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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Aluminerie de Bécancour inc. (compagnie)
Conflit du travail - 2414-5 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°36, 30 avril 2019, pages 2414-2415

[...]

Le Président : ...de Vimont.

Conflit de travail à l'Aluminerie Bécancour inc.

M. Jean Rousselle

M. Rousselle : Vimont. Merci. M. le Président, à la veille de la journée internationale des travailleurs et des travailleuses, nous ne pouvons passer sous silence le conflit de travail qui affecte le millier de travailleurs de l'aluminerie ABI et leurs familles. Le gouvernement avait dit qu'il trouverait une solution au conflit avant le 30 novembre dernier. L'échéance a été repoussée au 21 décembre, et, à cette date, le ministre a annoncé qu'il y avait impasse. Après, le premier ministre a décidé de s'immiscer dans ce conflit. C'est une première qu'un premier ministre s'ingère et prenne position en faveur d'une partie. Le ministre du Travail a tenté, lui, de rattraper la balle, et il a mis la table pour une ultime manoeuvre, soit le dépôt d'une hypothèse de règlement. Mais l'enthousiasme gouvernemental n'est pas partagé envers les deux parties.

La relance d'ABI est importante pour l'économie de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Que fera le ministre du Travail en cas de refus de l'hypothèse de règlement?

Le Président : M. le ministre du Travail.

M. Jean Boulet

M. Boulet : Merci, M. le Président. Le conflit à ABI nous préoccupe depuis l'automne dernier, depuis notre élection. Les parties ont été... on leur a demandé, de façon claire, des concessions en proposant une hypothèse de règlement qui constitue quand même un pas en avant. On a eu une réaction de la partie patronale et on attend une réaction de la partie syndicale, qui est en processus de consultation. Moi, j'anticipe que cette hypothèse de règlement là, qui s'appuie sur des critères objectifs reconnus tant par les tribunaux que par le code et par les conditions de travail qui s'appliquent dans des entreprises semblables à ABI... j'anticipe que le syndicat puisse la présenter et que les salariés puissent s'exprimer de façon libre et volontaire sur cette hypothèse. Merci, M. le Président.

Le Président : Première complémentaire, M. le député de Vimont.

M. Jean Rousselle

M. Rousselle : Rappelons qu'en campagne électorale la CAQ avait promis de faire une priorité le règlement de ce conflit. Le premier ministre s'était même engagé auprès du syndicat. Le ministre du Travail est aussi député de Trois-Rivières et ministre responsable de la région de la Mauricie. Le conflit touche directement les gens qu'il représente. Son gouvernement et lui laissent tomber les travailleurs et les travailleuses.

Que leur répond-il? Quelle est la prochaine étape?

Le Président : M. le ministre du Travail.

M. Jean Boulet

M. Boulet : M. le Président, quelle était la prochaine étape quand vous avez été au pouvoir? Lors de la déclaration du lock-out, entre le 11 janvier dernier et le 1er octobre, quelles étaient vos prochaines étapes? Il n'y en avait pas. Il n'y avait aucun plan d'action. Ce n'était pas une priorité pour nos vis-à-vis.

Nous en avons fait une priorité. Allons-y étape par étape. C'est un conflit de travail qui est complexe, qui oppose deux cultures. Il faut y aller de façon respectueuse. C'est ce que nous faisons, nous tentons de trouver un compromis. L'hypothèse de règlement est une contribution pour permettre aux parties de reprendre les discussions...

• (15 h 10) •

Le Président : En terminant.

M. Boulet : ...et nous allons poursuivre dans cette direction. Merci.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le député de Vimont.

M. Jean Rousselle

M. Rousselle : Incroyable, M. le Président, qu'est-ce qu'on peut entendre. Nous avons constaté le parti pris du premier ministre envers la partie patronale de ce conflit. Le ministre du Travail et le député de Nicolet-Bécancour se sont aussi dits déçus de la réaction du syndicat à l'hypothèse du règlement. Le gouvernement doit aider à trouver une solution qui fait l'affaire des deux parties.

