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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Aide financière
Enfant handicapé - Parent - 4514-5 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°68, 8 octobre 2019, pages 4514-4515

[...]

Le Président : En terminant.

Mme Guilbault : ...comme je le disais, mais nous agissions déjà sur la problématique, M. le Président.

Le Président : Première complémentaire, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.

M. Alexandre Leduc

M. Leduc : Si je le déduis, ce que la ministre est en train de dire, c'est qu'elle reconnaît que le problème existe, mais elle ne s'est pas vraiment prononcée sur son existence à l'extérieur de l'île de Montréal. C'est ça qui nous inquiète aujourd'hui, M. le Président. Parce que le profilage racial, c'est très sérieux, c'est un problème dénoncé dans presque tous les corps de police des grandes villes et d'autres petites villes en Amérique du Nord.

Est-ce qu'elle est en train de sérieusement affirmer qu'il n'y a aucune forme de discrimination au sein des autres corps de police, la SQ, par exemple, le Service de police de Québec, et autres, M. le Président?

Le Président : Mme la ministre de la Sécurité publique.

Mme Geneviève Guilbault

Mme Guilbault : Bien, M. le Président, au contraire, je viens d'affirmer clairement que nous sommes conscients de cette problématique-là, nous l'étions avant le dépôt du rapport d'hier, et que c'est une problématique globale qu'il faut aborder dans son ensemble. C'est pour ça qu'on a un comité de travail qui est en place depuis plusieurs années, auquel j'ai demandé d'adjoindre des représentants de la société civile. Et je pensais que ce serait quelque chose qui serait bien reçu de la part de Québec solidaire, puisque je pense qu'on doit avoir une réflexion qui est plus inclusive que strictement limitée au milieu policier.

On est aussi en train d'organiser avec l'École nationale de police un séminaire sur le profilage racial et social qui se tiendra au printemps prochain. Et donc nous sommes vraiment en action, M. le Président, depuis déjà plusieurs mois pour trouver des solutions et mieux orienter les actions...

Le Président : En terminant.

Mme Guilbault : ...des organisations policières.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le député.

M. Alexandre Leduc

M. Leduc : Deux semaines, deux rapports, un même constat : certains Québécois sont moins égaux que d'autres. Le rapport Viens, le rapport du SPVM viennent confirmer noir sur blanc que la discrimination systémique existe au Québec. Une police moderne, c'est une police qui ne discrimine pas.

La ministre abordera-t-elle de front la question de la discrimination systémique et du profilage racial dans son livre vert?

• (14 h 30) •

Le Président : Mme la ministre de la Sécurité publique.

Mme Geneviève Guilbault

Mme Guilbault : Oui. Merci, M. le Président. Bien, effectivement, j'ai parlé du fait qu'on est déjà en consultation avec des représentants de la société civile pour les travaux qui sont déjà en cours. C'est effectivement une question qui pourrait être abordée dans le cadre de la vaste réflexion que je souhaite lancer à la suite du dépôt du livre vert en décembre prochain.

Pour ce qui est du rapport du commissaire Viens, comme vous le savez, il y aura une rencontre, le 17 octobre prochain, qui va nous permettre de lancer les travaux d'évaluation et de priorisation des recommandations. Et les volets policier et judiciaire seront bien sûr abordés. Alors, comme vous voyez, M. le Président, on pose déjà plusieurs gestes concrets en la matière, des gestes qui allient la réflexion à l'action. C'est la façon dont on a gouverné jusqu'à maintenant et c'est la façon dont on entend continuer de gouverner, entre autres dans les enjeux de sécurité publique.

Le Président : Question principale, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.

Aide financière aux parents d'enfants lourdement handicapés

Mme Jennifer Maccarone

Mme Maccarone : Merci, M. le Président. Cet après-midi, je veux vous parler de Gabrielle. Gabrielle a 21 ans, elle ne bouge pas, elle ne marche pas, elle ne parle pas. La famille de Gabrielle profite du programme de soutien à la famille à titre de proches aidants. Le 11 juin dernier, c'est un soupir de soulagement que la famille a poussé en apprenant que l'enveloppe du programme serait bonifiée de 7,8 millions de dollars et qu'ils obtiendraient 100 $ de plus suite à l'annonce de la ministre. Depuis, ils attendent et ils attendent encore, M. le Président.

