Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Travaux parlementaires > Journal des débats > Index du Journal des débats

Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Voie réservée
Autoroute - Aménagement - Budget - 7617-8

Assemblée
Fascicule n°106, 11 mars 2020, pages 7617-7618

[...]

La Présidente (Mme Gaudreault) : Clarifiez votre question.

M. Marissal : Oui, merci, Mme la Présidente. Je comprends l'idée qu'on ne peut pas, évidemment, jouer à cartes ouvertes complètement avant d'envoyer un appel d'offres sur la place publique. Je comprends ça pour des raisons évidentes. La question, ce n'est pas ça. Vous avez un modèle, du moins théorique, qui vous permet de faire des calculs, puisque vous avez réellement deux colonnes, là : transport collectif... On ne s'entend peut-être pas sur les chiffres, là, ou sur la provenance de l'argent, mais vous avez deux colonnes : transport collectif, transport routier. Peu importe combien ça coûte, peu importe, dans le sens de... ce n'est pas ça, la question. La question, c'est comment vous allez le diviser.

La Présidente (Mme Gaudreault) : M. le ministre.

M. Dubé : Bon, une très bonne question. Ce que j'aimerais vous dire pour le moment, c'est : Tant qu'on n'aura pas fini l'analyse détaillée dont je parle depuis tout à l'heure... Vous savez, puis là je vais essayer d'être un peu plus précis, il y a différentes stations qui vont se faire autant sur la Rive-Sud que sur la Rive-Nord. Vous avez vu certains croquis. Ce sont des stations qui sont sur la base d'un métro, c'est-à-dire que le tunnel est en profondeur, et on doit faire des tunnels d'accès ou des ascenseurs d'accès qui vont jusqu'à la surface. Il y a une portion importante de ces différentes stations là qui fait partie du coût du transport collectif. Si on n'avait pas ces stations-là, bien, on aurait uniquement un transport terrestre puis on n'aurait pas cette... Le coût de tout ce détail-là, de toute cette composante-là doit être fait au cours de l'étude qui est en cours en ce moment.

Alors, c'est pour ça que je vous dis : Ce n'est pas une question de ne pas vouloir être transparent, mais ces études-là se font parce qu'il a été décidé, surtout lorsqu'il y a eu le changement du tracé, parce qu'il était vraiment pensé pour être plus vers le transport collectif, que ces différentes stations là ont un impact sur le coût, puis on veut être capable de bien les compter. Ça va?

La Présidente (Mme Gaudreault) : M. le député de Rosemont.

M. Marissal : Outre le troisième lien, est-ce qu'il y a des projets où il y a du transport collectif où vous avez dû justement faire cette répartition, ou alors vous êtes en train de réfléchir à cette répartition des deux enveloppes?

La Présidente (Mme Gaudreault) : M. le ministre.

M. Dubé : Bien, écoutez, il y a une... En ce moment, dans le 43,8, là, je le répète, il n'y a pas la portion de transport collectif qui se rapporte au troisième lien. Le 43,8 se rapporte aux six projets de transport collectif, incluant celui de Québec, et aussi tous les PAB... les «PAB», excusez-moi, les PAB, je ne suis pas dans le bon dossier. On est dans les voies réservées pour autobus, les UAB, et les voies réservées.

Alors donc, il y a plusieurs projets. Je pense que, je ne veux pas faire d'erreur, là, il y en a plus qu'une dizaine qui sont énumérés à la page A.8. Alors donc, c'est pour ça qu'on a voulu le présenter, parce qu'en ce moment... Un des grands thèmes de notre PQI d'hier, c'était d'annoncer ces nombreux projets là pour être capable de les mettre à l'étude et, dans la prochaine année, dans les prochains 12 à 18 mois, lorsque les études seront complétées, de venir avec des montants beaucoup plus précis dans le PQI.

La Présidente (Mme Gaudreault) : M. le député de Rosemont.

M. Marissal : Le projet de troisième lien est particulier dans sa forme et, je dirais, dans sa forme évolutive. Ça oblige à une certaine créativité. Il y a d'autres projets dans le routier. Parce qu'au départ, le troisième lien, on était dans la catégorie routier, là. Je pense qu'on peut s'entendre là-dessus. Il y a d'autres projets beaucoup plus classiques qu'on nous annonce dans le routier : la 13, la 15, la 19, la 20, la 30, la 40, la 50. J'en oublie peut-être. Il y a du transport collectif, d'une façon ou d'une autre, qui passe là-dessus aussi.

Allez-vous faire le même type de calcul? Puis là, après ça, comment on fait ce type de calcul? C'est par tête de pipe? C'est-u par passage? Comment on fait ça?

La Présidente (Mme Gaudreault) : M. le ministre.

M. Dubé : C'est intéressant. Vous avez deux types de voies réservées. Il y a des voies réservées que j'appellerais de nature plus temporaire — puis là je vois mon ministre des Transports qui va surveiller ma réponse, alors c'est très bon — des voies UAB. Puis je vous donne l'exemple de celle qui est en ce moment en développement sur la 30, c'est une voie d'accotement qui est beaucoup moins dispendieuse qu'une voie réservée qui ne serait réservée, par exemple... qui aurait besoin d'une infrastructure beaucoup plus importante.

Alors, en ce moment, on a deux enjeux. On a un enjeu de transition temporaire, c'est-à-dire que, les gens qui sont dans des trafics importants, comme sur la 30, ce qu'on veut, c'est rapidement leur donner un accès à du transport collectif sur l'accotement mais un accotement qui est sécuritaire. Mais peut-être qu'à long terme ce qu'on veut, c'est leur donner une voie réservée, qui est beaucoup plus onéreuse, mais qu'on pourra décider après d'avoir vu les bénéfices de l'achalandage d'une UAB.