Puisque le premier ministre a fait preuve d'ingérence dans ce conflit en prenant parti, pense-t-il attirer la sympathie des lockoutés? Quelle est la suite maintenant?

Le Président : M. le ministre du Travail.

M. Jean Boulet

M. Boulet : M. le Président, merci. Encore une fois, la suite, c'est de demeurer préoccupés par le sort des familles affectées par les travailleurs qui sont victimes du lock-out, par l'économie qui bat de l'aile en raison des retombées de ce conflit-là. On va continuer d'agir. Ce que le premier ministre a toujours mis en relief, c'est sa grande préoccupation pour la préservation d'emplois qui sont bien rémunérés, syndicat qui bénéficie d'un régime de conditions de travail extrêmement avantageuses. Et qu'on souligne des conditions de travail qui apparaissent à la convention collective...

Le Président : En terminant.

M. Boulet : ...c'est tout à fait normal. Merci, M. le Président.

Le Président : Cela met fin à la période de questions et de réponses orales. Merci.

Motions sans préavis

Le Vice-Président (M. Picard) : Comme il n'y a pas de votes reportés, nous allons passer à la rubrique Motions sans préavis. En fonction de nos règles et de l'ordre de présentation des motions sans préavis, je reconnais maintenant un membre du troisième groupe d'opposition. M. le député des Îles-de-la-Madeleine.

M. Arseneau : Merci, M. le Président. Je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée afin de présenter, conjointement avec le député de Jean-Lesage et la députée de Marie-Victorin, la motion suivante :

«Que l'Assemblée nationale déplore la décision du gouvernement du Canada de révoquer le droit de séjour au pays de Carles Puigdemont, ex-président catalan, sans aucun motif, et exige la révision de cette décision le plus rapidement possible;

«Qu'elle reconnaisse la légitimité de l'action politique des élus catalans qui défendent le droit à l'autodétermination de leur peuple;

«Qu'elle rappelle la motion adoptée unanimement le 4 octobre 2017 par les députés de cette Assemblée, déplorant l'attitude autoritariste du gouvernement espagnol;

«Qu'elle réaffirme "le droit de circuler librement" stipulé par la Déclaration universelle des droits de l'homme, ratifiée par le Canada et montre son ouverture à accueillir M. Puigdemont au Québec.»

Le Vice-Président (M. Picard) : Merci. Est-ce qu'il y a un consentement pour débattre de cette motion?

M. Schneeberger : Il n'y a pas de consentement.

Le Vice-Président (M. Picard) : Pas de consentement. Maintenant, nous sommes à un membre du groupe formant le gouvernement. Une motion sans préavis ayant déjà été présentée par votre groupe parlementaire, je demande s'il y a consentement pour déroger à l'article 84.1 du règlement afin de permettre la lecture d'une autre motion sans préavis. Consentement. M. le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Souligner le Mois de l'arbre et des forêts

M. Dufour : Oui, M. le Président, je demande le consentement de la Chambre pour déposer la motion suivante conjointement avec le député de Laval-des-Rapides, la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue, le député de Bonaventure, le député de Chomedey et la députée de Marie-Victorin :

«Que l'Assemblée nationale souligne le Mois [des arbres] et des forêts qui se déroulera à partir du 1er mai[...];

«Qu'elle rappelle l'importance des forêts dans l'histoire du Québec;

«Qu'elle profite de cette occasion pour reconnaître le rôle des arbres et des forêts dans l'environnement du Québec et pour la lutte aux changements climatiques;

«Qu'elle profite de cette occasion pour inviter la population du Québec à venir chercher un plant d'arbre gratuitement, en communiquant avec l'une des 17 directions régionales du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.» Merci.

Le Vice-Président (M. Picard) : Merci. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion?

M. Schneeberger : Il y a consentement, sans débat, M. le Président.

Mise aux voix

Le Vice-Président (M. Picard) : Cette motion est-elle adoptée?

Des voix : Adopté.

Le Vice-Président (M. Picard) : Adopté. Maintenant, pour un membre formant l'opposition officielle, M. le député de D'Arcy-McGee.

[...]
 

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