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42-1 (27 novembre 2018 - )


Aide financière
Fondation Gilles-Kègle - 2555-6 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°40, 8 mai 2019, pages 2555-2556

[...]

Financement de la Fondation Gilles-Kègle

Mme Monique Sauvé

Mme Sauvé : Merci, M. le Président. Il y a un cri du coeur ce matin, un cri du coeur qui me touche beaucoup, qui touche toute la population qui lit Le Soleil ce matin, celui de Gilles Kègle et de sa fondation, que tout le monde connaît.

Depuis 35 ans, sa fondation aide 350 000 personnes seules. On le surnomme avec beaucoup d'affection «la mère Teresa du quartier Saint-Roch». Aujourd'hui, il doit faire face à une augmentation fulgurante du nombre de ses bénéficiaires, du nombre de personnes seules dans le besoin. Parce qu'il croit à la dignité des personnes vulnérables, il ne veut surtout pas avoir à faire le choix entre les nourrir et leur offrir des funérailles.

Ce matin, j'appelle le ministre de la Solidarité sociale à entendre le cri du coeur de M. Kègle, l'urgence de lui donner une réponse aujourd'hui.

Pour la dignité des personnes seules, pour la dignité des personnes vulnérables, ce matin le ministre de la Solidarité sociale peut-il confirmer une aide financière d'urgence à la fondation?

• (10 h 20) •

Le Président : Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.

Mme Danielle McCann

Mme McCann : M. le Président, c'est effectivement une situation à laquelle nous sommes extrêmement sensibles. Cet homme s'est dévoué pendant des années auprès de populations très vulnérables. J'ai d'ailleurs eu, moi, l'occasion dans ma carrière d'être très proche de situations telles... qui sont décrites par la collègue. Je pense que nous devons certainement apporter notre support à M. Kègle. Et j'ai été sensibilisée aussi ce matin par ma collègue ministre de la Sécurité publique, et qui est très sensible à la situation.

Alors, M. le Président, comme gouvernement, comme ministre de la Santé et des Services sociaux, c'est une priorité pour nous d'aider des gens qui se dévouent pour une population qui est dans les plus vulnérables au Québec. Alors, nous prenons l'engagement de supporter cette personne qui s'est dévouée tellement pour des gens dans le besoin, dans des situations particulièrement, particulièrement préoccupantes. Merci, M. le Président.

Le Président : Première complémentaire, Mme la députée de Fabre.

Mme Monique Sauvé

Mme Sauvé : M. le Président, j'entends la sensibilité de la ministre, mais je rappelle deux mots qui sont au coeur de ce qu'on discute aujourd'hui, le mot «urgence» et le mot «vulnérable». Alors, je souhaite vraiment, M. le Président, en tout respect, que la ministre puisse se lever aujourd'hui et aller au-delà de la sensibilité, que j'entends bien. Je souhaite véritablement entendre une réponse concrète de la part de la ministre.

Va-t-elle régler l'urgence de la fondation aujourd'hui?

Le Président : M. le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

M. Jean Boulet

M. Boulet : Alors, merci, M. le Président. J'apprécie l'empathie de ma collègue de Fabre. On a eu l'occasion de se côtoyer à de multiples reprises. Évidemment, on est constamment préoccupés par la pauvreté et l'exclusion sociale. Et, dans le cas de M. Kègle, il s'occupe aussi de personnes itinérantes. Il s'occupe de corps abandonnés, de personnes décédées, laissées à elles-mêmes par leurs familles. Il s'occupe de plusieurs causes à connotation profondément sociale. J'en ai discuté avec des collègues au caucus ce matin. On est préoccupés par l'état d'urgence de la situation de M. Kègle. Et moi, je vais en parler...

Le Président : En terminant.

M. Boulet : ...avec des personnes de mon ministère rapidement pour qu'on accorde un suivi. Merci.

Le Président : Deuxième complémentaire, Mme la députée de Fabre.

