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42-1 (27 novembre 2018 - )


Assemblée nationale
Salon bleu - Aménagement - Coût - 2516-7

Assemblée
Fascicule n°39, 7 mai 2019, pages 2516-2517

[...]

Mme Hébert : ...à mon whip.

M. Paradis : Là, je vous laisse toujours à 50 secondes, une minute, hein? Tu sais, je veux dire, c'est...

Le Président (M. Picard) : Donc, pour le dernier bloc de l'opposition officielle, 13 minutes.

Mme Ménard : 13 minutes?

Le Président (M. Picard) : Oui.

Mme Ménard : Bon, merci. Alors, écoutez, je vais avoir deux sujets, mais, juste avant, notre collègue de Repentigny, tantôt, a parlé de développement durable, et je sais que vous avez fait un travail, là, depuis la dernière année, dernière année et demie, que vous vous êtes préparé, vous avez préparé un plan que vous allez nous déposer très bientôt, que j'ai hâte de prendre connaissance, et en même temps vous allez créer un comité. Alors, pouvez-vous prendre deux petites minutes pour nous parler du comité?

M. Paradis : Vous savez, je vous disais, je pense qu'en 2019, en tout cas c'est ma vision, on a tout intérêt à ne pas imposer, mais à partager des vues faisant en sorte qu'ensemble on puisse travailler à atteindre un même objectif. Et, dans ce dossier-là du plan d'action de développement durable, j'ai senti, déjà depuis un bon bout de temps et encore tout récemment, une volonté très précise de la part des députés, et là je vais être très large, toutes formations politiques confondues, là... tu sais, on parle sur des dossiers qui sont manifestement transpartisans. Alors, on est là pour notre mieux-être, tu sais, on travaille pour notre environnement. Et je pense que, dans ce dossier-là comme dans les autres, la participation d'un comité consultatif mettant au travail des députés qui, sans rien imposer, ont une vision de l'environnement comme ligne directrice importante va aussi nous permettre de juger pas seulement de la mise en place des projets qui seront proposés ou des idées qui vous seront présentées, mais aussi de l'atteinte des objectifs. Puis je pense que ça, c'est la notion du tableau de bord. Quand on conduit un véhicule automobile, c'est bien dur de savoir à quelle vitesse je vais si je n'ai pas un cadran qui me le démontre. Puis, si moi, je vais quand même plus vite, j'aime avoir quelqu'un à mes côtés qui dise : Ça serait peut-être temps que tu ralentisses parce que, là, tu n'es plus bien, bien dans les normes, mon homme, puis, de toute façon, sur le plan environnemental, tu es en train de saloper la planète.

Alors donc, j'ose espérer... Il est là, le comité, de faire en sorte qu'ensemble on puisse s'asseoir et dire : Est-ce qu'on va assez loin? Est-ce qu'on peut faire autrement? Est-ce qu'on atteint nos cibles? Est-ce qu'on doit aller plus vite? Est-ce qu'il faut convaincre davantage? Est-ce qu'il faut éduquer davantage? Vous savez, quand j'ai eu la présentation, récemment, de ces notions-là, je me suis surpris à comprendre l'importance puis comment tout ça est vaste. Je parlais de l'art, la culture, il y a des notions de développement durable. Alors, plus que jamais, je l'ai dit tout à l'heure, je le disais, quand on parle d'efficacité et de réforme dans nos façons de faire, je lance la même invitation. Puis elle fait partie, d'ailleurs... la création de ce comité-là est partie prenante de ce plan stratégique de développement durable menant à des actions concrètes, et il faut qu'ensemble on soit capables de s'asseoir pour trouver les meilleurs moyens de faire sur une base solide qui a été pensée depuis déjà longtemps.

Alors, j'étais très content, cette semaine, quand j'ai vu que des gens se préoccupaient de ce dossier-là, parce que je me disais : Oui, ils vont se rendre compte que cette préoccupation-là, elle a mené à quelque chose. Quand je vous dis que j'ai une équipe qui travaille, là, ça travaille. Vous savez qu'on a des abeilles à l'Assemblée nationale. Il y en a qui donnent du miel puis il y en a qui donnent des dossiers comme ceux dont on parle. Alors, j'ai aussi mes abeilles autour de moi.

• (17 h 20) •

Mme Ménard : ...vous pouvez compter sur notre collaboration, M. le président.

