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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Aide financière
Inondation - Victime - 2401-3 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°36, 30 avril 2019, pages 2401-2403

[...]

Je ne sais pas si c'était prémonitoire, M. le Président, mais, lors de l'étude détaillée du projet de loi n° 1, il y a quelques semaines déjà, j'avais partagé avec Mme la ministre, dont il faut par ailleurs souligner l'excellent travail jusqu'à présent, et les membres de la Commission des institutions d'élogieux commentaires sur les professionnels de la sécurité civile du ministère de la Sécurité publique. Permettez-moi, M. le Président, étant le dernier intervenant, de faire miens tous les chaleureux remerciements déjà exprimés.

Mon dernier commentaire et mes derniers remerciements s'adresseront aux services d'urgence lavallois, grandement sollicités, on s'en souviendra, par le verglas et les crues au cours des deux dernières semaines. Les Lavallois de Mille-Îles, Vimont, Fabre, Laval-des-Rapides, Sainte-Rose et Chomedey leur disent merci, M. le Président.

Le Président

Le Président : Vous me permettrez d'ajouter ma voix, celle de la présidence, pour exprimer à nouveau notre soutien à ceux qui vivez le drame actuellement. Nos pensées vous accompagnent. Bon courage!

Mise aux voix

Cette motion est-elle adoptée?

Des voix : Adopté.

Le Président : Adopté.

Nous poursuivons maintenant les affaires courantes.

Aujourd'hui, il n'y a pas de déclarations ministérielles ni présentation de projets de loi.

Dépôt de documents

À la rubrique Dépôt de documents, Mme la ministre de la Justice.

États financiers du Fonds Accès Justice

Mme LeBel : Merci, M. le Président. Permettez-moi donc de déposer les états financiers non audités pour l'exercice se terminant le 31 mars 2018 du Fonds Accès Justice. Merci.

Le Président : Ce document est déposé. M. le leader du gouvernement.

Réponses à des pétitions et à une question inscrite au feuilleton

M. Jolin-Barrette : M. le Président, je dépose les réponses du gouvernement aux pétitions présentées en Chambre le 19 mars 2019 par le député de Nelligan et la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue, et le 20 mars 2019 par la députée de Joliette, ainsi qu'à la question inscrite au feuilleton le 19 mars 2019 par le député de Jonquière. Merci.

Le Président : Ces documents sont maintenant déposés.

Il n'y a pas de dépôt de rapports de commissions ni de dépôt de pétitions.

Il n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une violation de droit ou de privilège.

Questions et réponses orales

Nous en sommes maintenant à la période de questions et réponses orales, et je cède la parole au chef de l'opposition.

Aide aux victimes des inondations printanières de 2019

M. Pierre Arcand

M. Arcand : M. le Président, en 2017, le Québec avait connu une crue printanière exceptionnelle : 261 municipalités, plus de 5 000 résidences inondées, au-delà de 4 000 personnes évacuées. Ces inondations avaient été qualifiées de troisième événement météorologique le plus marquant au Canada. À l'époque, le scientifique en chef du Québec soutenait que les liens entre ces inondations et les changements climatiques n'étaient pas évidents. La semaine dernière, M. Quirion a souligné que ce lien semblait se préciser davantage. Il a mentionné qu'avant les experts disaient qu'il y avait des risques d'inondation une fois par 100 ans ou par 50 ans sur la base historique. Maintenant, cet historique-là semble changer. Le bilan des inondations cette année est pire que celui de 2017. En deux ans, le Québec aura connu deux crues printanières hors du commun.

Une réflexion plus large devra donc être menée pour nous prémunir de ce type d'événement dans le futur. Et plusieurs intervenants sont impliqués dans le dossier. Je pense, entre autres, aux municipalités, aux ministères, aux scientifiques, aux policiers, aux pompiers. Il faut qu'une réflexion logique soit menée avec l'ensemble de ces acteurs. Nous n'en sommes plus uniquement à indemniser les gens. Il faut trouver des solutions logiques et permanentes.

