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42-1 (27 novembre 2018 - )


Assemblée nationale
Fonctionnement - Modernisation - 2510-1

Assemblée
Fascicule n°39, 7 mai 2019, pages 2510-2511

[...]

M. Paradis : Vous avez très bien compris.

Le Président (M. Picard) : Merci.

M. Paradis : Si j'étais capable, je vous le ferais en langage des signes, mais je suis incapable.

M. Nadeau-Dubois : Il faut faire attention.

Le Président (M. Picard) : Merci. Nous passons au quatrième bloc avec M. le député de Rimouski. 8 min 20 s.

M. LeBel : Je suis ici, pour ceux qui...

Des voix : ...

M. LeBel : Bonjour, tout le monde. Je vais, bien, saluer puis saluer tout le travail qui se fait ici, à l'Assemblée nationale, commencer par ça. Les dernières années, là, j'ai été témoin, là, avec des travaux qu'on a faits ici, l'organisation du parlement, de ce que l'équipe de l'Assemblée nationale a fait, c'est vraiment formidable, puis ce que j'ai aimé aussi, c'est l'esprit de corps de la gang. C'est une gang qui travaille ensemble, qui avait le goût de faire quelque chose de bien pour le parlementarisme puis de bien pour que les gens, les Québécois soient fiers, puis ça, je l'ai toujours senti. À chaque fois que j'ai parlé avec les gens, le secrétaire général ou les gens de l'équipe, j'ai toujours senti cette fierté de travailler ici, à l'Assemblée nationale, puis je voulais le dire. J'ai combien de temps?

Le Président (M. Picard) : ...

M. LeBel : Huit minutes? J'aimerais, par exemple, discuter de la... Vous savez, le rôle d'un député, c'est législateur, contrôleur puis intermédiaire. Depuis des années, le rôle de législateur a demandé de plus en plus de temps. Dans le rapport de L'Heureux-Dubé, c'était assez clair, on passait beaucoup plus de temps en commission, parce qu'on fait des consultations, et tout ça. Ça arrive très souvent qu'on siège en commission les lundis et les vendredis. Quand on vient de circonscriptions éloignées, c'est très difficile et ça nous tient loin de notre rôle d'intermédiaire avec notre monde. Je voudrais voir, est-ce qu'à l'Assemblée, est-ce qu'on pourrait travailler là-dessus? Est-ce que vous avez une évaluation de ça? Comment on peut faire en sorte que les députés peuvent continuer à être sur le terrain, en circonscription, puis continuer à rencontrer les gens? C'est vrai qu'on est des législateurs, mais on doit aussi rencontrer notre monde, et j'aimerais ça savoir si vous avez, depuis le rapport L'Heureux-Dubé... s'il y a des évaluations qui ont été faites là-dessus et c'est quoi, votre opinion de ça.

Le Président (M. Picard) : M. le président.

M. Paradis : Merci, M. le whip du troisième groupe d'opposition. Bien, oui, c'est une préoccupation, puis elle ne date pas d'hier, cette préoccupation-là. Je pense que tous, on a eu l'occasion d'en parler ensemble, cette volonté d'être présents sur le terrain, auprès de nos commettants. J'ai dit souvent, je le répète, mais c'est ma vision, que peu importe le titre que l'on porte, d'abord et avant tout, nous sommes députés. Et je me fais un devoir de rencontrer les miens, mes commettants, comme les vôtres, puis je sais que vous avez cette notion de la présence à l'Assemblée nationale versus la présence en comté, les distances également.

Bien oui, on se penche là-dessus. Bien oui, on a aussi des éléments nous permettant de voir ce qui se fait ailleurs par rapport à nous, de tendre vers les meilleures pratiques. Assurément qu'on a mis en place... puis on aura d'autres rencontres avec le Conseil des leaders. Déjà une rencontre a eu lieu pour faire en sorte qu'on puisse penser à une façon de faire plus efficace, l'efficacité étant au centre de nos discussions.