Écoutez, il y a deux choses. Bon, on a parlé du restaurant Le Parlementaire, mais moi, je veux prendre quelques instants pour parler du salon bleu. Le salon bleu, c'est un endroit qui est superimportant pour nous tous, parlementaires. Il se prend des décisions ici. C'est un endroit extraordinaire. Il a besoin de rénovations. Je comprends que Le Parlementaire est mûr pour ça, mais diable que le salon bleu est mûr. Et je veux juste vous parler de nos chaises, un inconfort total. Ça nous prendrait tous des coussins pour le dos. Nos pupitres, le bois écorché, on se déchire des vêtements. Je comprends qu'on le répare quand on le demande, mais ça revient vite, hein, c'est des vieux meubles. Bon, tout ça pour dire... Et naturellement, si on parle de numérique, mais là on est loin. Bon.

Alors, je sais que ça va venir, mais est-ce que c'est quelque chose qu'on peut espérer d'ici 2022, par exemple? Est-ce que vous avez déjà commencé à discuter? Est-ce que vous avez une idée des coûts? Pouvez-vous nous en parler un petit peu, là?

Le Président (M. Picard) : M. le président.

M. Paradis : Merci, M. le Président. Oui, Mme la whip de l'opposition officielle, c'est une préoccupation qui nous est souvent... Écoutez, depuis que je suis à travailler avec mon équipe à ce poste-là, c'est une des préoccupations majeures qui revient fréquemment. Évidemment, ça se fait en séquences. Les travaux du salon bleu, ils seront importants. Il ne faut pas dénaturer le salon bleu, hein? Les gens ne veulent pas dénaturer non plus le salon bleu parce qu'il a cette prestance, cet environnement-là qui, quelque part, nous habite aussi puis nous inspire, je dirai ça comme ça. Mais vous avez raison, on a des problématiques qui ne sont pas seulement au chapitre, oui, de la qualité puis du confort des fauteuils — puis Dieu sait qu'on passe quand même pas mal de temps — mais ça va aussi au chapitre de ce dont on se sert pour se parler maintenant, des systèmes qui, au niveau de l'audio, rendent la tâche pas facile à ceux qui y travaillent. Je veux dire, je sais qu'eux aussi souhaitent... Je ferai rien qu'une parenthèse : lorsque vous visiterez le nouveau pavillon, vous l'avez déjà fait, mais quand vous revisiterez, regardez les nouvelles salles de commission qui y sont proposées, on est ailleurs.

Alors, tout ça doit être pensé, mais ça va être pensé, encore une fois, en fonction des besoins qui seront exprimés. Dans ce dossier-là aussi, on va aller chercher la vision de la députation. On a besoin de quoi? Est-ce que nos pupitres, on doit les travailler? Est-ce qu'il faut repenser — puis là je pense à voix haute — la disposition du salon bleu? Il faut aussi penser l'entre-deux. Des travaux majeurs, vous venez de le dire. Il y a des travaux de réfection, il y a des éléments du patrimoine qui devront être conservés, assurément, il y a des coûts inhérents à ça, mais il y a aussi les travaux qui se poursuivent. Alors, il faut être en mesure d'avoir une transition nous permettant de mener des travaux sans nuire à vos travaux, à nos travaux.

Alors, oui, il y a encore des choses à faire, mais ça va aussi passer par un comité de députés, un comité technologique, avec des propositions qui seront faites pour donner, encore une fois, la meilleure des solutions possible, comme on l'a fait pour le projet de pavillon d'accueil, comme on l'a fait pour le restaurant Parlementaire. Michel... si le secrétaire général veut ajouter un petit quelque chose là-dessus...

M. Bonsaint (Michel) : Bien, écoutez, le salon bleu, c'est un projet majeur. Lorsqu'on parle de la rénovation de la cité parlementaire, donc, c'est une... il faut l'envisager d'une manière globale, il faut regarder les ressources matérielles, les ressources financières, les ressources humaines qu'on a à notre disposition pour réaliser tous ces projets-là. Bien entendu, le salon bleu sera un projet qui va au-delà d'un projet de rénovation comme tel d'une salle. Le président a parlé un peu plus tôt, à la suite de questions, du Parlement numérique. Bien, on ne peut pas passer au Parlement numérique si on n'adapte pas la salle de l'Assemblée nationale à cette réalité-là. Et, par exemple, est-ce qu'on peut imaginer des pupitres intelligents au salon bleu, un pupitre qui reconnaît son occupant, qui parle à la population par l'entremise des technologies, qui dit : Mon député était présent, il s'est prononcé quatre fois aujourd'hui sur des questions, sur des votes à l'Assemblée, et voici il a voté de quelle manière, il est intervenu deux fois, une fois à la période de questions, une autre fois dans le cadre d'un débat? Donc, le salon bleu doit nous permettre d'aller vers, également, le Parlement numérique.