Mme Monique Sauvé

Mme Sauvé : M. le Président, avec un ton que je veux tellement dans la sensibilité et l'empathie que nous avons tous, je m'attends tout de même à une réponse concrète, une réponse aujourd'hui. Je pense que M. Kègle mérite qu'on puisse lui loger un appel aujourd'hui pour régler sa situation d'urgence, la situation à laquelle il fait face pour les personnes vulnérables du Québec.

Le Président : M. le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

M. Jean Boulet

M. Boulet : M. le Président, comme je viens de le mentionner, dès ce matin, moi, je vais avoir des communications concrètes avec des personnes de mon ministère qui sont en charge des dossiers des personnes vulnérables. Sachez que, depuis notre élection, on est extrêmement actifs. Souvenez-vous, le 12 décembre, les montants d'argent pour les personnes qui ont des contraintes sévères à l'emploi, les toxicomanes, les itinérants. C'est des causes qui nous préoccupent grandement. La lutte à la marginalité est un débat constant dans notre société. Moi, j'ai vraiment l'intention de m'attarder au dossier de M. Kègle et de lui répondre rapidement.

Le Président : En terminant.

M. Boulet : Alors, merci, M. le Président.

Le Président : Question principale, M. le député de Jonquière.

Décloisonnement des champs d'exercice des professionnels de la santé

M. Sylvain Gaudreault

M. Gaudreault : Oui. M. le Président, on salue l'ouverture du Collège des médecins, de l'Ordre des infirmières et de la ministre pour avoir accordé plus d'autonomie aux infirmières praticiennes spécialisées. Mais d'autres professionnels de la santé pourraient aussi agir pour des besoins immédiats auprès des patients et aider à résoudre le problème qui est que la porte d'entrée aux services de santé, bien, ça demeure toujours le médecin.

Trois exemples. Au Québec, on ne peut pas aller voir un psychologue dans le réseau public sans être référé par un médecin, à moins de payer dans le privé. Deuxièmement, chez les hygiénistes dentaires, trois ordres professionnels sont arrivés à un consensus pour que les hygiénistes répondent aux besoins criants des aînés, des enfants et des populations les plus vulnérables. Troisième exemple, les pharmaciens. On pourrait leur octroyer le droit de vacciner et de réviser la médication, par exemple.

Est-ce que la ministre va faire en sorte de permettre rapidement à d'autres professionnels de la santé de répondre aux patients dès la première ligne?

Le Président : Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.

Mme Danielle McCann

Mme McCann : Bien, M. le Président, je remercie beaucoup mon collègue de Jonquière de me poser cette question parce qu'il touche là l'objectif le plus important que nous avons à la santé et aux services sociaux : l'accès aux services pour la population du Québec. Et c'est exactement de cette façon-là que nous allons le faire, c'est en déployant, M. le Président, l'ensemble des compétences des professionnels bien formés que nous avons dans le réseau de la santé et des services sociaux, notamment les infirmières praticiennes spécialisées.

Et quelle belle annonce nous avons faite la semaine dernière avec le président du Collège des médecins et avec également le président de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec. Nos IPS vont pouvoir, à terme, déployer complètement leurs compétences et offrir davantage d'accès, M. le Président, à la population du Québec. Nous avons également des travaux actuellement très actifs au niveau des hygiénistes dentaires, au niveau des pharmaciens, et nous travaillons également...

Le Président : En terminant.

Mme McCann : ...comme nous le savons, le dossier de la santé mentale.

Le Président : Première complémentaire, M. le député de Jonquière.

M. Sylvain Gaudreault

M. Gaudreault : Oui, M. le Président. Ça a pris un Gaudreault du Saguenay pour ouvrir les discussions avec le Collège des médecins.

Vous savez, après les IPS, donc, il y a trois autres professions. Maintenant, on veut savoir de la part de la ministre, M. le Président, est-ce qu'elle peut nous dire clairement quel échéancier qu'elle nous donne. Elle nous dit qu'il y a des travaux qui sont en cours avec trois autres professions.

À quel moment on aura un dépôt ici de projet de loi ou d'annonce pour décloisonner les professions, pour donner plus de services aux patients, parce que ce qui compte, ce n'est pas protéger...

Le Président : Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.

[...]
 

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