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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Agression
Prévention - Fédération sportive - Plan d'action - 2563-4 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°40, 8 mai 2019, pages 2563-2564

[...]

M. Eric Girard

M. Girard (Groulx) : M. le Président, mon collègue de Chomedey fait toutes sortes d'associations, nomme des noms : Valeant, etc. Ce dossier particulier, l'AMF s'en occupe présentement. Ce n'est pas des voeux, ils sont sur le dossier. Les actionnaires ont été dilués dans le cadre d'une restructuration par un détenteur de dette. Les actionnaires sont insatisfaits. Ils se sont adressés à l'AMF, qui s'occupe précisément de ce dossier maintenant.

Le Président : Question principale, M. le député de Marquette.

Prévention des agressions physiques, psychologiques
et sexuelles dans la pratique d'un sport

M. Enrico Ciccone

M. Ciccone : M. le Président, le 12 juin dernier, une motion présentée par mon collègue le député de Jean-Talon, alors ministre des Sports, a été adoptée à l'unanimité en cette Chambre. Cette motion saluait notamment le courage, la détermination des 12 athlètes skieuses victimes d'agression sexuelle. La motion demandait également de modifier, d'ici 2020, les règles de reconnaissance des fédérations sportives afin d'exiger l'adoption et le dépôt d'un plan d'action pour prévenir les agressions à la pratique d'un sport au Québec, qu'elles soient physiques, psychologiques, émotionnelles et/ou sexuelles. Cette motion demandait aussi que les règles contiennent des dispositions pour de la formation obligatoire, un traitement indépendant des plaintes, une reddition de comptes, et finalement que le financement des fédérations sportives soit conditionnel au respect des dispositions des règles.

M. le Président, la ministre déléguée à l'Éducation peut-elle nous confirmer que ses consultations ont été entamées là-dessus?

Le Président : Mme la ministre déléguée à l'Éducation.

Mme Isabelle Charest

Mme Charest : Oui, merci, M. le Président. Je peux confirmer à mon collègue député de Marquette que les travaux sont en cours. Nous sommes à rencontrer les différentes organisations, les différentes fédérations. Il y a eu un congrès, qui s'est tenu les 5, 6 février dernier, justement pour mettre ensemble les différents acteurs pour pouvoir développer les meilleures pratiques, pour pouvoir mettre les plans d'action en marche. C'est évidemment — et vous comprendrez par mon passé d'athlète — un dossier qui me préoccupe particulièrement. Certaines des athlètes sont des anciennes coéquipières. Alors, évidemment que ça fait partie de nos priorités, de mes préoccupations, de mes priorités. Mais nous travaillons définitivement pour la mise en place de tous ces moyens-là, et, bien sûr, de concert avec tous les partenaires, toutes les organisations, pour s'assurer de répondre spécifiquement aux besoins de chaque milieu.

Le Président : Première complémentaire, M. le député de Marquette.

M. Enrico Ciccone

M. Ciccone : M. le Président, une étude de l'Université de Toronto illustrant de nombreux abus a été rendue publique le 30 avril dernier. Plus de 1 000 athlètes actuels et à la retraite de notre équipe nationale, incluant des Québécois, ont été sondés. Parmi ceux-ci, jusqu'à 76 % ont subi de la négligence, jusqu'à 62 % ont subi des sévices psychologiques. M. le Président, ces données sont franchement troublantes.

La ministre peut-elle nous confirmer que le travail est déjà commencé? Et je dépose le document.

Document déposé

Le Président : Il y a consentement pour le dépôt du document? Consentement. Mme la ministre déléguée à l'Éducation.

Mme Isabelle Charest

Mme Charest : Oui, merci, M. le Président. Je peux vous confirmer que les travaux sont en cours. Pas plus loin qu'au Québec on a des travaux qui se font, d'ailleurs, avec la Dre Sylvie Parent, qui a une chaire de recherche. Nous sommes à documenter les cas de violence que ce soit physique, sexuelle, d'intimidation, et tout ça. Alors, je peux vous assurer, assurer à mon collègue que nous travaillons dans ce sens-là. Et notre objectif de procurer un milieu sain et sécuritaire pour nos athlètes est là, est une priorité, et nous travaillons d'arrache-pied pour que ça se concrétise.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le député de Marquette.