Est-ce que la ministre peut nous dire combien de familles ont reçu le 100 $ promis par la ministre responsable des Proches aidants le 11 juin dernier?

Le Président : Mme la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Mme Marguerite Blais

Mme Blais (Prévost) : M. le Président, c'est une excellente question, et je vais prendre en délibéré sa question et lui donner une réponse précise. On a annoncé 7,8 millions, mais je suis incapable de dire combien de personnes qui ont reçu l'augmentation. Il y a 3 200 personnes qui attendaient depuis les années 80, 80, pour recevoir le programme Soutien aux familles, qui n'obtenaient rien. Donc, en investissant 7,8 millions, c'était à la fois pour toucher les familles qui attendaient, mais aussi pour augmenter de 100 $.

Alors, si cette famille-là ne l'a pas reçu, je vais m'organiser pour que ça se fasse dans les plus brefs délais.

Le Président : Complémentaire, Mme la députée.

Mme Jennifer Maccarone

Mme Maccarone : Oui. Les parents de Gabrielle ont finalement reçu une lettre qui disait, et je cite : «Dans une perspective de pouvoir offrir un soutien financier à plus de familles, la direction a décidé de réviser la distribution des montants octroyés...» Le résultat, c'est que Gabrielle ne recevra jamais le 100 $, et, pire encore, on lui coupe 374 $.

Combien de familles d'enfants handicapés le gouvernement a coupées?

Le Président : Mme la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Mme Marguerite Blais

Mme Blais (Prévost) : M. le Président, je n'ai pas l'information que ma collègue a actuellement, mais, si ça se passe de cette façon-là, je tiens à vous dire que ça ne se passera pas comme ça. On a fait des annonces précises. On a augmenté de 7,8 millions, ce que vous n'aviez jamais fait par le passé, quand vous étiez au pouvoir. Nous l'avons fait. Et, si, à l'intérieur des CISSS et des CIUSSS, on coupe, on n'acceptera pas ça. On est au pouvoir, on est au gouvernement, on a une responsabilité ministérielle, et cette responsabilité-là sera respectée à l'intérieur des CISSS et des CIUSSS du Québec.

Le Président : Mme la députée de Westmount—Saint-Louis, deuxième complémentaire.

Mme Jennifer Maccarone

Mme Maccarone : Avec beaucoup de respect, M. le Président, pas plus tard que la semaine dernière, la ministre a dit que son annonce permettrait aux 20 000 familles qui recevaient cette prestation d'avoir une augmentation et de 3 600 autres de recevoir de l'aide. Dans les faits, on a coupé des familles.

C'est un manque d'humanité. La ministre doit agir et mettre fin à cette injustice.

Le Président : Mme la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Mme Marguerite Blais

M. Blais : M. le Président, je reçois de l'information parcellaire. Premièrement, j'aimerais obtenir les coordonnées des parents de Gabrielle. J'aimerais aussi obtenir plus d'informations, si la députée de Westmount—Saint-Louis en a.

Mais je tiens à vous dire, je tiens à vous rassurer, rassurer tout le monde, rassurer les familles qui nous écoutent, il n'y a personne qui va être coupé, et ce que nous avons annoncé sera respecté. Quand on promet quelque chose ici, au gouvernement de la Coalition avenir Québec, on va jusqu'au bout, et nous allons aller jusqu'au bout et respecter cet engagement.

Le Président : Question principale, M. le député des Îles-de-la-Madeleine.

Mesures pour la protection et la promotion du français

M. Joël Arseneau

M. Arseneau : Merci, M. le Président. Alors, vendredi dernier, le Parti québécois a interpelé le gouvernement sur la langue française. Nous avons rappelé une fois de plus nos propositions, rappelé l'importance d'agir pour renforcer

[...]
 

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