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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Autoroute 19
Prolongement - Montréal (rive nord) - 2690-1 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°42, 14 mai 2019, pages 2690-2691

[...]

C'est vrai que le Parti libéral n'aime pas les chicanes. C'est pour ça qu'ils ont donné 1 milliard de dollars de trop aux médecins spécialistes. Ce n'est pas comme ça qu'on va gérer les finances du Québec.

Le Président : Question principale, Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.

Projet de prolongement de l'autoroute 19
à Laval et sur la Rive-Nord de Montréal

Mme Kathleen Weil

Mme Weil : Les relations entre le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral ont pris une tournure inquiétante avec une véritable foire d'empoigne publique, une chicane orchestrée de toutes pièces par le gouvernement du Québec, selon le gouvernement fédéral. Les projets d'infrastructure sont paralysés.

Sous notre gouvernement, ce sont 667 projets qui ont été bouclés avec Ottawa. Depuis l'arrivée de la CAQ, seulement six projets ont vu le jour. Le financement du tramway de Québec, bloqué. L'annonce de 52 millions pour des infrastructures d'eau à Montréal, bloquée. Le renouvellement du programme TECQ pour les municipalités, bloqué. Il y a de l'argent de disponible et des projets sur la table auxquels les Québécois tiennent. Le rôle du gouvernement, c'est d'asseoir les gens autour de la table, se retrousser les manches, faire valoir les intérêts du Québec et trouver des solutions, pas de se braquer contre le fédéral.

Quand on voit des projets, importants pour nos régions et nos villes, paralysés, le cumul des conflits, on est en droit de se demander, Mme la ministre des Relations canadiennes, quel est votre plan pour mettre de l'avant les priorités des Québécois?

Le Président : Mme la ministre de la Justice.

Mme Sonia LeBel

Mme LeBel : Alors, oui, merci, M. le Président. Merci de me donner également l'occasion de répondre à ce type de question, sûrement, sur les relations canadiennes.

Vous savez, M. le Président, on ne bloque rien. On discute. On discute de façon responsable. On discute de façon posée. D'ailleurs, le ministre Champagne, des Infrastructures, l'a dit hier, au sortir de son annonce, qu'il y avait effectivement des discussions entre nous qui allaient bon train. Vous savez, les intérêts supérieurs du Québec, on va les défendre également. On ne fera pas des annonces pour le plaisir de faire des annonces, comme annoncer neuf fois, d'ailleurs, une annonce qui a déjà été faite dans le cadre de l'autoroute 19. On va s'assurer que nos projets sont bien ficelés. On va s'assurer que les compétences du Québec sont respectées également. On va s'assurer que les gens reçoivent l'argent qui leur est dû du fédéral, mais en bonne et due forme et dans l'ordre.

Le Président : Première complémentaire, M. le député de Vimont.

M. Jean Rousselle

M. Rousselle : En mars 2018, nous avions confirmé le prolongement de la 19. La CAQ était contente, même ils voulaient qu'on aille plus vite. Or, nous apprenons maintenant qu'ils revoient le projet et bloquent les discussions avec Ottawa. Tellement qu'hier le fédéral a annoncé sa participation sans le Québec. L'intérêt des gens de Laval et des Laurentides, c'est de voir le projet se réaliser rapidement, et ça, sans chicane.

Qu'est-ce qu'on attend du côté gouvernemental pour avancer ce projet?

Le Président : M. le ministre des Transports.

M. François Bonnardel

M. Bonnardel : M. le Président, le député était au pouvoir pendant les dernières années. Entre ce qui était proposé initialement par le gouvernement libéral au début de l'année 2018 versus ce qui a été annoncé par Philippe Couillard en avril 2018, le projet a changé. Il y a eu des changements. Donc, dans ces conditions, vous comprendrez qu'on est à peaufiner le dossier d'affaires. On ne va rien précipiter. On va le faire en bonne et due forme. Et, dans ces circonstances, je peux garantir aux gens de Bois-des-Filion et de Laval que le projet va se faire, mais on ne va pas l'annoncer une neuvième fois. On va le faire en bonne et due forme, puis, quand on sera prêts, on le fera.

Le Président : Deuxième complémentaire.

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! Mme la députée de Maurice-Richard, vous êtes la seule à qui appartient la parole.