M. Enrico Ciccone

M. Ciccone : M. le Président, je poursuis avec les statistiques accablantes de l'étude. Plus d'une personne sur cinq a subi des violences sexuelles. Plus de 19 % ont vécu de la violence physique. Finalement, 20 % des retraités ont dit avoir exprimé des pensées suicidaires. Ça, c'est une personne sur cinq, M. le Président. M. le Président, les résultats de cette étude sont déplorables et perturbants, et j'imagine que l'ensemble de mes collègues le pensent aussi. En cette Semaine nationale de la santé mentale, cela démontre l'urgence d'agir.

Concrètement, que faites-vous...

• (10 h 50) •

Le Président : Mme la ministre déléguée à l'Éducation.

Mme Isabelle Charest

Mme Charest : Merci, M. le Président. Je pense que je peux dire qu'on a déjà des mesures qui sont en place. Et je remercie mon collègue, le prédécesseur, ministre au Sport, mon collègue de Jean-Talon. On a mis en place la plateforme SportBienêtre. On a aussi Sport'Aide. Puis vous avez peut-être vu les travaux de nos homologues au fédéral. Au Québec, nous sommes en avance sur les travaux qui se font au fédéral. Alors, nous allons continuer de déployer ces ressources pour les athlètes, pour les entraîneurs, pour les parents, pour tous les intervenants, pour nous assurer encore une fois que nos athlètes évoluent dans des milieux sains et sécuritaires. Et ça se poursuit concrètement.

Le Président : Question principale, M. le député de Jean-Lesage.

Aide financière à la Fondation Gilles-Kègle

M. Sol Zanetti

M. Zanetti : Gilles Kègle a consacré sa vie aux plus démunis. C'est le héros des laissés-pour-compte de la ville de Québec. Sa fondation, qui aide les plus démunis à obtenir un service funéraire, sera bientôt à sec, car elle fait face à un nombre plus élevé de personnes décédées seules et sans argent. Ça en dit long sur notre société. C'est triste, et on est tous responsables de ça.

Mourir dignement, ça veut dire quelque chose pour Gilles Kègle. Gilles Kègle, c'est aussi une quarantaine de bénévoles qui, au fil des temps, ont fait 2 millions de visites chez les plus pauvres de notre société, c'est 150 repas par mois, cuisinés et livrés. Gilles Kègle, c'est une institution qui a toujours fonctionné sans l'aide des gouvernements. Mais, en 2018, il a fait une demande, elle a été refusée.

Est-ce que la ministre de la Santé s'engage à lui octroyer le maigre 100 000 $ dont il a besoin?

Le Président : M. le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

M. Jean Boulet

M. Boulet : M. le Président, merci encore une fois. Ça me donne l'opportunité de souligner l'engagement social de M. Kègle, le remercier et le féliciter pour ses actions, qui ont une profonde retombée humaine. Et j'en prends bonne note, comme je vous ai mentionné un peu plus tôt, et j'apprécie le questionnement de mon collègue de Jean-Lesage. On va essayer d'accorder le suivi le plus approprié possible au dossier de M. Kègle. Merci, M. le Président.

Le Président : Cela met fin à la période de questions et de réponses orales. Merci à tous.

Motions sans préavis

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, puisqu'il n'y a pas de vote reporté, nous allons passer à la rubrique des motions sans préavis. Et en fonction...

Des voix : ...

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Un peu de silence, s'il vous plaît! En fonction de nos règles et de l'ordre de présentation, je vais céder la parole à M. le chef du troisième groupe d'opposition.

Souligner le 35e anniversaire de la fusillade à l'Assemblée nationale

M. Bérubé : Mme la Présidente, je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée afin de présenter, conjointement avec le premier ministre, le chef de l'opposition officielle, la cheffe du deuxième groupe d'opposition, le député de Chomedey et la députée de Marie-Victorin, la motion suivante :

«Que l'Assemblée nationale commémore les 35 ans de la fusillade du 8 mai 1984, où un individu s'est présenté à l'Assemblée nationale avec l'objectif d'attenter à la vie de ses membres, et en particulier ceux du gouvernement de René Lévesque;

[...]
 

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