Donc, il y a un aspect technologique, il y a un aspect architectural et, bien entendu, il y a un aspect historique. Et on est en train de faire les bilans sur ces trois aspects-là pour prendre les bonnes décisions, bien sûr, en compagnie des députés, qui, ultimement, nous feront part de leurs besoins. Mais il faut envisager, dans mon esprit, ce projet-là comme étant un projet qui va amener le Parlement encore plus loin, la maison citoyenne vers les foyers du Québec par l'entremise des nouvelles technologies. Donc, c'est un projet qui est beaucoup plus important qu'un projet de rénovation immobilier. Voilà.

M. Paradis : Alors, à défaut, Mme la députée, d'avoir un échéancier, je pense que la volonté ferme, elle est exprimée. Les travaux seront importants, mais ils sont essentiels. Moi, j'ajoute, encore une fois, et je le redis, ce qui nous inspire, l'aspect historique ne doit pas être sacrifié au détriment du numérique. Les deux peuvent se conjuguer, mais ça sera fait à l'image de ce que les gens qui y sont souhaitent que ça devienne.

Mme Ménard : Merci. Dans vos remarques préliminaires, vous avez parlé... on a parlé un peu... vous avez couvert un peu la sécurité, et on voit, là, qu'il y a des changements, il y a des choses qui sont mises en fonction, là, l'entrée, les portes, bon, et tout ça. Alors, bravo! En tout cas, moi, je trouve que c'est vraiment une bonne chose que d'améliorer et d'augmenter la sécurité.

Vous avez parlé, dans vos remarques toujours, de la rue des Parlementaires. Et, à ma connaissance, c'était quelque chose qui avait été discuté dans la dernière législature, comme quoi qu'il pourrait y avoir une guérite sur la rue des Parlementaires. Alors, j'aimerais ça... Est-ce que c'est toujours dans les plans d'avoir cet espace vraiment sécurisé alentour du Parlement?

M. Paradis : Je me permettrai de vous dire qu'au moment où l'on se parle il y a des discussions qui se poursuivent, carrément, et je vous disais un petit peu d'entrée de jeu puis je l'ai abordé dans une autre question, notamment avec la ville de Québec pour l'utilisation de la rue des Parlementaires, la coordination de la phase II, on en a parlé également dans les projets d'immobilisations. Avec la planification, des travaux de voirie municipale sont amorcés déjà depuis le printemps 2018, mais il y a plusieurs partenaires à travers cette volonté-là de faire différent et de changer la configuration. Il y a la ville, bien sûr, je vous parlais de la Commission de la capitale nationale, je vous parlais du bureau du lieutenant-gouverneur, je vous parlais de ce à quoi elle sert, la rue des Parlementaires, actuellement, avec toute cette notion de sécurité qui est extrêmement importante aussi à maintenir, mais on travaille aussi avec les autres usagers de la rue des Parlementaires pour faire en sorte qu'on puisse arriver à quelque chose de concret.

Il y a aussi, à ce chapitre-là, des échéanciers. On a un comité interne, maintenant, qui est en place pour établir les besoins, définir, évidemment, le mandat, la sélection d'expertises externes. On devrait aller vers un plan directeur de septembre à novembre 2019, production des plans et devis potentiels, mais ça ne se fera pas sans l'apport des partenaires, notamment la ville de Québec. Oui, c'est un projet dont on parle depuis un bout de temps, mais je pense qu'on est à l'ère de la réalisation aussi. Puis ces contacts-là que nous avons avec les principaux... bien, ces partenaires-là, ils sont extrêmement positifs. Alors, on a également une vision, en tout cas, la volonté de faire en sorte qu'à ce chapitre-là on puisse aussi aboutir dans ce projet-là.

Mme Ménard : Merci. Alors, écoutez, probablement que c'est la dernière fois que je vais intervenir...

[...]
 

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