Quels moyens le premier ministre compte-t-il prendre pour que tous ces intervenants nommés travaillent ensemble?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, ma priorité à court terme, c'est de m'occuper des sinistrés, donc s'occuper des personnes qui sont encore inondées, qui sont encore évacuées. Mais par la suite ce que je compte faire, c'est de réunir le secrétaire général, les ministres concernés pour se donner une stratégie à long terme.

Il faut effectivement se poser des questions sur la définition des zones inondables. Il faut aussi, et puis on a commencé à le faire avec un nouveau programme, mettre en place des incitatifs pour que certaines personnes qui sont appelées à être inondées à répétition puissent envisager de déménager. Je comprends, puis j'en ai rencontré plusieurs sur le terrain qui, même s'ils doivent payer à même leurs fonds publics, préfèrent ne pas déménager.

Donc, il faudra être capable d'analyser tout ça avec les municipalités, avec les MRC, avec la Sécurité publique, avec le ministère des Transports, donc tous les ministères qui sont concernés. C'est ce qu'on fera. On fera un post-mortem dans les prochains mois. On essaiera d'être prêt pour le printemps 2020.

Le Président : Première complémentaire, M. le chef de l'opposition.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : La Fédération québécoise des municipalités, l'Union des municipalités du Québec soulèvent plusieurs questions, entre autres sur l'aide à la relocalisation, qui peut atteindre 200 000 $. La valeur, évidemment, de ces maisons qui sont près des zones riveraines varie énormément.

Est-ce que le premier ministre comprend leurs interrogations légitimes et peut nous fournir certains détails concernant les modalités, justement?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : Oui, M. le Président. Je vais vous donner un exemple pratique. Le maire de Maskinongé, 2 200 habitants, a encore, cette année, 130 résidences qui sont inondées, les mêmes qu'en 2017. Par contre, ça représente à peu près 500 personnes. Il n'y a à peu près plus de terrains dézonés dans sa municipalité. Donc, il perdrait une partie importante de son assiette fiscale pour donner des services à sa population si les personnes déménageaient. Donc, je comprends effectivement les enjeux auxquels font face les maires, entre autres les maires des petites municipalités, puis on est en train de regarder...

Le Président : En terminant.

M. Legault : ...comment on peut répondre à ces enjeux.

• (14 h 30) •

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : J'ai vu des gens, M. le Président, sur le terrain pour qui l'aide à la relocalisation est accueillie favorablement et d'autres qui ne veulent absolument pas quitter.

Alors, M. le premier ministre, qu'adviendra-t-il à ceux et à celles qui refuseront d'être relocalisés?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, il y a deux semaines, on a mis en place un nouveau programme qui fixe un maximum de 100 000 $ cumulatifs à travers les années. Ça veut dire que les personnes qui refuseront de déménager, à un moment donné, les réparations, quand ils vont avoir atteint le maximum de 100 000 $... ne recevront plus rien, devront payer à même leurs fonds.

Maintenant, pour ce qui est du 200 000 $ plus 50 000 $ pour le terrain, ça représente à peu près la valeur moyenne des maisons, je pense que c'est raisonnable de demander aux contribuables de payer jusqu'à 250 000 $, mais, au-dessus de ça, il faudra que ça soit les individus qui paient.

Le Président : Troisième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : M. le Président, il y a plusieurs régions qui ont été affectées par ces inondations. Je pense, entre autres à, évidemment, l'Outaouais, la Mauricie, la Montérégie, la Beauce, la région métropolitaine.

Est-ce que le premier ministre est d'accord avec le fait qu'il existe des disparités régionales et est-il prêt à faire preuve de flexibilité dans les mesures qui seront proposées dans le futur?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : Absolument. On doit tenir compte des différences d'une région à l'autre. Hier, j'avais le maire de Bécancour qui me disait : À beaucoup d'endroits, chez nous, les maisons ne sont pas inondées, mais les routes sont inondées, donc est-ce qu'on peut travailler à rehausser les routes? Il y a d'autres endroits où il y a eu des gros dégâts, on se demande qui va nettoyer après. C'est un autre enjeu qu'on discute, entre autres, avec l'armée canadienne. Donc, il y aura effectivement, selon les besoins de chaque région, des solutions différentes d'une région à l'autre.

