Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Travaux parlementaires > Journal des débats > Index du Journal des débats

Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Vente
Groupe Maurice - Services - Impact - 3164-5 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°49, 4 juin 2019, pages 3164-3165

[...]

coeur du problème, M. le Président. Mais heureusement on est au travail. Et encore une fois on est bien conscients que les programmes, oui, par définition, sont uniformes, sont normés et s'appliquent à des situations qui sont générales. Mais il y a toujours des exceptions, et nous mettons tous les efforts pour être capables d'avoir des solutions sur mesure pour ces exceptions.

Le Président : En terminant.

• (14 h 30) •

Mme Guilbault : Je veux assurer tout le monde qu'on travaille très fort pour nos citoyens.

Le Président : Question principale, M. le député de Laurier-Dorion.

Impact de la vente du Groupe Maurice sur les conditions de
travail des employés et la qualité des services offerts

M. Andrés Fontecilla

M. Fontecilla : Merci, M. le Président. Hier, on apprenait que le Groupe Maurice était vendu à des intérêts d'une multinationale américaine. Le Groupe Maurice, au Québec, c'est gros : 2 000 employés, 10 000 résidents, 30 immeubles, dont quatre autres en construction. C'est presque 10 % du marché québécois des résidences privées pour personnes aînées. Cette vente à une multinationale étrangère soulève plusieurs inquiétudes qui concernent autant des ministres, à commencer par la ministre de l'Habitation... On parle ici d'une industrie extrêmement lucrative qui va chercher des milliards dans les poches de nos personnes âgées et des familles qui les soutiennent. M. le Président, l'accessibilité aux logements est déjà menacée par des acheteurs étrangers et par les plateformes d'hébergement touristique comme Airbnb. Quand on connaît la précarité de nos aînés, tout porte à croire que l'arrivée des gros joueurs étrangers pourrait devenir la goutte qui fait déborder le vase.

Qu'est-ce que la ministre de l'Habitation compte faire pour protéger l'accès à des bons logements abordables pour nos aînés?

Le Président : Mme la ministre du Développement régional.

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît!

Mme Marie-Eve Proulx

Mme Proulx (Côte-du-Sud) : Merci, M. le Président. Concernant le Groupe Maurice, je pense que la transaction qui s'est passée hier, c'est important de rappeler que les services et les opérations du Groupe Maurice vont continuer d'être québécois. Ça, c'est important. Je tiens à rassurer la population en disant ça.

La transaction ne comprend pas le volet de gestion. Puis ça, ça va assurer aussi un service de qualité pour les personnes âgées qui habitent dans ces appartements. Le siège social demeure au Québec. Il s'agit d'un partenariat entre une compagnie des États-Unis et le Groupe Maurice. Donc, au niveau immobilier, il y a seulement que les bâtiments qui font partie de la transaction.

C'est important de rappeler que notre gouvernement a décidé d'investir 1 milliard de dollars pour les sièges sociaux au Québec. Ça, c'est important de le mentionner. On va travailler fort à maintenir les intérêts au Québec. C'est l'objectif de notre gouvernement au cours des prochaines années. On y tient.

D'ailleurs, également, on va faire une réforme au niveau d'Investissement Québec qui va permettre aussi d'investir dans ces entreprises. Je pense que c'est important de maintenir un leadership au Québec. Je comprends mon collègue qui est préoccupé par cela, mais je tiens à rassurer les personnes âgées qui habitent dans ces résidences. L'intérêt, c'est que la gestion puis ce volet...

Le Président : En terminant.

Mme Proulx (Côte-du-Sud) : ...d'occupation se fait quand même au Québec et est maintenu au Québec. Ça, c'est important de le mentionner.

Le Président : Première complémentaire. Encore une fois, je vous demande d'être attentifs aux réponses et aux questions. M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.

M. Alexandre Leduc

M. Leduc : Le Groupe Maurice était déjà connu pour être un mauvais employeur qui opère à bas salaires et en sous-effectifs. Imaginez-vous, quand il y a une grève, la loi sur les services essentiels fait en sorte qu'il y a plus de préposés qu'en temps normal. Maintenant que le groupe est vendu à une multinationale américaine, ça risque de se dégrader encore plus. Le ministre du Travail doit écouter le milieu.

