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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Aluminerie de Bécancour inc. (compagnie)
Conflit du travail - 811-2 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°18, 26 février 2019, pages 811-812

[...]

M. Pascal Bérubé

M. Bérubé : M. le Président, ce n'est pas qu'il ne va pas assez vite, c'est qu'il ne va pas assez loin. Et notre position en matière de laïcité va beaucoup plus loin que celle de la Coalition avenir Québec. S'il est sérieux dans ce qu'il entreprend en matière de laïcité, il va considérer l'abolition du cours d'éthique et culture religieuse, sinon il va se retrouver dans le même camp que le Parti libéral, qui l'a créé, et Québec solidaire, qui ne veut pas l'abolir.

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, je répète au chef du deuxième groupe d'opposition qu'on est d'accord pour une réforme importante du cours d'éthique et de culture religieuse. Pourtant, le chef de la deuxième opposition était avec moi quand on l'a mis en place, ce nouveau cours. Évidemment, il y a encore des améliorations à apporter.

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît!

M. Legault : Je comprends que le chef de la deuxième opposition le voit comme nous, qu'il y a des choses à apporter, à changer, mais on n'est pas obligés de jeter le bébé avec l'eau du bain. On a le droit d'expliquer l'histoire des religions aux personnes, aux jeunes qui viennent dans nos écoles. Donc, j'espère qu'on va pouvoir travailler ensemble sur ce dossier-là.

Le Président : Question principale, M. le député de Vimont.

Conflit de travail à l'Aluminerie Bécancour inc.

M. Jean Rousselle

M. Rousselle : Merci, M. le Président. Depuis plus d'un an, 1 030 travailleurs et travailleuses d'ABI ont été mis en lock-out par la compagnie. Ces travailleurs et travailleuses sont privés de leur gagne-pain. À son arrivée en poste, le ministre du Travail a tenté de se montrer rassurant, mais sans succès. Il s'est rendu à Pittsburgh, il a annoncé aussi la mise sur pied d'un conseil de médiation. Devant l'impasse, il a annoncé la création d'un comité restreint.

Le ministre du Travail s'était commis sur la date du 30 novembre afin d'arriver à une entente. Première échéance, échec. Il s'est ensuite commis sur la date du 21 décembre. Encore un échec. Nous sommes le 26 février et toujours pas de résultat. Rappelons qu'en campagne électorale le premier ministre avait déclaré qu'il allait intervenir personnellement afin de régler ce conflit rapidement. Le syndicat veut maintenant aller en arbitrage, mais pas la compagnie.

Le ministre peut-il nous indiquer quelle solution il retient finalement, et c'est quoi, maintenant, sa nouvelle échéance?

Le Président : M. le ministre du Travail.

M. Jean Boulet

M. Boulet : Merci, M. le Président. Ce que j'apprécie de la déclaration de mon collègue, c'est qu'il met en relief l'inaction du gouvernement libéral. Le lock-out a effectivement été déclaré le 11 janvier 2018, et, entre le 11 janvier 2018 et le 1er octobre de l'année dernière, rien. Nomination d'un médiateur spécial; au-delà, rien.

Nous avons été en action, et mon collègue vient de bien identifier les actions qui ont été prises depuis notre assermentation : formation d'un conseil de médiation, rencontres avec les parties, détermination d'un échéancier, formation d'un groupe d'experts. Il y a des solutions, il y a un arbitrage de différents potentiels, il y a une proposition de règlement qui peut venir. Il y a aussi, évidemment, d'autres solutions. Si nos collègues devant nous peuvent nous exprimer ou nous proposer d'autres solutions, vous êtes les bienvenus. Mais j'apprécie que vous mettiez en relief ce que nous avons fait depuis le 1er octobre. Merci.

Le Président : Première...

Une voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! Première complémentaire, M. le député de Vimont.

M. Jean Rousselle

M. Rousselle : M. le Président, nous ne sommes pas en mars 2018 et ni en juin 2018. Nous sommes maintenant en février 2019. Le conflit dure maintenant depuis plus d'un an. Le ministre est en poste depuis le 18 octobre 2018. Il a posé lui-même deux échéanciers, qu'il a même dû repousser dû à son incapacité à trouver une solution.