Le Président : Question principale, Mme la députée de Saint-Laurent.

Coût d'instauration des maternelles quatre ans

Mme Marwah Rizqy

Mme Rizqy : Merci beaucoup, M. le Président. Depuis plusieurs mois, on parle et on parle de l'obsession caquiste, la maternelle quatre ans, dont aucun parent n'a demandé. Donc, il n'y a pas de besoin. Il y a aussi une pénurie d'enseignants. Et on ajoute de la pression pour forcer des maternelles quatre ans mur à mur partout au Québec, à n'importe quel prix, même si c'est le gros prix.

En campagne électorale, le gouvernement de la CAQ avait chiffré environ leur promesse pour les 5 000 classes de maternelle quatre ans à 122 800 $. Or, aujourd'hui, on apprend qu'une classe, M. le Président, ça ne coûtera pas 122 000 $, ça va coûter jusqu'à 1 million de dollars. Pour un premier ministre qui se dit comptable... Est-ce qu'ils savent vraiment compter de l'autre côté? Parce que, franchement, on peut mieux investir l'argent des contribuables.

Alors, notre question, elle est très simple, pour le ministre de l'Éducation : Quand est-ce qu'il va arrêter de foncer dans un mur et commencer à écouter son réseau, qui lui disent : On n'en a pas besoin et on peut mieux investir l'argent des contribuables pour des véritables besoins?

Le Président : M. le ministre de l'Éducation.

M. Jean-François Roberge

M. Roberge : D'abord, M. le Président, quand on parle de répondre aux besoins des enfants de quatre ans, on répond vraiment aux besoins des enfants. Quand on sait qu'en ce moment il y a de plus en plus d'enfants qui arrivent, à l'âge de six ans, à l'âge de cinq ans, avec une vulnérabilité dans un des domaines globaux de développement, ça, ça veut dire que le statu quo — ils sont habitués à ça, le statu quo — bien, il nous fait reculer. D'année en année, nos jeunes arrivent à la maternelle cinq ans moins bien préparés.

Alors, on peut bien s'asseoir puis regarder passer le train ou se mettre au travail, faire ce qu'on a dit qu'on allait faire, déployer une offre en concertation avec famille-éducation à la fois de maternelles, à la fois de services de garde éducatifs à l'enfance.

Quand ma collègue dit que les parents n'en veulent pas, bien, il faudrait qu'elle contacte les milliers de parents qui se sont inscrits pour l'an prochain dans une des 647 classes, qui seront toutes ouvertes, parce que, oui, les classes qui étaient déjà là vont être ouvertes encore l'an prochain. Les 250 qu'on a annoncées seront ouvertes, les parents répondent à l'appel. Alors, quand elle dit que les parents ne veulent pas, je pense qu'elle se trompe. Les classes seront ouvertes, les parents en demandent.

Le Président : En terminant.

M. Roberge : Puis, quand on va en ouvrir d'autres, l'année prochaine, là, bien, les parents vont encore être là.

Le Président : Première complémentaire, Mme la députée de Saint-Laurent.

Mme Marwah Rizqy

Mme Rizqy : M. le Président, ça se bouscule tellement aux portes des maternelles quatre ans, on a fait des demandes : école Sainte-Félicité, deux inscriptions; école Assomption, attention, on double, quatre inscriptions; ah! école Saint-Damase, zéro.

Je peux continuer comme ça, mais, écoutez, du propre aveu du ministre de l'Éducation ce matin, il a dit qu'il a dû dépenser 70 000 $ dans les publicités Facebook pour essayer d'attirer des élèves dans ses maternelles quatre ans. Il me semble que, quand on est prêts à dépenser jusqu'à 2 milliards de dollars, l'idée se vend d'elle-même.

On n'a pas besoin de mettre de la publicité sur Facebook, non?

[...]
 

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