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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Velan inc. (compagnie)
Perte d'emplois - 3293-4 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°51, 6 juin 2019, pages 3293-3294

[...]

Est-ce que la fermeture de Dare, de Sico, de Velan et la vente du Groupe Maurice, ça contribue à ce déclin de l'économie, M. le premier ministre?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, la réalité, c'est que malheureusement on a un écart de richesse négatif de 16 % entre le Québec et l'Ontario. Donc, ça, c'est un fait. On va y travailler, c'est pour ça qu'on va changer complètement le fonctionnement d'Investissement Québec.

Maintenant, je le répète, M. le Président, quand une entreprise comme Velan fait des pertes, il y a des décisions importantes à prendre. Mais savez-vous quoi? Je sais que le chef de l'opposition officielle comprend très bien, qu'il est d'accord avec moi, mais il aime mieux faire de la petite politique.

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît!

Une voix : ...

Le Président : Non, je m'excuse...

Une voix : ...

Le Président : Non, je pense qu'il y a des... Soyez attentifs aux propos que vous utilisez. Il y a des mots qui sont... M. le leader de l'opposition.

M. Proulx : M. le Président, je vais vous donner un coup de main. Vous savez, le premier ministre du Québec n'a pas le droit de faire ce qu'il a fait. Il suscite des débats, il impute des motifs. Je vais lui demander, M. le Président, par vous, de retirer ses propos.

Le Président : M. le premier ministre. M. le premier ministre a retiré ses propos. Je vais vous demander, très rapidement, votre collaboration. Soyez prudent sur les propos à dire. Les propos qui sont dits ne sont pas nécessaires. Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne, question principale.

Pertes d'emploi chez Velan inc.

Mme Dominique Anglade

Mme Anglade : Merci, M. le Président. Alors, aujourd'hui, j'ai une question pour vous, M. le Président. Qui a dit : «Ce n'est pas impossible, ce n'est pas incohérent, c'est même une bonne chose que certains emplois moins payants soient dans des usines à l'étranger»? Est-ce que vous pensez que c'est le président d'une entreprise qui souhaite délocaliser des emplois? Est-ce que vous pensez que c'est le ministre de l'Économie de l'Inde qui cherche à aller recruter des travailleurs à l'étranger pour les amener sur son territoire? Non, M. le Président, c'est le premier ministre du Québec.

M. le Président, la délocalisation, ça existe, mais la dernière chose que le premier ministre du Québec doit faire, c'est cautionner la délocalisation. Son rôle premier, c'est de défendre l'ensemble des Québécois, l'ensemble des travailleurs québécois.

Alors, ma question s'adresse au ministre de l'Économie : Est-ce qu'il cautionne ces propos? Est-ce qu'il est prêt à les répéter en cette Chambre?

Le Président : M. le ministre de l'Économie et de l'Innovation.

M. Pierre Fitzgibbon

M. Fitzgibbon : M. le Président, je répondrais à la collègue députée de Saint-Henri—Sainte-Anne que, comme j'ai dit hier, les problèmes de Velan remontent à 2016. Je connais assez bien la compagnie. Quand M. Leduc a été engagé, il y avait des décisions difficiles à prendre.

Si l'implication du gouvernement avait été si facile, ma collègue l'aurait fait quand elle était au Parti libéral. Donc, la solution n'est pas facile. Alors, aujourd'hui, on fait face à une compagnie qui doit se rationaliser et qui doit protéger les emplois qui vont être payants dans une entreprise qui doit optimiser ses opérations. Et, je pense, la décision qui a été prise est la bonne. D'ailleurs, on va rencontrer la compagnie bientôt pour voir, dans les deux usines qui vont rester au Québec, s'il y a moyen que nos programmes pour améliorer la productivité soient mis en opération.

