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42-1 (27 novembre 2018 - )


Victime
COVID-19 - Pandémie - Hommage - Motion sans préavis - 8262-5

Assemblée
Fascicule n°120, 12 juin 2020, pages 8262-8265

[...]

Le Président : Première complémentaire, M. le député de Robert-Baldwin.

M. Carlos J. Leitão

M. Leitão : Merci, M. le Président. Alors, aide... approche multidimensionnelle, moi, je parle d'une dimension, là, les PME, les PME du Québec. Il y en a à peu près 100 000, PME à risque de faire faillite. Elles ne vont pas survivre à la crise qui les a frappées durement. Elles ont besoin d'aide directe. C'est 500 000 personnes qui travaillent présentement dans ces PME à risque.

Qu'allez-vous faire? Quel est votre plan de match, au-delà de blâmer les libéraux? Ça semble être la seule réponse que vous avez.

Le Président : M. le ministre des Finances.

M. Eric Girard

M. Girard (Groulx) : Bien, d'abord, je pense qu'on n'a pas écouté ma réponse parce que je n'ai pas blâmé les libéraux, là. Je ne sais pas où vous avez entendu ça dans ma réponse.

Alors, pour ce qui est... puisque vous voulez parler d'aide directe, O.K., il y a l'aide au loyer, l'aide à la formation. Hier, pour l'industrie touristique, nous avons annoncé des pardons, des moratoires. Est-ce qu'il y a une baisse de taxe scolaire? Vous vantez la Colombie-Britannique, les programmes de la Colombie-Britannique, nous baissons la taxe scolaire. Vous vantez les programmes de l'Ontario, nous avons diminué le Fonds de services de santé.

Nous avons une approche, M. le Président, qui vise à inspirer la confiance. La confiance, la sécurité sanitaire...

Le Président : En terminant.

M. Girard (Groulx) : ...permettent aux individus de consommer et aux entreprises d'investir.

Des voix : ...

Le Président : Cela...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! Sans commentaire.

Cela met fin à la période de questions et de réponses orales.

Motions sans préavis

Nous en sommes maintenant à la rubrique Motions sans préavis, et là je comprends qu'il y aurait une entente pour permettre à un membre du gouvernement et à un membre du troisième groupe d'opposition d'inverser l'ordre de leur motion aujourd'hui. Y a-t-il consentement? Consentement. Je reconnais maintenant M. le premier ministre.

Honorer la mémoire des personnes décédées de la COVID-19 et
offrir des condoléances à leurs familles et à leurs proches

M. Legault : Oui. M. le Président, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de débattre de la motion suivante conjointement avec la cheffe de l'opposition officielle, la cheffe du deuxième groupe d'opposition et le chef du troisième groupe d'opposition, le député de Chomedey et la députée de Marie-Victorin :

«Que l'Assemblée nationale offre ses plus sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées de la COVID-19;

«Qu'elle souligne l'apport inestimable de toutes ces femmes et de tous ces hommes emportés par ce virus et qui ont contribué à bâtir le Québec d'aujourd'hui et de demain;

«Qu'elle offre son soutien à toutes les familles ayant dû vivre un deuil dans des circonstances difficiles;

«Qu'elle invite les Québécois à continuer d'appliquer les mesures sanitaires recommandées par les autorités de santé publique afin de prévenir de nouvelles victimes;

«Que l'Assemblée nationale se recueille afin d'honorer la mémoire des personnes disparues.»

Le Président : Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?

M. Jolin-Barrette : M. le Président, il y a consentement pour un débat de deux minutes par intervenant dans l'ordre suivant : le premier ministre, suivi de la cheffe de l'opposition officielle, de la cheffe du deuxième groupe d'opposition ainsi que du chef du troisième groupe d'opposition.

Le Président : Je comprends qu'il y a donc consentement pour qu'il y ait quatre intervenants pour une durée d'environ trois minutes chacune. J'invite maintenant le premier ministre à prendre la parole.

M. François Legault

M. Legault : Oui. M. le Président, j'invite tous les députés de l'Assemblée nationale à prendre un moment pour commémorer les victimes de la COVID-19. On a 5 100 Québécois, Québécoises qui sont décédés, donc je pense qu'il faut offrir nos condoléances, toutes nos pensées aux familles, aux proches de ces victimes. Toute la nation québécoise doit leur dire : On est avec vous.

