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42-1 (27 novembre 2018 - )


Assemblée nationale
Visite - Ex-député - Ferland, Luc - 4374

Assemblée
Fascicule n°66, 2 octobre 2019, page 4374

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(Reprise à 10 h 1)

Le Président : Mmes et MM. les députés, nous allons nous recueillir quelques instants.

Je vous remercie. Veuillez vous asseoir.

Présence de M. Luc Ferland, ex-parlementaire de l'Assemblée nationale

Mmes et MM. les députés, j'ai le plaisir de souligner la présence, dans les tribunes, de M. Luc Ferland, ancien député d'Ungava.

Déclarations ministérielles

À la rubrique Déclarations ministérielles, M. le premier ministre, je vais vous laisser commencer. Je saluerai par la suite.

Publication du rapport de la Commission d'enquête sur les relations
entre les autochtones et certains services publics

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, je veux saluer l'aîné, Mmes les grandes chefs, Mmes les chefs, MM. les grands chefs, MM. les chefs, les représentantes et représentants des Premières Nations et Inuits.

Lundi, le rapport de la Commission d'enquête sur les relations entre les autochtones et certains services publics au Québec a été rendu public. Les constats qui sont faits par les commissaires sont accablants pour l'État québécois. Le rapport évoque des situations troublantes où des membres des nations autochtones sont victimes de discrimination. Ce constat évoque des sentiments douloureux. Ce qui est en cause ici, c'est la dignité humaine. Qu'on soit un enfant, une femme, un homme, qu'on soit d'origine autochtone ou non, on est tous des êtres humains et on a tous le droit à notre dignité. Les femmes autochtones sont celles qui ont subi une large part des préjudices décrits dans le rapport de la commission. L'État québécois n'en fait pas assez, et cette situation est indigne de la société québécoise. En conséquence, j'offre aux membres des Premières Nations et aux Inuits du Québec les excuses les plus sincères de l'ensemble de l'État québécois. L'État québécois a manqué à son devoir envers vous. Il vous demande aujourd'hui pardon.

Et j'ai une pensée toute particulière pour les femmes autochtones qui ont vécu les tristes événements de Val-d'Or. Je tiens à saluer leur courage. Ces excuses sont nécessaires. C'est très important, mais ce n'est pas suffisant. On doit comprendre les raisons qui ont mené à cette situation et, à partir de là, on doit changer les choses. Comme pour le Québec tout entier, on doit faire plus, on doit faire mieux, on doit le faire avec les membres des Premières Nations et les Inuits. Comme je le disais dans mon discours inaugural, on doit travailler ensemble à développer le Québec pour le bien commun de nos nations respectives.

Aujourd'hui, par cette déclaration, je vous confirme que le Québec va répondre présent. Je souligne aussi la responsabilité du gouvernement canadien, pas pour nous décharger de la nôtre, mais pour en appeler à une collaboration avec les nations autochtones à tous les instants. À partir de maintenant, le gouvernement va examiner soigneusement chacune des recommandations et travailler de concert avec les communautés autochtones. Le rapport souligne, à juste titre, que la méconnaissance de la réalité autochtone est hautement nuisible aux relations entre nos nations. Il y a trop de stéréotypes qui sont encore véhiculés à propos des autochtones. On doit s'efforcer de reconnaître concrètement et au quotidien l'existence des nations avec qui nous partageons le territoire. On doit apprendre à mieux nous connaître, à mieux s'apprécier pour mieux se rapprocher.

Les constats de la commission sont accablants, c'est certain, mais je veux absolument terminer sur une note d'espoir. On peut et on doit améliorer nos relations et réunir les conditions qui permettront aux communautés autochtones et aux Inuits du Québec de s'épanouir. Il n'y a pas de fatalité, parce qu'à côté de tous les ratés constatés dans le rapport de la commission et les drames vécus, il y a des réussites, des réussites de cohabitation fructueuses entre nos nations respectives qui montrent que c'est possible. Pour qu'on réussisse, l'État québécois doit absolument éviter d'imposer ses solutions. Le mot-clé, c'est «respect».

Le rôle de l'État et de la nation québécoise, c'est d'être aux côtés des nations autochtones dans les bons comme dans les moments les plus difficiles. Dans tous les cas, le strict minimum consiste à respecter la dignité humaine et nos valeurs profondes. C'est notre devoir. C'est la promesse qu'on doit tous se faire, tous les élus, tous les employés des services publics et tous les Québécois. Merci.

(Applaudissements)

Le Président : ...je cède maintenant la parole à M. le chef de l'opposition officielle pour ses commentaires.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Merci, M. le Président. À mon tour, je salue les chefs, grands chefs et aînés qui sont parmi nous aujourd'hui. Et je salue la demande de pardon présentée par le premier ministre au nom de l'État québécois envers les peuples autochtones. Je joins ma voix à la sienne afin d'offrir mes excuses. L'ensemble de la communauté québécoise est interpelée par cette

[...]
 

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