Alors, c'est dans ce sens-là que ce n'est pas un coût par utilisateur, c'est beaucoup plus un coût de quel genre de structure. Est-ce qu'on fait une structure temporaire comme une UAB ou on fait une structure permanente? Puis j'aurai après, dans quelques minutes, un bulletin de mon ministère... mon ministre des Transports pour me dire si j'ai bien répondu à votre question.

La Présidente (Mme Gaudreault) : M. le député de Rosemont.

M. Marissal : Bien, sans avoir la prétention de vous donner un bulletin, le mien ne serait pas si reluisant parce que vous n'avez pas répondu à ma question.

Une voix : Ah! ce n'est pas nouveau.

M. Marissal : Vous n'avez pas répondu à ma question. La 13, la 15, la 19, alouette, là, c'est des projets assez classiques d'autoroute. Des fois, on met du transport en commun, des fois on n'en met pas. Comme l'ancien pont Champlain, où, des fois, le bus passait, des fois il ne passait pas.

Comment vous allez le calculer, ça? Est-ce que vous êtes en train de nous dire que vous allez changer le mode de calcul d'attribution selon les enveloppes parce qu'il va y avoir une voie réservée? Puis comment vous allez calculer ça?

Parce que, sinon — je veux juste finir, pour que je sois clair, là, parce que je n'ai pas beaucoup de temps — sinon, on construit une autoroute, une bonne vieille autoroute, là, à deux, trois, quatre voies avec un accotement, puis c'est tout dans le... routier, puis c'est tout du budget routier. Là, vous venez d'introduire une autre affaire avec des variables assez complexes. Est-ce que vous me comprenez?

• (15 h 20) •

M. Dubé : Je vous comprends très bien, mais dans le... Je vous comprends très bien, M. le député, mais, dans le cas que vous me nommez, lorsqu'on parle de la 15, la 19, etc., ou la 30, que je vous donnais comme exemple, ce sont des autoroutes existantes. Ce qu'on veut, c'est faciliter la fluidité des gens qui sont déjà pris dans le trafic dans ces autoroutes-là et leur donner un arrangement pour que le trafic soit plus fluide.

Alors, en ce moment, ce n'est pas une question de dire qu'on construit une nouvelle autoroute. Ce sont des aménagements que l'on veut faire sur ces autoroutes-là, à court terme, pour faciliter la fluidité. Parce que je vous donne l'exemple précis de la 30 encore...

La Présidente (Mme Gaudreault) : Malheureusement, M. le ministre...

M. Dubé : C'était trop...

La Présidente (Mme Gaudreault) : ...c'est terminé pour le bloc disponible à la deuxième opposition.

Nous allons maintenant passer au bloc d'échange avec le représentant du troisième groupe d'opposition, M. le député de René-Lévesque. Et vous disposez d'un temps d'échange de 10 min 25 s. La parole est à vous.

M. Ouellet : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Donc, à mon tour de vous saluer, M. le président du Conseil du trésor.

D'entrée de jeu, j'aimerais qu'on discute un peu de votre volonté d'augmenter le PQI de 15 milliards pour les 10 prochaines années. Vous l'avez fait l'année passée. Vous l'avez déjà monté à 115. On est maintenant rendus à 130. Et, lorsqu'on regarde les sommes qui ont été budgétées et dépensées l'année passée, nous étions aux alentours de 11,4 milliards de dépensés. J'imagine que, lorsqu'on va terminer l'année, les chiffres vont se calculer. Et ce que je veux savoir, M. le président du Conseil du trésor...

Donc, vous avez augmenté le PQI de 15 milliards. Avez-vous fait une évaluation de l'impact de l'augmentation de ce PQI là sur la capacité des entreprises de répondre à cette demande ou à cette augmentation de demande là? Lorsque le budget a été annoncé, plusieurs organismes issus du monde des entreprises ou du patronat ont souligné que, dans le budget en question, on ne faisait pas assez référence à des mesures qui donneraient un coup de main pour la pénurie de main-d'oeuvre. Donc, j'aimerais savoir... Avant de prendre la décision de monter de 15 milliards le PQI pour les 10 prochaines années, avez-vous fait une étude ou avez-vous entre les mains une étude qui vous dit : Il n'y a aucun problème, même si on augmente le PQI, on monte à 11 milliards en 2021, à 12 milliards en 2022, à 13 milliards en 2023, le marché est capable de l'absorber, les entrepreneurs sont disponibles, les employés seront au rendez-vous, et les prix, surtout, ne seront pas à la hausse?

La Présidente (Mme Gaudreault) : M. le président du Conseil du trésor.

M. Dubé : Très bien. Merci beaucoup. Alors, c'est intéressant de voir qu'au cours des dernières années, juste pour mettre en perspective, on prévoyait des montants au PQI sur une base annuelle. Puis, dans ce temps-là, on était plus dans l'ordre de 9 ou 10 milliards par année parce qu'on avait un PQI de 100 milliards et qu'on n'était pas capables d'investir à totalité des montants. On parlait plus d'un problème d'efficacité, puis les taux de réalisation étaient de l'ordre de 80 %, 82 %. Alors, c'est évident que la première question qu'on s'est posée l'an dernier... Lorsqu'on l'a augmenté à 115, ce qui veut dire une moyenne d'à peu près 11 milliards par année, les premières questions qu'on se faisait demander, c'était : Est-ce que ça vaut la peine, parce que... Est-ce que vous allez être capables de l'investir? Nos premiers estimés cette année...

[...]
 

En Complément