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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )


Sécurité
Bureau de circonscription - Mesure - 8111-2

Assemblée
Fascicule n°115, 4 juin 2020, pages 8111-8112

[...]

courtoisie, la gentillesse, le professionnalisme, la qualité des services que les membres de l'Assemblée nationale peuvent offrir et donner aux députés. Vraiment, là, je tiens à vous le dire, c'est notoire, c'est agréable de travailler ici. Et on ne se rappellera jamais... Il faut avoir perdu ce privilège-là, en fait, pour se rendre compte à quel point ça nous manque, et que c'est extraordinaire, et que c'est un privilège de travailler à l'Assemblée nationale du Québec. Franchement, merci beaucoup.

Et merci aussi à vous tous, parce que, depuis quelques mois, j'ai le privilège de siéger au Bureau de l'Assemblée nationale avec mon collègue whip en chef, les membres... les whips de l'ensemble des formations politiques, et c'est un endroit qui est courtois et agréable à travailler parce qu'on peut le voir, qu'au-delà de la politique partisane, ce que les citoyens connaissent de nous, il y a beaucoup de travail de collaboration pour faire avancer nos institutions démocratiques, et par votre voix, M. le président, je vous le dis, c'est fort agréable.

Et ce que je veux aborder aujourd'hui... Évidemment, on en parle abondamment, de la pandémie, ça a changé notre vie, notre vie personnelle, notre vie de parlementaires, notre vie de parlementaires qui sera affectée vraisemblablement pendant encore plusieurs mois, peut-être même plusieurs années. Et une des questions que je peux me poser : Est-ce que, même, ça pourrait être permanent, d'une certaine façon?

Pourquoi je vous parle de permanence, M. le président? C'est que, bien sûr qu'on espère tous reprendre une vie un peu plus normale dans les prochains mois, mais, avec les nouvelles expériences, ce que nous faisons actuellement à l'Assemblée nationale, on a dû modifier nos façons de faire. Et, dans ces façons de faire là, peut-être qu'on ne les aurait pas essayées, dans un contexte régulier, mais là on les teste et on se rend compte qu'il y a du positif, il y a des éléments qui sont quand même intéressants là-dedans.

Et, dans votre analyse, M. le président... Mme la Présidente, tout d'abord, est-ce que vous envisagez de rendre certaines des mesures que nous appliquons actuellement un peu plus permanentes, qu'on pourrait poursuivre au-delà de la pandémie, quand on aura enfin enrayé, je l'espère, ce satané virus?

La Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. M. le président.

M. Paradis : Vous me permettrez de prendre quelques secondes aussi pour un échange de bons procédés, là. Je veux dire... Les gens vont dire : Bien, ils s'aiment bien gros! C'est vrai qu'on s'aime pas mal, là. Mais, je veux dire, de fait, vous parlez de l'équipe puis de cette collaboration franche et directe, de la rapidité à vouloir intervenir. Sachez que, lorsque vous avez des préoccupations, c'est la volonté première de l'équipe complète, hein, toujours, d'aller rapidement mais de bien le faire, avec rigueur et avec de bonnes réflexions mais la qualité du travail. Puis, si on est rendus là, c'est parce qu'on a osé tous ensemble, hein, je veux dire, dans une situation aussi particulière que celle-là, c'est un travail d'équipe. On a toujours dit... Ce mot qui revenait dans plusieurs des prises de parole que j'avais à faire, je disais: Ensemble, l'équipe, travailler aux mêmes objectifs, mais c'est ce qu'on a réalisé, souvent ça prend des drames comme ceux-ci. C'en est un, drame, c'est une crise. Je parlais des milliers de Québécoises et Québécois qui sont touchés par la crise de façon très, très difficile. Mais je pense, oui, il y a des leçons à tirer sur les choses à maintenir, sur les choses à modifier. Ça va probablement donner un élan à nos échanges pour les mesures à venir, pour améliorer notre fonctionnement, assurément.

Je pense que, si je rejoins votre vision et votre pensée, plusieurs des avenues qui sont en place présentement, plusieurs des outils dont on se sert présentement, plusieurs des facilités qui sont maintenant disponibles, issus de la volonté qu'on avait tous de continuer à être efficaces... je pense que ça va nous permettre de faire en sorte qu'on puisse continuer à avancer plus loin. Je n'aime pas voir dans une crise aussi dramatique que celle-là... tenter de trouver des côtés positifs. Il n'y en a pas. Une crise comme celle-là, idéalement, il ne devrait pas y en avoir. Puis on aurait atteint probablement cette vitesse de croisière là. Mais souvent une situation oblige des actions puis nous oblige à aller plus vite plus loin.