Évidemment, on parle beaucoup des chiffres, mais derrière ces chiffres, il y a des personnes, il y a des pères de famille, des mères de famille, des frères, des soeurs, des fils, dans certains cas des filles. Et, M. le Président, malheureusement, cette crise, cette pandémie a frappé surtout un certain groupe de personnes, les personnes âgées, puis en particulier les personnes âgées qui vivaient dans les résidences où on donne des soins de longue durée, que ce soient des CHSLD, des RPA ou des RI. C'est quand même 90 %, on parle de 4 600 personnes sur 5 100 décès, qui vivaient dans ces résidences, des personnes âgées qui ont bâti le Québec. Et je pense qu'on a un devoir de mémoire, on ne doit jamais les oublier, mais aussi on a un devoir d'agir pour que plus jamais ça n'arrive. M. le Président, le problème principal qu'on a vécu dans les CHSLD, il nous manquait 10 000 employés. On a 10 000 personnes qui vont suivre une formation. C'est important de réparer ce problème-là.

• (11 h 10) •

Oui, au Québec, on a aussi, plus qu'ailleurs, des personnes qui vivent dans des résidences publiques ou privées. Et, au début de la crise, personne dans le monde ne savait que les personnes qui n'avaient pas de symptômes pouvaient infecter les résidents. Donc, on a eu des visiteurs, on a eu des employés qui ont infecté les résidents, des employés qui n'ont pas porté, par exemple, de masque parce qu'à l'époque on pensait que, quand on n'avait pas de symptômes, on ne pouvait pas transmettre le virus. Donc, beaucoup... des milliers de personnes qui ont été infectées dans les résidences.

Et, M. le Président, on a un devoir aussi de rénover les CHSLD. M. le Président, encore aujourd'hui, en 2020, on a des CHSLD où on a deux, trois, quatre personnes par chambre, donc, évidemment, s'il y a une personne qui est infectée, tout de suite les autres personnes sont infectées. Donc, il y a une urgence de rénover nos CHSLD, de bâtir des nouvelles maisons des aînés. C'est urgent, puis on devrait travailler tous ensemble à commencer à construire dès cet été. Malheureusement, ça ne sera pas possible.

Donc, M. le Président, je pense qu'on doit, tous ensemble, tous ensemble, s'assurer que plus jamais, plus jamais, M. le Président, dans nos CHSLD, on ne manque de personnel, on ne manque d'espace pour séparer les zones froides, les zones chaudes. Il y a une urgence d'agir.

M. le Président, je veux, en terminant, aussi rendre hommage aux Québécois parce qu'autant on a eu un grave problème dans nos CHSLD, autant on a mieux fait qu'ailleurs dans le reste de la société. Quand on regarde le nombre de décès à l'extérieur des CHSLD, 500 décès pour une population de 8,5 millions, si on n'avait pas eu ce drame des CHSLD, on aurait pu dire que le Québec est un des endroits au monde où on est passé le mieux au travers. Pourquoi? Bien, d'abord parce qu'on a agi tôt. C'est au Québec qu'on a fermé nos entreprises les premiers en Amérique du Nord. Deuxièmement — puis il y a eu des compagnies qui l'ont démontré — c'est au Québec que les Québécois, les Québécoises ont le plus suivi les consignes. Donc, les Québécois, pour protéger les plus vulnérables, ont choisi de rester à la maison, ont choisi de se confiner, et grâce à ça on a sauvé des milliers de vies. Il faut vraiment analyser les deux mondes, là. On a vécu un drame, une catastrophe dans les CHSLD, mais on a eu des Québécois, là — puis il faut leur rendre hommage — qui ont tellement bien suivi les consignes qu'on a réussi à éviter le pire dans l'ensemble de la société, si j'exclus, bien sûr, les CHSLD.

