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42-1 (27 novembre 2018 - )


Québec (région)
Lien interrives - Accès à l'information - 4642-3 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°70, 10 octobre 2019, pages 4642-4643

[...]

Questions et réponses orales

Nous en sommes maintenant à la période des questions et réponses, orales, et je cède la parole au chef de l'opposition officielle.

Accès à l'information sur le projet de troisième lien entre Québec et Lévis

M. Pierre Arcand

M. Arcand : M. le Président, le gouvernement nage, comme c'est son habitude, en pleine improvisation. Cette semaine, le ministre des Transports a refusé de révéler les études en cours sur le troisième lien et le coût du projet. La seule réponse qu'on obtient, c'est : En temps et lieu.

M. le Président, ce n'est pas très sérieux. On refuse de dévoiler les détails du tracé, on refuse de dévoiler le nombre de voies, on refuse de dévoiler les coûts. Certains jours, on nous dit qu'il va y avoir du péage, d'autres, non. Certains jours, ils ont besoin du fédéral, d'autres fois, non. Mais on nous dit que ça avance. Et ce qui est le plus ironique, c'est que, lorsqu'on demande plus d'information sur cet important projet, on nous accuse d'être contre.

M. le Président, nous sommes favorables à un lien entre Québec et Lévis. On veut se lever pour obtenir des réponses. On veut se lever pour avoir...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît!

M. Arcand : ...le meilleur projet possible. Pas question...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît!

M. Arcand : ...que le premier ministre gère le dossier comme ses maternelles quatre ans ou encore les tarifs d'Hydro. Le premier ministre doit permettre à la population d'obtenir les réponses aux questions que tout le monde se pose sur ce projet.

Peut-il faire entendre raison à son ministre et accepter la demande du député de La Pinière afin d'échanger avec le directeur du bureau du projet?

• (10 h 10) •

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, pendant plusieurs années, le Parti libéral a été pour un troisième lien et, pendant plusieurs années, ils n'ont pas été capables de nous dire le coût de ce projet-là. M. le Président, contrairement au gouvernement libéral, nous, on a mis en place tout ce qui est nécessaire pour bien évaluer les différents scénarios, bien évaluer le coût de ce projet-là. M. le Président, dès que les informations seront disponibles, on les rendra publiques. Pour l'instant, les gens travaillent sur le projet, et les études avancent bien, mais elles ne sont pas complétées.

Le Président : Première complémentaire. La parole appartient au chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Hier, à Québec, il y avait un débat économique dans le cadre de l'élection fédérale. Des partis ont dit : On est prêts à faire un chèque. D'autres ont dit : Le projet n'existe même pas. Raison de plus d'entendre le directeur du bureau de projet. Pourquoi vous le cachez dans un bureau? Comme le député de La Peltrie l'a déjà dit, les citoyens doivent avoir toute l'information.

Pourquoi le premier ministre refuse-t-il d'écouter les paroles de son député, d'informer la population maintenant, pas dans des mois?

Le Président : Je vous rappelle, le terme «cachez»... Attention, encore une fois, à des mots à être utilisés. M. le premier ministre, votre réponse.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, à l'époque du gouvernement libéral, je ne sais pas si le directeur du projet était caché, ou s'il y en avait un, ou si c'était un fantôme, mais on n'a jamais réussi à avoir aucune information. M. le Président, contrairement à ce qu'a fait le Parti libéral, nous, on va bien étudier, bien chiffrer, bien évaluer les différents scénarios. Lorsque les informations seront disponibles, on va les rendre publiques.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Je ne sais pas, M. le Président, si le premier ministre écoute la radio, mais les gens de Québec questionnent actuellement la gestion du dossier par la Coalition avenir Québec. Qu'est-ce que ça veut dire, un troisième lien vert? Combien y aurait-il de voies pour les automobilistes? La population n'en peut plus de l'improvisation.

Êtes-vous au moins capables de dire aux gens de Québec — je vais m'essayer là-dessus — si ça va coûter plus ou moins que les 2 milliards avancés par le député de La Peltrie l'an dernier?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, on a un parti libéral qui dit : Ne faites pas ce que j'ai fait, mais faites ce que je dis. Mais, M. le Président, alors que le Parti libéral n'a rien fait pendant des années, nous, on a du monde au travail, là. On a actuellement une dizaine de personnes qui travaillent à temps plein à évaluer le coût du troisième lien. Quand le travail va être complété, on va faire les choses correctement, mais, quand le travail sera complété, on rendra publiques les données.

Le Président : Troisième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Encore une fois, M. le Président, le premier ministre essaie de gagner du temps. Personne ne veut une autre catastrophe comme sa gestion du dossier des maternelles quatre ans. Les gens de Québec veulent que ce soit géré de façon serrée.

Si ça va si bien, si ça avance tellement bien, pourquoi bâillonner Frédéric Pellerin, le directeur du bureau de projet. Lui, il a les réponses. Laissez-le répondre.

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, quand le chef du Parti libéral parle de catastrophe, il devrait se regarder un peu dans le miroir. C'est le gouvernement libéral, puis il était là, qui a donné beaucoup trop d'argent aux médecins spécialistes. On est en train de récupérer l'argent des Québécois qui a été donné en trop...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît!

M. Legault : ...avec la mauvaise gestion du gouvernement libéral. Donc, s'il vous plaît, évitez de donner des leçons puis regardez-vous dans le miroir.

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! S'il vous plaît! Je vous demande votre collaboration habituelle, c'est-à-dire celle d'être attentifs tant aux questions qu'aux réponses. La parole n'appartient maintenant qu'à la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.

Projet d'investissement du gouvernement dans
l'entreprise française Flying Whales

Mme Dominique Anglade

Mme Anglade : Merci, M. le Président. Alors, on apprend ce matin que le ministre de l'Économie est prêt à investir 30 millions de dollars de deniers publics dans une entreprise qui est soupçonnée d'espionnage. M. le Président, ça ne s'invente pas. Un employé de Boeing a même été condamné à 15 ans de prison pour avoir volé des secrets qu'il aurait vendus à l'entreprise. À la question : Est-ce que le ministre est à l'aise avec ça?, il répond : Oui, je suis à l'aise avec le risque que je prends.

Alors, vous savez que les premières personnes qui nous regardent, ce sont les gens qui sont aux États-Unis. Ils nous scrutent à la loupe. On l'a expérimenté par le passé. Au niveau du ciment, ils nous regardent. L'aluminium, l'acier, ils regardent tout ce qu'on fait. Ils regardent le bois d'oeuvre, ce que l'on fait, l'aérospatiale, ce que l'on fait. On est scrutés à la loupe.

[...]
 

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