Alors, la volonté y est, de continuer dans ce que vous précisez. Si je suis en dehors un peu de ce que vous souhaitez, dites-le-moi, je le ramènerai, mais je pense que l'élan, il est pris, puis, un élan, quand on va dans la bonne direction, on a tout avantage à ne pas l'arrêter, mais être conscients aussi, cependant, d'avoir la volonté, puis l'objectivité, puis le souci de voir ce qui fonctionne moins bien même dans ce qui est maintenant mis en place. Alors, on peut saluer de bonnes choses. Si d'autres choses demandent à être repositionnées, bien, il faudra qu'on le fasse aussi.

Mais je pense que ce que l'on vit présentement fait en sorte qu'on a adopté des façons de faire... Il y a moyen, hein, malgré la distanciation... à défaut de se faire un câlin, il y a moyen de se sourire. Vous me direz qu'avec le masque ce n'est pas toujours facile, mais un sourire, ça se voit quand même dans les yeux, les yeux parlent souvent plus que la bouche, puis le reste. Alors, je pense que, vous savez, tout ça fera en sorte qu'on va sortir grandis.

Puis, je vous dirai, je vous salue tous pour ce que vous avez fait, chacun dans vos circonscriptions. De vous arrêter aux gens plus vulnérables, de prendre le temps d'aider ceux qui ont besoin, de prendre rien que le temps d'écouter quelques minutes quelqu'un qui traverse une période extrêmement difficile, rien que ça, de s'ouvrir à l'écoute active, mais une écoute positive, moi, je salue l'action que vous avez faite. Alors, faisons en sorte que ce qu'on a mis en place technologiquement mais humainement aussi puisse nous permettre de continuer à aller plus loin.

La Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le président. M. le député de Chauveau.

M. Lévesque (Chauveau) : Je poursuis seulement dans la même veine en remerciant les membres de l'Assemblée nationale, pendant... et on est encore dedans, là, pendant la crise, la pandémie, pour leur professionnalisme. Vraiment, c'est apprécié.

Mais vous l'avez abordé, M. le président, vous parliez de... Vous parlez de nos bureaux de circonscription. J'aimerais... Parce qu'il y a la pandémie. Les vies de nos collègues de travail, il y en a plusieurs qui sont encore en télétravail, d'ailleurs, certains sont de retour au bureau, on doit limiter nos interactions avec les citoyens pour éviter la propagation du virus. Mais, avant la pandémie, et là on a parlé beaucoup de ça, vous avez quand même mis en place des éléments pour assurer la sécurité, la protection à l'intérieur des bureaux de circonscription, parce qu'il n'y a pas que la pandémie, là, qui existe. J'aimerais que vous me parliez un peu de ce que vous aviez fait, au bénéfice de nos concitoyens qui nous écoutent, parce que moi, personnellement, en tout cas, je le sais, que, peu importe la formation politique ici, tout le monde, qui sont aussi des employés de l'Assemblée nationale, devons-nous le rappeler, s'affaire à travailler très fort pour que nos citoyens puissent avoir les meilleurs services possible dans les 125 circonscriptions du Québec. Alors, M. le président, qu'est-ce que vous avez fait pour vous assurer de la sécurité dans nos bureaux de circonscription et pour améliorer, justement, les services en circonscription?

La Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député Chauveau. M. le président.

• (16 h 30) •

M. Paradis : Oui. Je vous dirai qu'à ce chapitre-là des actions avaient déjà été posées. Vous savez, cette notion de sécurité, puis, je pense, c'est important, ce que vous apportez, de le dire, tant au niveau des bureaux de circonscription que de notre organisation générale, que l'institution qui est la nôtre aussi, souvent les gens ont tendance... mais ça sera toujours fait dans un souci de faire en sorte qu'on ne brime pas le citoyen dans la mise en place de mesures de sécurité. C'est-à-dire que la volonté première, c'est de faire en sorte que tous se sentent sécures, que tous soient protégés, mais que les citoyennes et citoyens se sentent toujours les bienvenus. Et d'ailleurs cette protection, elle leur appartient aussi, hein, elle est faite également pour elles et pour eux.