Donc, M. le Président, effectivement, on va probablement, possiblement avoir une deuxième vague qui pourrait venir aussi tôt que cet automne. Il faut se préparer, il faut avoir le personnel, il faut avoir les infrastructures. Il faut que les gens continuent à respecter les consignes : masques, se laver les mains, rester à deux mètres des autres personnes. M. le Président, il ne faut plus jamais que ça arrive, ce qui est arrivé dans les trois derniers mois, et, encore une fois, bien, on a un devoir de mémoire envers ces personnes qui sont décédées. Merci, M. le Président.

Le Président : Mme la cheffe de l'opposition officielle.

Mme Dominique Anglade

Mme Anglade : Merci, M. le Président. M. le Président, c'est le 18 mars qu'on a annoncé que la COVID avait fait sa première victime au Québec. Depuis ce temps, nous avons tous été durement touchés par des rapports quotidiens, 10, 30, 50, 100 décès par jour, des chiffres, en fait, qui défient la logique, qui perturbent notre quotidien puis, quelque part, qui nous font prendre conscience de toute l'ampleur du drame que l'on a vécu dans les dernières semaines, dans les derniers mois.

En pleine pandémie, où il est encore difficile aujourd'hui d'accorder un peu de sens et de comprendre, comprendre la tristesse, la douleur, la tragédie, c'est l'ensemble des Québécoises et des Québécois qui conservent, jour après jour, le juste sentiment de quelque peu de révolte animée par un tel fléau, refusant de devenir insensibles, de devenir insensibles face à la mort de chaque personne, de chaque aîné, de chaque être cher.

Alors que le virus se frayait un chemin vers nos plus vulnérables malgré les efforts héroïques et surhumains de tous les membres du réseau de la santé, ce sont des pères, ce sont des fils, ce sont des mères, ce sont des filles qui ont été touchés de plein fouet. Depuis le 18 mars, on parle de 5 105 décès. Au-delà des statistiques, ce sont des noms, ce sont des familles, ce sont des gens qui ont été touchés, affectés, et plusieurs d'entre nous en connaissaient un certain nombre.

Nos aînés nous ont quittés. Toute leur vie durant, ils ont travaillé afin de bâtir le Québec dans lequel nous sommes aujourd'hui et dont nous pouvons être fiers, et aujourd'hui cette société de paix, de justice sociale, d'égalité, nous la leur devons. Cette pandémie a aussi fauché la vie de membres du personnel du réseau de la santé qui, jour après jour, dans des conditions difficiles, parfois sans même le matériel de protection adéquat, ont répondu à l'appel du devoir, payant le prix ultime de venir en aide aux autres, payant de leur vie le geste qu'ils posaient au quotidien. Aucune parole qui va être prononcée aujourd'hui ne va pouvoir égaler la noblesse des gestes qu'ils nous ont rendus comme société. Ils étaient nos anges gardiens, ils sont devenus nos anges. Devant l'insensé, comment panser la plaie? Comment parler à des enfants qui ont perdu leur parent? Comment parler à des gens qui ont perdu leur enfant?

Mais nous avons toutefois, M. le Président, un devoir collectif, en tant que société, de non seulement célébrer leur vie et leur vécu, mais surtout de prendre toutes les décisions requises afin que le Québec ressorte plus fort, plus grandi de cette tragique expérience et que plus jamais — et que plus jamais — nous ne soyons désarmés et pris de court face à une telle pandémie. À mon avis, M. le Président, c'est là la seule façon d'honorer réellement leur mémoire. Merci.

Le Président : La parole à Mme la cheffe du deuxième groupe d'opposition.

Mme Manon Massé

Mme Massé : Merci, M. le Président. À la fin mars, une préposée aux bénéficiaires enceinte a su qu'un de ses collègues avait des symptômes de COVID-19. Tout de suite, elle a imaginé le pire. Elle s'est dit : Mon Dieu! Si j'attrape quelque chose, je ramène ça à la maison, qu'est-ce qui va se passer? À la maison, elle avait un mari, cinq enfants qui l'attendaient. Alors, elle a fait ce qu'elle devait faire, c'est-à-dire aller voir son gestionnaire, et son gestionnaire lui a dit : Rassure-toi, tout va bien aller. M. le Président, le 21 mai dernier, le mari d'Amoti Furaha Lusi, Désiré, est décédé de la COVID. Elle pliait des essuie-tout parce qu'il n'y avait pas assez de masques. Tout est beau, tout va bien aller, mais on n'a même pas été capables de fournir les masques à ces gens-là. Quelle tristesse! On est une société riche, au Québec. Quelle tristesse!

