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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Québec (ville)
Qualité de l'air - Suivi - 2837-8 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°44, 16 mai 2019, pages 2837-2838

[...]

lettre à tous les P.D.G. des CISSS et des CIUSSS leur demandant de faire en sorte de maximiser à 100 % les zones de déshumidification, la climatisation pour que, durant l'été, nos aînés qui sont hébergés dans les CHSLD ne soient pas pris dans des zones de chaleur. Je peux...

Le Président : En terminant.

Mme Blais (Prévost) : ...déposer la lettre si vous voulez.

Le Président : Un document à être déposé. Vous acceptez le dépôt?

Document déposé

Document déposé, accepté. Deuxième complémentaire, M. le député de Jonquière.

M. Sylvain Gaudreault

M. Gaudreault : Oui. Sur l'enquête publique du coroner, on n'a pas eu de réponse claire. La coroner en chef l'a dit, la Santé publique de Montréal l'a dit, l'association des médecins en environnement l'a dit, il y a des actions immédiates qui sont possibles, mais la coroner en chef est prête à faire une enquête publique.

Alors, est-ce que le gouvernement va mandater immédiatement la coroner en chef pour faire cette enquête, pour qu'on ait des solutions, qu'on comprenne ce qui s'est passé l'été passé et qu'on passe à l'action pour le futur?

Le Président : Mme la ministre de la Sécurité publique.

Mme Geneviève Guilbault

Mme Guilbault : Merci, M. le Président. Bien, sur la question de l'enquête publique du coroner, le député de Jonquière sait sans doute que la coroner en chef a toute la latitude et toute la souveraineté pour ordonner ou non, déclencher ou non des enquêtes publiques sur une problématique. Celle des canicules en est un exemple parmi tant d'autres. Donc, elle peut déclencher cette enquête publique si elle le souhaite.

Par contre, à notre niveau, nous estimons que nous mettons déjà en place énormément de mesures pour nous assurer que nos personnes ont accès à des zones climatisées. Ma collègue ministre responsable des Aînés vient d'en parler. Une enquête publique, oui, ça a un intérêt certain, même, je dirais, mais c'est long, c'est un processus. Il y a des audiences publiques, il y a un rapport, il y a des recommandations, et ensuite on peut les mettre en application. Nous comptons agir...

Le Président : En terminant.

Mme Guilbault : ...dès maintenant, et c'est d'ailleurs ce que nous faisons en vue de l'été, qui, comme le disait le député de Jonquière, est à nos portes.

Le Président : Question principale, M. le député de Jean-Lesage.

Suivi de la qualité de l'air

M. Sol Zanetti

M. Zanetti : Merci, M. le Président. Ce matin, les gens de Québec ont appris que leur incinérateur a craché, en moyenne, deux fois plus de monoxyde de carbone que la norme prescrite en 2018. Comme si ce n'était pas assez, là, la circonscription de Jean-Lesage, elle est bordée par les autoroutes, elle héberge les quatre fours d'incinération de la ville, elle est voisine du port, qui nous envoie des poussières de métal. Les gens du grand Limoilou sont parmi ceux qui respirent le plus de particules fines au Québec. Un sondage récent effectué dans le Vieux-Limoilou révélait que neuf personnes sur 10 sont inquiètes de la qualité de l'air, et elles ont raison. La ville de Québec est proactive, mais le gros problème, c'est qu'on ne sait pas vraiment tout ce qu'on respire.

Le ministre peut-il s'engager... le ministre de l'Environnement, bien sûr, à assurer une veille en continu sur les polluants présents dans l'air des quartiers centraux de Québec?

Le Président : M. le ministre de l'Environnement.

M. Benoit Charette

M. Charette : M. le Président, merci au collègue pour la question. Effectivement, c'est un article qui a fait la manchette ce matin mais une situation qui, elle, n'est pas nouvelle en soi.

