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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Affaire inscrite (motion)
Texte - 2478 (d.d.)

Assemblée
Dépôt de documents
Fascicule n°39, 7 mai 2019, page 2478

[...]

Dépôt de documents

Préavis d'une motion des députés de l'opposition

À la rubrique Dépôt de documents, j'ai reçu préavis d'une motion qui sera inscrite dans le feuilleton de demain aux Affaires inscrites par les députés de l'opposition, conformément à l'article 97.1 du règlement. Je dépose copie du texte de ce préavis.

Dépôt de rapports de commissions

Étude des crédits pour l'année financière 2019-2020

À la rubrique Dépôt de rapports de commissions, je dépose les rapports des commissions parlementaires qui ont étudié les crédits budgétaires pour l'année financière 2019-2020. Ces crédits ont été adoptés.

M. le Président de la Commission de la santé et des services sociaux et député de Beauce-Nord.

Étude détaillée du projet de loi n° 7

M. Provençal : M. le Président, je dépose le rapport de la Commission de la santé et des services sociaux qui, le 7 mai 2019, a procédé à l'étude détaillée du projet de loi n° 7, Loi concernant certaines conditions de travail applicables aux cadres du réseau de la santé et des services sociaux. La commission a adopté le texte du projet de loi sans amendement. Merci, M. le Président.

Le Président : Ce rapport est maintenant déposé.

Il n'y a pas de dépôt de pétitions.

Il n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une violation de droit ou de privilège.

Questions et réponses orales

Nous en sommes maintenant à la période de questions et de réponses orales, et je cède la parole au chef de l'opposition officielle.

Conflit de travail à l'Aluminerie Bécancour inc.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : M. le Président, la semaine dernière, j'ai profité de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs pour demander au premier ministre s'il jugeait être allé trop loin dans le dossier du conflit de travail privé de l'Aluminerie de Bécancour en prenant le parti de l'employeur. Non seulement le premier ministre croit avoir fait la bonne chose en faisant pression sur les travailleurs, mais il en a également profité pour lancer un message à l'ensemble des employés québécois du secteur manufacturier. Je le cite : «Or, on a un problème, actuellement, quand on regarde le coût de la main-d'oeuvre, dans certaines entreprises manufacturières, le coût est plus élevé qu'aux États-Unis. Donc, je pense qu'il va falloir faire un appel aux syndicats [...] pour être plus raisonnables.»

Je vous avoue que j'ai été quelque peu étonné de cette déclaration parce que le chef de la CAQ ne cesse de répéter qu'il veut avoir des emplois payants. À l'Aluminerie de Bécancour, il juge que 92 000 $ par année, c'est trop payé, alors que, 1 million pour le P.D.G. d'Investissement Québec, là, il n'y voit pas de problème. Il a même consenti une hausse salariale de 50 % pour ce P.D.G., salaire qui sera payé avec l'argent des contribuables.

Donc, si je comprends bien la logique du premier ministre, un travailleur doit se montrer raisonnable, alors que, pour le patron, tout est possible.

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : Je n'ai pas entendu de question, mais je vais essayer quand même d'y répondre. Écoutez, M. le Président, effectivement, au Québec, on a un défi d'augmenter le salaire moyen. Actuellement, le salaire moyen, au Québec, est de 49 000 $, puis, si on veut rejoindre l'Ontario, bien, il faudra l'augmenter à 53 000 $. Moi, je n'aime pas ça, qu'on soit moins riches, qu'on ait des salaires moins élevés que l'Ontario. Donc, une des pistes importantes, c'est d'augmenter la proportion d'emplois qui viennent du secteur manufacturier.

Le chef de l'opposition officielle me parle d'ABI, où les salaires moyens sont de 92 000 $ par année. Ce que j'ai exprimé aux quatre principaux chefs syndicaux que j'ai rencontrés la semaine dernière, c'est que, si on veut augmenter la proportion dans le secteur manufacturier, bien, peut-être qu'il y a un juste milieu à atteindre entre 50 000 $ puis 92 000 $. On est peut-être mieux d'avoir des milliers d'emplois additionnels à 75 000 $ plutôt que d'essayer puis de tout perdre à 92 000 $. Donc, c'est ce que j'ai exprimé. Je ne pense pas que ça ait été nécessairement mal reçu.

[...]
 

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