Où en sommes-nous rendus? Où en sommes-nous rendus comme peuple? Quelle sorte de monde dans lequel, nos aînés, on ne peut pas leur tenir la main, la main même de nos parents, au moment de leur mort, alors qu'ils l'ont tenue toute leur vie, notre main? Où en sommes-nous rendus comme peuple? On se pose la question sur comment on peut tout faire, tout faire pour réduire nos infrastructures publiques parce que ça coûte cher. Ça coûte cher? Comment on peut dire à ces gens-là que la fonction publique, au Québec, que les services publics, au Québec, ça coûte cher?

• (11 h 20) •

M. le premier ministre... M. le Président, pardon, j'ai de la difficulté parce qu'il me semble qu'on hurle depuis longtemps que ce n'est pas le chemin à suivre. Le chemin à suivre, c'est de s'assurer que nos outils collectifs qui permettent l'égalité entre les gens, ces outils-là, ils soient à la hauteur de ce que notre peuple souhaite pour ces gens et pour ces aînés.

C'est sûr que cette crise-là était — c'est une pandémie — par définition, difficile à prévoir, mais prévisible dans le sens où être prêts avec les travailleurs, travailleuses, être prêts avec le matériel, être prêts avec des structures qui peuvent être agiles parce qu'elles sont humaines, ça, on était capables de prévoir ça, par exemple.

Alors, c'est sûr qu'aujourd'hui, comme nous tous et toutes, quand on pense aux personnes disparues, à leurs familles, à leurs proches, quand on pense aux travailleurs, travailleuses du système de santé qui ont été au front, ceux et celles qui nous ont permis de vivre durant ces trois mois-là parce qu'ils étaient à l'épicerie, à la pharmacie, etc., et qui ont souvent dû être au front malgré le fait qu'ils étaient touchés personnellement par la COVID ou par un décès, j'ai envie de dire à toutes les familles, aux gens proches, mais aussi à tout le peuple québécois : Je suis certaine que notre société peut faire mieux, sinon je ne serais pas ici. Merci, M. le Président.

Le Président : La parole appartient au chef du troisième groupe d'opposition.

M. Pascal Bérubé

M. Bérubé : M. le Président, le Québec a payé et paie encore le prix fort de cette pandémie : 5 148 personnes décédées dans la douleur, dans l'isolement, dans l'inhumanité, des personnes qui ont des noms, des personnes qui ont des histoires, des personnes qu'on ne doit pas oublier. 60 % des décès au Canada, c'est les décès du Québec, mais on compte 23 % de la population canadienne. Cette seule statistique, à elle seule, devrait démontrer l'ampleur du défi qu'on avait et faire les bilans qui s'imposent pour la suite.

Et, M. le Président, je me mets à penser avec les membres de ma famille, et c'est triste de le dire, que je suis heureux que mes pauvres parents, décédés en 2015 et 2017, n'aient jamais vécu cette crise. Alors, à Janine et Yves-Alban, je pense à eux.

C'est sans compter toutes les victimes collatérales de la crise, décédées de façon précipitée, qui auraient sans doute pu être sauvées dans un autre contexte, des gens qui sont morts en douleur.

J'ajoute également une pensée importante pour les familles endeuillées, à qui la COVID-19 a enlevé, directement ou indirectement, toute possibilité d'accompagnement normal dans de telles circonstances, toute présence réconfortante qui aide à traverser l'épreuve de la perte d'un proche. Toutes ces personnes qui sont décédées d'une autre cause méritent aussi notre considération. Je sais que le premier ministre a salué, dans un de ses points de presse, ces familles endeuillées qui avaient parfois l'impression qu'on parlait moins d'eux, mais on ne pensait pas moins à ces personnes, mais on sait que c'était compliqué. On est avec vous, on va être forts. Il faudra apprendre de nos erreurs, entre autres mieux protéger les aînés et toutes les autres personnes vulnérables en toutes circonstances.