Deuxièmement, il faut mentionner aussi que les emplois qui vont être perdus, la grande partie va venir par attrition, donc la conséquence pour les familles pour lesquelles on souscrit va être moindre que celle qui est peut-être peinturée par différentes personnes. Donc, dans les circonstances, je pense que c'est une bonne opération.

Le Président : Première complémentaire, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.

Mme Dominique Anglade

Mme Anglade : Je crois comprendre que le ministre de l'Économie ne cautionne pas les paroles de son premier ministre, mais j'ai une question pour le ministre de l'Économie. On parle beaucoup d'emplois payants, à plus de 50 000 $ par année.

Quelle est la proportion de la population québécoise qui gagne moins de 50 000 $ par année? Quelle est la proportion de la population québécoise qui gagne moins de 50 000 $ par année?

Le Président : M. le ministre de l'Économie.

M. Pierre Fitzgibbon

M. Fitzgibbon : C'est une grande proportion, évidemment, sauf qu'on est d'accord que, pour créer des emplois rémunérateurs, ça prend la base. Alors, c'est clair que nous voulons rendre nos sociétés québécoises les plus performantes possible. D'ailleurs, le programme d'Investissement Québec a de l'argent amplement pour pouvoir combler l'écart qui est agrandi depuis plusieurs années.

Alors, en créant des entreprises performantes au niveau mondial, on va pouvoir rehausser le niveau salarial tout en maintenant, de toute évidence, une base d'appui qui est importante pour le développement du Québec.

Le Président : Deuxième complémentaire, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.

Mme Dominique Anglade

Mme Anglade : M. le Président, le chiffre, c'est 70 %. Alors, quand les salaires sont plus bas, le premier ministre défend la délocalisation. Quand les salaires sont plus élevés, il dit qu'ils sont trop élevés et là il manque d'ambition. En fait, il a vraiment tout faux.

Est-ce que le ministre de l'Économie trouve que c'est au premier ministre de décider qui sont les gagnants et les perdants parmi les travailleurs québécois?

Le Président : M. le ministre de l'Économie.

M. Pierre Fitzgibbon

M. Fitzgibbon : Le premier ministre m'a donné un mandat assez important, de, premièrement, combler l'écart de productivité que les compagnies québécoises ont par rapport à l'Ontario ou les États-Unis, écart, en passant, qui est agrandi depuis 15 ans. Alors, pour régler ce problème d'écart là, j'ai les outils maintenant chez Investissement Québec pour pouvoir aider les sociétés à pouvoir combler cet écart-là. Le détail de comment on va le faire, avec qui on va le faire, incombe aux gens du ministère de l'Économie et d'Investissement Québec. Donc, je pense avoir tous les moyens pour livrer l'ambition du premier ministre.

Le Président : Question principale, M. le député de D'Arcy-McGee.

Mesures pour améliorer les conditions de vie des autochtones

M. David Birnbaum

M. Birnbaum : M. le Président, le rapport d'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a été déposé le 3 juin dernier. C'est un rapport historique troublant qui appelle à une réponse claire et rapide du gouvernement du Québec. Il est inacceptable que la ministre responsable, la ministre de la Sécurité publique, la ministre responsable de la Condition féminine, que ce gouvernement ne se soient pas encore prononcés formellement sur cet enjeu. On ne peut pas nier qu'il y a des lacunes et défis dans les moyens mis en place ou à mettre en place pour soutenir les femmes et les filles autochtones. Le gouvernement ne peut être absent ou désintéressé de ces enjeux. Jusqu'à ce jour, nous n'avons presque rien entendu.

Pourquoi ce silence?

Le Président : M. le leader du gouvernement.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : M. le Président, le gouvernement est présent avec les communautés autochtones. D'ailleurs, ma collègue la ministre responsable des Affaires autochtones, depuis qu'elle a été nommée le 18 octobre dernier, travaille en collaboration, de nation à nation, avec les nations autochtones. Nous avons pris connaissance du rapport, et ma collègue

[...]
 

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