Est-ce qu'il va adopter un décret pour garantir des bonnes conditions de travail aux gens qui prennent soin de nos aînés?

Le Président : M. le ministre du Travail.

M. Jean Boulet

M. Boulet : Merci, M. le Président. Absolument. Écoutez, depuis qu'on est au pouvoir, on s'assure que les conditions de travail dont bénéficient les salariés, indépendamment du secteur d'activité, soient respectueuses du régime qu'on s'est donné au Québec. Et, dans la Loi sur les normes du travail, elles s'appliquent, d'ailleurs. Et on est, avec le Groupe Maurice, en contexte syndiqué. Il y a de la négociation de renouvellement de convention collective. La partie syndicale, la partie patronale s'entendent sur des conditions tant normatives que monétaires. Et moi, je me fie au libre processus de négociation...

Le Président : En terminant.

M. Boulet : ...et à la liberté d'association des travailleurs. Merci, M. le Président.

Le Président : Deuxième complémentaire, Mme la députée de Taschereau.

Mme Catherine Dorion

Mme Dorion : Merci. Je rencontre beaucoup, beaucoup, beaucoup d'aînés depuis que j'ai été élue, et ce qu'ils me disent tout le temps, c'est : Je ne veux pas finir dans un CHSLD et je ne veux pas finir dans une maison d'hébergement privé. Ils ont entendu les mêmes histoires d'horreur que nous, dans les médias, à travers leurs amis. C'est des choses qui courent.

Alors, moi, j'aimerais savoir comment la ministre des Aînés va faire pour s'assurer, vraiment s'assurer hors de tout doute que Ventas ne va pas faire pression pour que les dernières et précieuses années de nos aînés ne soient pas simplement considérées comme une manière de faire du profit.

Le Président : Mme la ministre responsable des Aînés.

Mme Marguerite Blais

Mme Blais (Prévost) : Merci, M. le Président. J'ai été en communication avec M. Maurice ce matin, parce que la question des aînés et la question des soins et des services me préoccupent hautement. M. Maurice m'a assuré que la gestion des résidences Maurice était bien sa partie, sa participation, parce qu'il a 15 % des actifs dans l'immobilier. Le siège social va rester au Québec, et toute la partie humaniste que M. Maurice a développée avec sa fondation était tellement importante que, pour lui, il fallait absolument qu'il trouve ce bâilleur de fonds pour continuer sa mission et continuer son oeuvre.

Le Président : En terminant.

Mme Blais (Prévost) : Donc, moi, je suis très, très sécurisée par rapport à ça...

Le Président : Question principale, M. le chef du troisième groupe d'opposition.

Financement fédéral des infrastructures municipales

M. Pascal Bérubé

M. Bérubé : M. le Président, depuis plusieurs semaines, les libéraux fédéraux sont lancés dans une véritable campagne préélectorale et ils font pleuvoir les millions sur les infrastructures du Québec. Mais ils sont très pressés, ils ne s'occupent pas du gouvernement du Québec, ils font des annonces avec les municipalités.

Quand le gouvernement du Québec, lui, veut faire valoir ses priorités, il se fait accuser de faire de la chicane, de faire de l'obstruction, de bloquer. Ça, c'est l'attitude du gouvernement du Canada à l'égard du gouvernement du Québec. Mais il y a plus. Il y a quelques jours, le premier ministre du Canada est venu dire, à quelques mètres de l'Assemblée nationale, que lui, il a des priorités, et ce n'est pas le gouvernement du Québec qui va l'empêcher de faire ses annonces, malgré toutes les traditions qu'on a. Pourtant, la loi M-30 est claire : toute discussion, toute entente en matière d'infrastructure municipale doit passer par le gouvernement du Québec, qui doit être présent.

Alors, au nom de notre juridiction, au nom de notre autonomie, je demande au gouvernement du Québec comment il va faire pour faire respecter les juridictions du Québec et faire respecter nos demandes légitimes à l'égard du gouvernement du Canada.

Le Président : M. le premier ministre.

[...]
 

En Complément