Mme Marie Montpetit

Mme Montpetit : Merci, M. le Président. Alors, le projet de l'autoroute 19 que nous avons annoncé l'année dernière comprenait des voies réservées pour le transport collectif afin d'offrir une alternative à l'utilisation solo de la voiture. Avec les déclarations confuses du ministre et de son attaché de presse et l'attitude négative du gouvernement face au fédéral, on se questionne sur leurs véritables intentions.

Est-ce que le ministre peut nous confirmer que les voies réservées déjà prévues sur la 19 ne seront pas victimes de la chicane qu'entretient la CAQ avec le fédéral et qu'il fera bel et bien partie du projet?

Le Président : M. le ministre des Transports.

M. François Bonnardel

M. Bonnardel : M. le Président, il y aura du transport en commun. Il y aura donc une voie réservée en bonne et due forme, le covoiturage, sur cette autoroute 19. Dans les circonstances, je l'ai mentionné, il y a une somme de 260 millions du fédéral qui a été annoncée hier. Comme je le mentionnais, on est à peaufiner le dossier d'affaires. Encore une fois, en bonne et due forme, quand nous serons prêts et que le Conseil des ministres aura donné son aval, on fera cette annonce en bonne et due forme. Merci.

• (14 h 20) •

Le Président : Question principale, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.

Traitement des demandes d'immigration

Mme Dominique Anglade

Mme Anglade : Oui, merci, M. le Président. Alors, lorsque le ministre de l'Immigration a annoncé qu'il déposait un nouveau projet de loi pour l'immigration, on a tous décrié le fait que 18 000 dossiers allaient être simplement jetés à la poubelle et ne même pas être regardés. Il a fallu l'intervention de la cour, M. le Président, pour forcer le ministère et le ministre à revoir cette position et faire en sorte que les dossiers allaient être traités. Ce qu'on apprend aujourd'hui, par contre, c'est que, contrairement à ce que l'on pensait, au lieu de traiter avec une moyenne générale le nombre de dossiers, on traite 1 000 dossiers de moins par mois au ministère de l'Immigration. En plus, au lieu de faire un... avoir un taux de rejet de 50 %, c'est un taux de refus de 85 %. En fait, ce qu'on en train de décoder, c'est que le ministre ne suit pas ce qui s'est fait par le passé.

Alors, la question est simple : Est-ce que le ministre est en train de faire de manière indirecte ce qu'il ne peut pas faire de manière directe, c'est-à-dire se débarrasser des 18 000 dossiers?

Le Président : M. le ministre de l'Immigration.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : Merci, M. le Président. Écoutez, il y a plusieurs choses dans ce que la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne a dit aujourd'hui, mais la première des choses, c'est le fait que le rythme du ministère de l'Immigration relativement au traitement des dossiers est le même qu'avant le dépôt du projet de loi. Et on a eu la chance d'avoir un échange lors des crédits budgétaires, suite à une question de la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne, et ça a toujours été le même nombre de dossiers qui est traité.

Relativement au nombre du taux de refus, M. le Président, eh bien, ce sont des dossiers qui sont refusés. Généralement, en moyenne, dans le Programme régulier des travailleurs qualifiés, c'est 50 %. Le taux de refus, il est plus élevé parmi les dossiers qui ont été analysés jusqu'à maintenant. Mais, chose certaine, M. le Président, on continue de traiter les dossiers comme la cour nous l'a demandé. C'est ce que nous faisons jusqu'à l'adoption du projet de loi n° 9, qui, d'ailleurs, est un excellent projet de loi, M. le Président, pour améliorer la situation des personnes immigrantes et déployer des ressources, et ce, dès l'étranger.

Parce qu'il faut se le dire, M. le Président, ce que je suis en train de faire présentement et ce que le gouvernement est en train de faire, c'est de réparer le système d'immigration du Parti libéral, qui a été bâclé, et pour lequel on ne s'est pas occupé, et qu'on n'a pas investi les sommes. Mon collègue des Finances a choisi d'investir 146 millions de dollars par année pendant cinq ans, 730 millions de dollars. C'est du jamais-vu dans le cadre de l'immigration. On va moderniser le système au bénéfice des personnes immigrantes...

Le Président : En terminant.

M. Jolin-Barrette : ...et de l'ensemble des collectivités québécoises. Vous devriez être fiers de ce qu'on fait.

Le Président : Première complémentaire, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.

[...]
 

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