Mais je veux ajouter quelque chose. Depuis déjà plusieurs mois, l'équipe songe et place sur la table des idées concernant comment les nouvelles technologies peuvent-elles nous faciliter la vie. Le numérique est une façon de faire en sorte qu'on soit toujours plus efficaces, qu'on ait des relations directes, qu'on puisse faire des travaux, qu'on puisse avoir des idées, qu'on puisse avoir des échanges par le biais de plateformes technologiques. Ce n'est pas une vue de l'esprit. Il y a des gens, à travers le monde, qui travaillent déjà sur des outils comme ceux-là. Est-ce qu'il est sensé de penser qu'un jour, on puisse avoir ces mêmes outils, ce que j'appelle le «e-parliament», nous permettant d'avoir des outils efficaces, qui, malgré la distance, nous permettront de faire des rencontres avec des citoyens, de tenir des travaux? Tout ça est sur la table, tout ça est à l'étape de... tout ça est déjà prêt à une infusion générale d'idées.

Et je l'ai fait ce matin. Nous avions, ce matin, une rencontre avec l'Assemblée parlementaire de la Francophonie. Bien, on a fait ça par visioconférence, et on a réussi à établir et à faire des travaux qui auraient été... qui auraient dû faire en sorte qu'on doive davantage s'éloigner, être moins présents, avec la volonté que vous exprimez d'être collé aussi sur votre citoyen.

Oui, je vous le dirai, mais encore là, c'est ensemble, et je vais souvent là-dessus, mais c'est ensemble, à travers le conseil des leaders, à travers nos comités consultatifs, à travers nos propositions numériques qu'on se donnera les outils et les façons de faire pour réfléchir une façon de travailler toujours plus efficace au nom de nos citoyens.

M. LeBel : Un exemple, on vient de finir la période des crédits. Je vais vous dire, il y a eu des grands bouts, là, c'était de la perte de temps, là. Les gens qui nous écoutaient ne comprenaient pas trop, là. Vous savez, quand le... puis je comprends que c'est le système, là, c'est comme ça, mais, quand les députés gouvernementaux enlignent les questions préparées d'avance... c'est un peu compliqué, là, les gens regardent... Puis je les comprends, les députés, là, je ne jette pas le blâme à personne, là, c'est ça, c'est la méthode qu'on a, mais c'est des façons de faire qu'on doit améliorer, là. Là, tu sais, on doit améliorer nos manières de... On a un Parlement de type britannique, on a des vieilles traditions qui sont là, mais il y a des choses qu'il faut changer absolument, et, à mon avis, c'en est une.

Et j'ai posé la question l'autre jour à la ministre responsable des Réformes des institutions démocratiques, puis ce que je comprends, c'est qu'il y a beaucoup de monde qui réfléchissent à ça, mais il n'y a pas de... à un moment donné, il va falloir mettre ça dans le même tuyau pour qu'il y ait des résultats au bout de la ligne, et, pour moi, c'est important. C'est comme la... on parle beaucoup de la conciliation famille-travail ici, au Parlement, pour les députés. Tout le monde en parle, tout le monde a le goût que ça avance, mais on n'a pas de solution toujours là-dedans.

Et j'aimerais ça savoir comment vous voyez le rôle, là, de la présidence là-dedans. Comment on peut faire pour amener à faire ces changements-là pour améliorer le fonctionnement du Parlement. Puis, quand le Parlement fonctionne mieux ici, ça nous donnera plus de temps pour aller chez nous, rencontrer notre monde.

M. Paradis : ...M. le whip du troisième groupe d'opposition, on a fait une partie du travail maintenant en lançant un appel à la collaboration. Je le lance et je le relance encore. Alors, je le dis souvent, on a des décisions à rendre. Je fais souvent l'analogie, dans le mot «parlement», il y a fondamentalement le mot «parler». Alors, je pense qu'on est capables, on est rendus là. Moi, je vous entends. J'entends des gens exprimer la volonté qu'on soit plus efficaces, plus présents, disponibles. Mais ça revient à ce que je dis au départ, plus nous serons présents, plus les citoyens se reconnaîtront dans les travaux que nous faisons dans leur institution, dans leur démocratie. Alors, je relance cette idée-là.