Mais, dans nos bureaux de circonscription, de fait, plusieurs mesures ont été mises de l'avant, des mesures qui sont aussi à l'image du député, qui peut décider de s'en passer ou de les mettre en pratique. Mais nos équipes de sécurité ont visité les bureaux de l'Assemblée... les bureaux de circonscription, ont proposé maintenant de nouvelles mesures, des mesures toutes simples, comme je le disais, des ouvertures de portes nous permettant de voir qui y est, des processus, des contacts réguliers avec des équipes de gestion de crise, si besoin était, 24 heures sur 24, des numéros particuliers, des boutons panique. Bien, ce qu'on retrouve aussi dans nos résidences respectives, hein? Je veux dire, moi, chez moi, j'ai un système d'alarme, puis ce n'est pas parce que je ne veux pas accueillir personne, c'est parce que c'est comme ça aussi aujourd'hui. Puis se protéger, c'est aussi protéger les autres.

Alors, ces actions-là ont été faites, sont encore en train de se faire. Et je pense que ce qui est important, c'est de dire à tous ceux et celles... à tous les parlementaires qui représentez vos commettants dans le souci de bien les servir que, si vous avez besoin davantage ou s'il y a des questionnements, de ne pas hésiter. Ça aussi, c'est en continu, ça aussi, c'est en progression, tant dans les bureaux de circonscription, beaucoup de choses qui ont été faites en collaboration avec les députés de chacun des bureaux de circonscription, comme les travaux qui sont faits ici, dans l'environnement qui sera aussi modifié pour répondre à ces notions de sécurité qui sont maintenant obligatoires.

La Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le président. Ça termine le bloc de 10 minutes. Maintenant, je vais passer la parole à Mme la whip de l'opposition officielle.

Mme Ménard : Merci, merci beaucoup. Alors, tantôt, sur le virage numérique, j'avais deux autres questions à vous poser. Alors, je sais qu'au début vous nous avez parlé de... dans vos remarques, vous nous avez parlé de montants concernant le numérique. Alors, j'aimerais si vous pouviez nous donner un portrait des coûts engendrés par le recours massif au télétravail. Parce qu'il a fallu débourser des sommes quand même importantes pour l'acquisition de matériel informatique, de licences, de logiciels, de bande passante, bon, etc. Avez-vous un portrait, là, du coût de tout ça?

La Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la whip. M. le président.

M. Paradis : Écoutez, je pense que la volonté au départ, Mme la whip de l'opposition officielle, c'était de faire en sorte que vous ayez tous, que tout le monde ait les outils nécessaires pour être capable de faire leur travail. Il ne fallait pas qu'il y ait de coupure, dans un contexte de crise aussi important que celui-là, entre les citoyens et leurs députés. Alors, la volonté a été de faire en sorte qu'on puisse rapidement mettre à profit tant nos solutions technologiques mais aussi de faire en sorte qu'on puisse avoir des ressources pour accompagner les députés, de l'outillage, des postes, et, vous le savez fort bien, nous avons revu et mis à niveau les outils informatiques pour équiper ceux et celles qui ne l'étaient pas adéquatement, le personnel de l'Assemblée nationale aussi, des équipes dédiées à l'accompagnement pour régler des problèmes. Je vous parlais de la mise en place d'Office 365. Bien, oui, c'est un nouvel environnement, puis, quelque part, s'adapter à ça, ce n'est pas non plus évident. Alors, il fallait aussi avoir quelqu'un qui puisse... ou des gens qui puissent répondre, des gens efficaces qui puissent répondre, lorsque ça sonne, pour régler des problématiques.

On n'a pas de portrait actuellement. Actuellement, ce qu'on fait, ce qu'on a voulu faire, c'est de faire en sorte que tous puissent être efficaces, collés sur les citoyens, être capables de maintenir ce niveau de performance ailleurs comme en présence. Puis, vous savez, encore aujourd'hui, on est 36 au salon bleu. Pendant notre présentiel, nos périodes des questions, plusieurs de nos collègues sont ailleurs, dans leurs bureaux de circonscription, mais ils suivent quand même, puis on est en mesure... Et souvent, dans un exercice comme celui-là, les gens à la maison nous voient, on est... il y a beaucoup de gens autour. Habituellement, vous nous verriez nous passer des petits documents, des feuilles, etc. On ne le fait plus, on fonctionne maintenant avec nos outils, comme les gens le font davantage à la maison.

Alors, il va falloir faire le bilan, il va falloir voir ce qu'il en a coûté, et on le fera de façon rigoureuse. Mais je vous dirai qu'a priori l'effort et la nécessité d'accompagner tant en ressources qu'en équipement étaient grandement essentiels pour nous permettre d'être ici aujourd'hui, d'avoir le constat que jamais le dialogue n'aura été rompu.

[...]
 

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