Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Travaux parlementaires > Journal des débats > Index du Journal des débats

Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Assemblée nationale
Prévisions budgétaires 2019-2020 - 2502

Assemblée
Fascicule n°39, 7 mai 2019, page 2502

[...]

M. François Paradis

M. Paradis : Merci, M. le Président. Mesdames et messieurs, chers collègues, d'abord, je suis fort heureux de me prêter à cet exercice d'étude des crédits budgétaires de l'Assemblée nationale pour la toute première fois. Alors, on n'a pas souvent l'occasion de tracer le portrait d'une institution aussi importante que l'Assemblée nationale tout en se projetant dans l'avenir, et c'est ce qu'on va faire. C'est exactement ce que me permet l'exercice, ce que nous permet l'exercice, et je m'en réjouis. Je vais donc profiter du moment qui m'est offert aujourd'hui pour exposer ma vision de notre Parlement et des projets qui me tiennent à coeur. Il me fera ensuite, évidemment, plaisir d'échanger avec mes collègues sur les différents projets et enjeux qui animeront notre Assemblée pour les prochains mois et années.

Alors, avant d'entrer dans le vif du propos, j'aimerais prendre quelques minutes pour souligner l'apport considérable de plusieurs acteurs essentiels aux projets que nous mettons de l'avant et réalisons, bien sûr. D'abord, j'aimerais remercier mes collègues de la présidence, les députés de Chutes-de-la-Chaudière, M. Marc Picard, de Saint-Hyacinthe, Mme Chantal Soucy, et de Hull, Mme Maryse Gaudreault. Leur apport se situe non seulement sur le plan des travaux parlementaires, mais également dans différents projets et dossiers de nature administrative et institutionnelle. Je vous donne des exemples : le comité sur les conditions de travail et les diverses allocations versées aux députés, le Cercle des femmes parlementaires ou le comité Zéro harcèlement de l'assnat sont donc de bonnes façons de vous indiquer leur apport considérable et important, une implication concrète à l'amélioration de nos façons de faire et à la bonne marche de notre Parlement.

D'autres personnes sont également essentielles au bon fonctionnement de notre institution : le secrétaire général, à mes côtés, que je salue, Michel Bonsaint — merci, Michel — de même que toute son équipe de direction qui, au quotidien, travaille dans l'ombre, tout en étant de bon conseil et d'une très grande efficacité ; les membres du Bureau de l'Assemblée nationale, plus connus sous le nom de BAN — alors, les gens l'apprendront, BAN, c'est le Bureau de l'Assemblée nationale — qui m'accompagnent dans la gestion et le fonctionnement de l'institution, mais aussi dans tous les aspects qui touchent les députés.

Je remercie plus spécialement le whip en chef du gouvernement et député d'Arthabaska, M. Éric Lefebvre, le whip en chef de l'opposition officielle, la whip en chef et députée de Laporte, Mme Nicole Ménard, ainsi que la députée de Mercier, Mme Ruba Ghazal, et le député de Rimouski, M. Harold Labelle, qui agissent à titre de whip pour leurs groupes parlementaires respectifs. Je tiens d'ailleurs à souligner que les whips sont des acteurs et interlocuteurs incontournables pour le bon fonctionnement de notre Parlement, vous l'aurez compris.

Je désire également témoigner ma gratitude à mon entourage immédiat, notamment à Lise Moreau, ma directrice de cabinet, et à Annie-Christine Cyr, ma directrice adjointe, et, bien sûr, à tout mon personnel politique, administratif. Et, si j'éprouve tant de plaisir, et c'est un réel plaisir à assumer cette fonction de président, c'est en grande partie grâce à leur compétence et à leur appui constant. Je le dis souvent et je le répète, nous ne sommes rien de plus que l'équipe qui nous entoure. Alors, merci à toutes, merci à tous.

Finalement, je ne peux passer sous silence le professionnalisme et le doigté qui caractérisent le personnel de l'Assemblée nationale. Je suis privilégié de bénéficier quotidiennement de leurs habiletés, de leur expérience. Je profite donc de ce moment pour leur adresser... elles l'auront compris, ils l'auront compris, je leur adresse toute ma reconnaissance.

C'était le 27 novembre dernier, je me revois encore à résister pour arriver à ce fauteuil, j'ai eu le privilège d'être élu président de l'Assemblée nationale par mes pairs. Bien, sachez que cette élection m'a insufflé une grande fierté, à laquelle est venue se greffer la conscience de l'immense responsabilité qui incombe à cette tâche. Alors, dans ma première allocution à titre de président, j'ai mentionné que j'amorçais mon mandat avec beaucoup d'humilité et un désir profond de m'améliorer et d'apprendre, toujours apprendre, mais aussi de parfaire et de faire évoluer nos pratiques parlementaires dans l'objectif de nous rapprocher des citoyens.

Ce même désir m'anime toujours autant, sachez-le. Les Québécoises et les Québécois sont en droit de réclamer davantage de transparence et d'exiger une gestion toujours plus rigoureuse. J'en fais un dossier prioritaire de ma présidence, je l'ai déjà dit, je le répète. Des travaux ont d'ailleurs été entrepris en ce sens et des gestes concrets ont déjà été posés. Bien, sachez que le travail se poursuit.

J'aimerais revenir sur les élections générales du 1er octobre 2018 pour une simple et bonne raison : le résultat a permis l'arrivée de nombreux nouveaux visages et un nombre record de femmes, un grand nombre d'élus qui n'avaient jamais siégé à l'Assemblée nationale avant l'élection d'octobre. Bien, moi, je pense que ce renouvellement de notre Assemblée constitue un moment idéal pour réfléchir et revoir certaines de nos façons de faire afin de continuer toujours à mieux répondre aux attentes de nos citoyens.

Il faut dire que l'Assemblée nationale est une institution unique par sa nature et son rôle. Elle a besoin d'avoir les coudées franches quand vient le temps d'exercer sa fonction de contrôle du gouvernement. Pour préserver son autonomie et agir en toute indépendance, les crédits qui lui sont attribués sont permanents et n'ont donc pas besoin d'être adoptés annuellement en Chambre. Les prévisions budgétaires sont approuvées par le Bureau de l'Assemblée nationale, qui agit comme un conseil d'administration. Le bureau est composé de femmes et d'hommes élus et issus de chaque groupe parlementaire. Le travail qui s'y fait est non partisan et teinté par le souci constant d'agir dans l'intérêt supérieur de l'institution. Les décisions qui s'y prennent, qu'elles soient d'ordre budgétaire ou de toute autre nature, sont réfléchies, et appuyées par des analyses fines, et poussées et caractérisées par un même dessein, toujours le même, celui du sens commun.

Les prévisions budgétaires adoptées par le Bureau de l'Assemblée nationale sont à la hauteur de 136,9 millions de dollars, comparativement à 139,6 millions pour la dernière année. Si vous demandez quelle est cette différence, bien, elle s'explique essentiellement par une baisse du coût du régime de retraite des députés. Quant au budget d'investissement, il a, pour sa part, été fixé cette année à 14,7 millions, comparativement à 10 millions en 2018‑2019, et cette hausse du

[...]
 

En Complément