Si on est entièrement honnêtes, et nous le sommes tous, on doit admettre qu'à ce plan on a failli. On devait combattre et remporter une victoire pour ces 5 000 personnes. Ce sont les victimes de cette bataille. On n'était pas assez préparés. Les générations qui nous ont précédés ont bâti ce Québec, cette société. Oui, nous leur devons gratitude, mais assistance, amour, présence. Elles ont façonné avec leurs bras, leurs cerveaux, leurs coeurs, qu'ils nous ont légués pour qu'on assure la suite. On doit leur faire honneur, faire mieux et on fera mieux ensemble, on est capables.

Entre autres choses, nommer un protecteur des aînés indépendant, responsable de garantir le respect de leurs droits et de leur dignité m'apparaît toujours une bonne idée que je porte à l'attention du premier ministre; faire des milieux de vie pour les aînés, des milieux de vie, justement, pas seulement de fin de vie, où le personnel a du temps pour jaser un peu, où l'air est bon et frais, où l'environnement est chaleureux et invitant, où l'on mange bien, où l'on a envie d'aller retrouver ses proches.

De nombreuses victimes faisaient également partie des équipes médicales. Ça ajoute au drame. Des femmes et des hommes dévoués, généreux, courageux. Ils ont fait l'ultime sacrifice. Leur perte est immense, elle l'est pour le Québec. Là aussi, il faudra se demander ce qu'on pourra améliorer en pensant à eux. On n'a pas les moyens de faire l'économie de cette discussion, aussi pénible soit-elle, on leur doit au moins ça. D'autant plus que, lorsque la deuxième vague frappera, si elle frappe, on sera préparés, on n'aura plus aucune excuse valable cette fois.

Il sera souhaité qu'avec l'accord des familles, celles qui le souhaitent, on puisse nommer publiquement les personnes décédées de la COVID-19, parce que ces personnes ont un nom et qu'elles ont une histoire, pour leur donner un visage, une identité, pour les connaître, les reconnaître et leur rendre hommage plus personnellement. Avec imagination, on pourrait trouver une façon de souligner ça. Parce que ces hommes et ces femmes ne sont pas que des statistiques qu'on annonce à 13 heures chaque jour, ce sont des pères, des conjoints, des soeurs, des mères, des amis, des collègues, des nôtres, des Québécois et des Québécoises de toutes origines, des gens avec une histoire, et celle-ci s'est abruptement terminée dans la douleur et l'isolement.

Je souhaite force et courage aux gens touchés par la pandémie et je m'engage, comme élu, à faire ce qu'il faut pour éviter qu'un tel drame se répète. Merci, M. le Président.

Mise aux voix

Le Président : À ce moment-ci, j'invite les leaders à m'indiquer le vote de leur groupe sur cette motion, suivis des députés indépendants.

D'abord, M. le leader du gouvernement?

M. Jolin-Barrette : Pour.

Le Président : M. le leader de l'opposition officielle?

M. Tanguay : Pour.

Le Président : M. le leader du deuxième groupe d'opposition?

M. Nadeau-Dubois : Pour.

Le Président : M. le leader du troisième groupe d'opposition?

M. Ouellet : Pour.

Le Président : Mme la députée de Marie-Victorin?

Mme Fournier : Pour.

Le Président : Cette motion est donc adoptée. Je vais vous inviter à vous lever pour se recueillir, pendant une minute, à la mémoire de tous ces Québécoises et Québécois disparus dans cette terrible pandémie.

• (11 h 27  11 h 28) •

Le Président : Je vous remercie.

Je reconnais, à ce moment-ci, M. le chef du troisième groupe d'opposition.

Souligner la fête nationale du Québec

M. Bérubé : Oui. Je lis le libellé de la motion, c'est ça? J'ai perdu un peu... M. le Président, je présente le libellé de la motion suivante — je n'ai pas mon document officiel :

«Que l'Assemblée nationale souligne la 186e édition de la fête nationale du Québec, ayant pour thème Unis!;

«Qu'elle insiste sur le fait que les [Québécois] et les [Québécoises] ont toujours su faire preuve de générosité, de solidarité et de résilience face à l'adversité, ce qui les honore;

«Qu'elle rappelle l'importance de célébrer notre culture, notre langue commune, notre créativité et notre dynamisme;

[...]
 

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