C'est le mandat du ministère de l'Environnement de s'assurer de la qualité de l'air, notamment. Donc, à la question précise du collègue, oui, il y a une veille qui se fait. Et, si jamais il y avait des ajustements qui devenaient nécessaires, il peut être rassuré, le ministère prendra ses responsabilités. Donc, non seulement la situation est connue, mais c'est une situation qui commande un suivi particulier qui est assuré présentement par le ministère de l'Environnement.

Le Président : Première complémentaire, M. le député de Jean-Lesage.

M. Sol Zanetti

M. Zanetti : La veille en continu ne se fait pas sur tous les polluants. Elle ne se fait pas sur l'arsenic, sur la dioxine, le furane. Slavko Sebez est un expert qui a travaillé à la Direction de la santé publique pendant 15 ans. En 2018, il me disait que le ministère de l'Environnement manque de rigueur et camoufle des choses. L'arsenic, la dioxine, le furane, le mercure, tout ça, ça échappe à notre vigilance, M. le Président.

Est-ce que le gouvernement va faire une veille en continu sur tous les polluants pour qu'on sache ce qu'on respire à Québec?

• (10 h 50) •

Le Président : M. le ministre de l'Environnement.

M. Benoit Charette

M. Charette : Merci, M. le Président. Je ne partage pas l'avis du collègue, qui laisse entendre que le ministère de l'Environnement camoufle des faits.

En fait, c'est le mandat et la responsabilité du ministère de l'Environnement de dresser le portrait le plus juste possible. Donc, on ne parle certainement pas de camouflage. Son mandat en est un de veille, en est un de s'assurer de la réglementation qui est en place. C'est un mandat avec lequel il a la latitude nécessaire pour agir, au besoin. Donc, la veille se poursuit. La transparence, elle est de mise. Et on peut être assurés de la collaboration de l'ensemble du ministère, là, pour s'acquitter de ces différents mandats là.

Le Président : Complémentaire, M. le député de Jean-Lesage.

M. Sol Zanetti

M. Zanetti : On ne sent pas vraiment le sentiment d'urgence dans ce que nous dit le ministre. Je pense qu'il ne prend pas au sérieux les informations qu'il a données et les critiques dont fait l'objet l'observation des polluants dans le grand quartier du grand Limoilou. On croirait entendre la réponse qu'il a donnée hier à ma collègue sur les enfants qui sont empoisonnés à l'arsenic à Rouyn-Noranda. Personne n'est rassuré au Québec.

Quand est-ce que le ministre va prendre au sérieux ce que vivent les victimes de la pollution au Québec et qu'il va agir pour vrai?

Le Président : M. le ministre de l'Environnement.

M. Benoit Charette

M. Charette : Je dois vous avouer, M. le Président, j'ai de la difficulté, à bien des égards, mais notamment sur le dossier de l'environnement, à suivre la cohérence dans les propos de Québec solidaire. Il y a quelques semaines, on nous priait de réitérer notre confiance à l'égard des fonctionnaires du ministère, on nous priait de réitérer sur la place publique à quel point ils étaient compétents, ce que j'ai eu l'occasion de démontrer à plusieurs reprises, d'ailleurs. Donc, un jour, on nous demande de réitérer notre appui envers leur expertise. Le second, on nous demande indirectement de les condamner.

Donc, moi, je peux rassurer le collègue, au ministère de l'Environnement, on a des fonctionnaires de très grande compétence, avec une réelle expertise...

Le Président : En terminant.

M. Charette : ...et le suivi est assuré de façon adéquate.

Le Président : Question principale, Mme la députée de Verdun.

Révision des lois sur le statut de l'artiste

Mme Isabelle Melançon

Mme Melançon : Alors, M. le Président, la politique culturelle déposée en juin dernier répond aux préoccupations des différentes associations d'artistes. La mesure 16 du plan d'action prévoit, dans ses actions à court terme, la révision des deux lois sur le statut de l'artiste. On sait que les travaux des comités ont permis de recenser des solutions, en 2018, visant un dépôt rapide des projets de loi. Lors de l'étude des crédits, j'ai demandé à la ministre où on en était avec la révision des lois. Malheureusement, la réponse de celle-ci a été la suivante : Ça va se faire dans l'ordre, et ce n'est pas ici que je

[...]
 

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