La présidence sera toujours là pour faire en sorte qu'on puisse mettre en place des moyens que nous aurons décidé ensemble, avec un objectif commun, celui d'être toujours plus efficaces. Ça se fait ailleurs. Ça se fait ailleurs, il y a des gens qui le font. Je me suis permis d'étudier les façons de faire dans d'autres Parlements, ne serait-ce qu'au chapitre des périodes de questions. Je m'y suis intéressé, voir ce qui se fait ailleurs, comment ça se fait chez nous, combien de temps passe-t-on pour ci, combien de temps passe-t-on pour ça. Bien, ce travail-là de réflexion, il est commun.

Alors, oui, vous avez raison, l'ouverture de la présidence à ça, ça fait aussi partie de ce grand dossier de l'ouverture, de l'efficacité et de la proximité du citoyen. Puis je relance ce questionnement-là. Vous venez de le faire de bonne façon. Réfléchissons. Faisons en sorte que chaque fois qu'on avance c'est au profit de ceux qui nous demandent d'être ici parce qu'ils nous font confiance.

Le Président (M. Picard) : Une minute, M. le député de Rimouski.

M. LeBel : Une minute. Peut-être juste... on va bientôt ouvrir le pavillon d'accueil, qu'on appelle, du parlement. Le parlement, là, c'est la maison du peuple... un parlement très ouvert pour que les gens puissent y venir, rencontrer leur député, ils venaient voir ce qui se passe.

Dites-moi, le nouveau pavillon d'accueil puis tout ce qu'on est en train de mettre en termes de sécurité, ça ne changera pas l'accueil qu'on va donner aux citoyens qui viennent nous rencontrer.

M. Paradis : M. le député, je me permets de vous dire que c'est un des dossiers fondamentaux de l'ouverture du nouveau pavillon. Quand on est reçu à la maison, si vous me recevez, si vous avez le sourire, c'est pas mal plus engageant que le contraire. Alors, c'est la même chose. Nous avons aussi, dans ce contexte-là, fait en sorte que nos équipes d'accueil, nos gardiens, nos constables sachent l'importance que nous donnons à ce pavillon-là à l'accueil des citoyens, et leur façon de faire sera le reflet de notre volonté d'ouvrir nos portes. Assurément, la sécurité ne sera pas un frein au fait qu'on se sente bien et qu'on ait le goût d'y revenir.

Le Président (M. Picard) : Merci, M. le président. Merci, M. le député de Rimouski. Nous entreprenons le deuxième bloc de la partie gouvernementale, et je reconnais Mme la whip adjointe du gouvernement et députée de Repentigny pour un bloc de 10 minutes.

• (16 h 50) •

Mme Lavallée : ...merci, M. le Président. Bonjour. Je veux juste faire un petit pouce sur l'intervention de mon collègue le député de Rimouski, parce qu'effectivement, lorsqu'on parle de modernité, vous en avez parlé tout à l'heure, je pense qu'on est rendus là dans notre réflexion. On va avoir un beau hall pour recevoir les gens, mais il faudrait aussi qu'on représente cette modernité-là dans la façon de faire les choses, puis je pense qu'en 2019 on est rendus, à ce stade, à se questionner sur des meilleures pratiques, peut-être.

Mais je veux en venir au plan stratégique de l'administration 2019‑2023. La priorité 19, que nous retrouvons sous l'orientation 4, qui est «Un Parlement performant», la priorité 19 s'intitule «Accroître la prise en compte du développement durable dans les pratiques de l'organisation». M. le président, pouvez-vous nous expliquer de quoi il s'agit?

M. Paradis : Merci, Mme la députée. Merci pour la question. Puis je pense que c'est tellement important, puis je le sens. Puis récemment on en a beaucoup parlé, hein, des gens qui disent : Développement durable, c'est aussi notre affaire, et on doit faire aussi les choses différemment. On a de grands défis, hein, mais on a de beaux objectifs. L'avantage, c'est qu'ils sont atteignables. Il suffit de travailler ensemble, et j'y crois profondément.

Je vous apprendrai peut-être que, depuis juin 2018, il y a un groupe de travail, un comité d'employés qui travaille à l'élaboration d'un plan de développement durable institutionnel. Nous avons un plan qui sera déposé incessamment ici,

[...]
 

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