À quand, M. le Président, une piste de solution pour les travailleurs et travailleuses d'ABI?

Le Président : M. le ministre de l'Emploi.

M. Jean Boulet

M. Boulet : Merci, M. le Président. Les personnes qui sont aguerries en matière de négociation connaissent l'importance de la confidentialité des échanges. Lors des rencontres que j'ai eues avec les parties, elles m'ont exprimé clairement non seulement leur volonté de négocier, mais leur volonté de faire une entente entre elles-mêmes. Il faut parfois donner le temps aux discussions. Il y a évidemment des options. Il y a des alternatives qui sont analysées par les parties. Je les ai rencontrées de nouveau la semaine dernière. On ne cesse d'être en action. Il y a des opportunités qui se présentent...

Le Président : En terminant.

M. Boulet : ...et il y a des décisions à prendre, et on fait le suivi. Merci.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le député de Vimont.

M. Jean Rousselle

M. Rousselle : Merci, M. le Président. Le ministre a passé sa carrière à représenter les employeurs en conflit de travail. Il ne réussit pas à trouver une solution.

Est-ce que le premier ministre peut s'en mêler, et de rencontrer les travailleurs, travailleuses qu'il s'est engagé... et à leur parler à ce qu'il entend faire?

Le Président : M. le ministre de l'Emploi.

M. Jean Boulet

M. Boulet : M. le Président, lors de la dernière campagne électorale, ça a toujours été clair dans les propos du premier ministre et dans les miens, ainsi que mon collègue de Bécancour-Nicolet, le dossier de lock-out que vous avez laissé en plan entre le 1er janvier et le 1er octobre 2018, on en fait une priorité. On est constamment actifs, les médias le reconnaissent en Mauricie et au Centre-du-Québec. Laissez-nous aller, laissez les parties négocier. Elles ont un devoir de négocier de bonne foi. On les laisse aller. Et l'hypothèse d'un règlement viendra en temps et lieu. Merci.

Le Président : Question principale, Mme la députée de Mercier.

Mesures favorisant le recyclage du verre

Mme Ruba Ghazal

Mme Ghazal : Merci, M. le Président. Je veux, aujourd'hui, parler de la crise du recyclage au Québec. Le lobby Éco Entreprises Québec, qui représente les Coca-Cola et les Nestlé de ce monde, a déposé, aujourd'hui, son rapport du projet pilote Verre innovation. Ce lobby se targue, depuis tôt ce matin, sur toutes les tribunes, que son projet est un véritable succès, mais le ministre de l'Environnement doit faire très attention parce qu'il y a clairement ici une tentative de maquiller la réalité. La technologie est très coûteuse. Elle est difficile à utiliser, fragile et pas adaptée à notre climat. Pire, cette technologie ne permet pas de faire la base du recyclage, qui est de faire du verre avec du verre. Karel Ménard, le plus grand expert de la question au Québec, a démissionné jeudi dernier, et il faisait partie du comité de suivi du projet pilote.

Est-ce que le ministre de l'Environnement va, comme les libéraux avant lui, gober aveuglément tout ce que le lobby Éco Entreprises Québec lui dit?

Le Président : M. le ministre de l'Environnement.

M. Benoit Charette

M. Charette : Merci, M. le Président. Question importante, et ce qu'on a eu l'occasion de répéter à plusieurs reprises ces dernières semaines, c'est que la question de la consigne ne doit pas être une solution en soi. Le mandat qui m'a été clairement confié par le premier ministre est celui de regarder l'ensemble de la gestion des matières résiduelles. La récupération en fait partie, le recyclage en fait partie, et plusieurs rapports sont attendus dans les prochaines semaines et les prochains mois.

La collègue fait mention d'un rapport qui a été déposé par une entité, Éco Entreprises Québec. Actuellement, il y a également la CMM qui consulte ses villes membres et qui se propose de tenir une consultation au cours des prochaines semaines pour un rapport qui, lui, serait publié à la fin de l'été. Il y a également l'UMQ, que je rencontrais pas plus tard

[...]
 

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