M. le Président. Permettez-moi donc de déposer les états financiers non audités pour l'exercice se terminant le 31 mars 2018 du Fonds Accès Justice. Merci.

Le Président : Ce document est déposé. M. le leader du gouvernement.

Réponses à des pétitions et à une question inscrite au feuilleton

M. Jolin-Barrette : M. le Président, je dépose les réponses du gouvernement aux pétitions présentées en Chambre le 19 mars 2019 par le député de Nelligan et la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue, et le 20 mars 2019 par la députée de Joliette, ainsi qu'à la question inscrite au feuilleton le 19 mars 2019 par le député de Jonquière. Merci.

Le Président : Ces documents sont maintenant déposés.

Il n'y a pas de dépôt de rapports de commissions ni de dépôt de pétitions.

Il n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une violation de droit ou de privilège.

Questions et réponses orales

Nous en sommes maintenant à la période de questions et réponses orales, et je cède la parole au chef de l'opposition.

Aide aux victimes des inondations printanières de 2019

M. Pierre Arcand

M. Arcand : M. le Président, en 2017, le Québec avait connu une crue printanière exceptionnelle : 261 municipalités, plus de 5 000 résidences inondées, au-delà de 4 000 personnes évacuées. Ces inondations avaient été qualifiées de troisième événement météorologique le plus marquant au Canada. À l'époque, le scientifique en chef du Québec soutenait que les liens entre ces inondations et les changements climatiques n'étaient pas évidents. La semaine dernière, M. Quirion a souligné que ce lien semblait se préciser davantage. Il a mentionné qu'avant les experts disaient qu'il y avait des risques d'inondation une fois par 100 ans ou par 50 ans sur la base historique. Maintenant, cet historique-là semble changer. Le bilan des inondations cette année est pire que celui de 2017. En deux ans, le Québec aura connu deux crues printanières hors du commun.

Une réflexion plus large devra donc être menée pour nous prémunir de ce type d'événement dans le futur. Et plusieurs intervenants sont impliqués dans le dossier. Je pense, entre autres, aux municipalités, aux ministères, aux scientifiques, aux policiers, aux pompiers. Il faut qu'une réflexion logique soit menée avec l'ensemble de ces acteurs. Nous n'en sommes plus uniquement à indemniser les gens. Il faut trouver des solutions logiques et permanentes.

[...]
 

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