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42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°21, 19 mars 2019, page 1040

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où des gens peuvent acheter le cannabis par un système qui était légal. Alors, j'ai fait un petit historique pourquoi le gouvernement fédéral a décidé de faire ça, puis comment on a réagi.

Alors, je veux juste reprendre là, sur le projet de loi n° 157, que l'ancien gouvernement libéral a déposé, qui a mis l'âge légal pour la possession à 18 ans. Nous avons aussi fait la création, bien, de la société d'État pour vendre le cannabis à des Québécois qui veulent fumer ça. C'était tout un travail, un travail vraiment extraordinaire. Quand on pense, juste la Société des alcools du Québec, c'est un gros réseau, il y a beaucoup de personnes qui travaillent dedans. Alors, quand le gouvernement fédéral a arrivé puis ils ont dit : Bien, créez ça dans environ deux ans, ce n'était pas aussi facile. Mais, quand même, j'ai trouvé que l'État du Québec a réagi rapidement et dans une façon très responsable pour créer un système où, oui, on est capables de vendre un produit qui est sauf pour des gens de consommer. Puis on a fait une consultation, on a parlé avec des experts puis on a vraiment mis un système en place qui était extraordinaire.

Et, juste entre parenthèses, j'ai eu le plaisir de visiter... Dans mon comté, il y a un «plant» de production de cannabis, Aurora. J'ai visité avec certains de mes collègues, mes collègues de Marquette, qui est ici aujourd'hui. Puis, juste pour expliquer un petit peu, moi, je n'ai jamais vu un plant de marijuana de ma vie, alors, quand j'ai arrivé là puis... c'est comme des champs de marijuana, c'est impressionnant. Mais c'est vraiment... c'est une science, c'était extraordinaire, les différents types puis la science qui était dedans.

Moi, après que j'ai visité là, j'ai dit : Moi, je trouve que c'est mieux que je sais que des gens sont capables d'acheter de la marijuana d'une compagnie comme Aurora qui a vraiment un processus scientifique. On sait c'est quoi dans le produit. Alors, j'étais vraiment impressionné par tout le travail qui était fait par juste une entreprise, mais je sais qu'il y a plusieurs partout au Québec. Il y a des jobs, dedans, il y a des bons emplois pour des personnes, dans le comté de Jacques-Cartier, pour des gens dans l'Ouest-de-Montréal. Mais je sais que, présentement, il y a une compagnie qui travaille avec mes collègues de l'opposition, dans les Cantons-de-l'Est, pour établir quelque chose à Farnham. Il y a des différentes entreprises. Je crois, il y en a une à Saint-Jérôme aussi.

• (17 h 50) •

Alors, c'est sûr que, dans une période très brève, le gouvernement puis aussi les différentes entreprises ont fait un travail, travail extraordinaire pour s'assurer qu'il y a un produit qui existe, il y a des différentes options pour les personnes qui veulent fumer le pot. Et ce n'est pas banal, dans ce sens-là, c'est vraiment quelque chose, un gros travail qui a été fait par tout le monde.

Et juste, aussi, dans l'ancien projet de loi qu'on a déposé, mon collègue le député de Robert-Baldwin a créé un fonds pour des revenus qui viennent de vente des produits du cannabis. On a aussi créé un fonds pour la prévention et la recherche en matière de cannabis. Et alors c'était aussi juste s'assurer que, si on va vendre ça, on va avoir des bonnes données pour mieux comprendre qui fume le pot, comment on peut réduire ce nombre de personnes, c'est quoi, les conséquences. Alors, tout un travail.

Et, quand même, j'ai vu, dans tous les différents courriels qu'on reçoit de la bibliothèque de l'Assemblée nationale, qu'un rapport était déjà déposé avec les différentes données sur des personnes qui fument le cannabis. Alors, on commence déjà d'avoir une meilleure idée qu'est-ce qui se passe sur le terrain en général.

Puis aussi, juste... on a créé un fonds de prévention de 25 millions de dollars pour cinq ans... encore de faire, comme je dis, la prévention et de mieux informer la population des conséquences de fumer le pot, la marijuana. Alors, encore, mon collègue de Robert-Baldwin a fait un travail extraordinaire, avec aussi l'ancienne députée de Vaudreuil-Soulanges, sur le dossier.

Et, pendant la campagne électorale, quand j'étais sur le terrain, quand j'ai visité des différentes résidences et quand j'ai parlé avec les aînés, des parents, c'est sûr que des gens ont eu des inquiétudes. Mais en même temps ils ont dit : Mais, oui, Greg, c'est vrai, je préfère que... si un de mes enfants, quand il arrive à l'âge légal, va acheter de la marijuana, c'est mieux d'avoir ça, d'acheter ça de, oui, la société que du pusher qui est dans l'école ou, quand même, la personne sur le coin de la rue. Mais on a eu une bonne discussion, et, c'est sûr, quand même, l'ancien gouvernement a réagi dans une façon responsable pour... On a dit qu'«on ne veut pas que tu montres comment fumer le pot demain». Non, ce n'était pas ça. On a dit : Oui, il y a des gens qui veulent fumer du pot. On va s'assurer qu'il y a un produit qui existe qui est sauf pour tout le monde de consommer. Alors, on a vraiment agi dans une façon que la santé publique était la première chose. On veut vraiment s'assurer ça, puis aussi que la sécurité de la population...

Alors, c'est juste de faire un petit rappel qu'on a travaillé très, très, très fort là-dessus. Et, quand même, sur la campagne, j'ai expliqué ça à des électeurs de Jacques-Cartier, et tout le monde dit : Oui, on est d'accord, c'est juste mieux que c'est le gouvernement qui contrôle ça que d'avoir ça dans les mains du crime organisé, et tout ça.

Alors, depuis qu'on a commencé de faire le débat sur le projet de loi, le gouvernement a... En même temps que moi, j'étais sur le terrain, mes collègues de l'autre côté ont fait leur campagne puis ont dit une proposition, c'est de réduire l'âge... excusez-moi, d'augmenter l'âge légal à 21 ans. Alors, c'est vraiment d'interdire à des gens, à 18 ans, à 20 ans, de fumer le pot. Alors, c'est environ 110 000 jeunes qui sont oubliés par le projet de loi, abandonnés par la CAQ avec ce projet de loi. Et moi, ça... C'est sûr que ça, c'est un gros nombre de personnes qui vont maintenant regarder au marché noir pour trouver le produit, et, je pense, c'est mieux, pour les gens qui sont à 18 ans, à 20 ans, de laisser eux autres d'avoir le choix d'acheter ça de la société d'État de cannabis du Québec.

De plus, l'interdiction complète de fumer du cannabis dans les lieux publics, c'est un autre élément qui est dans ce projet de loi, et ça...

Je veux juste terminer maintenant parce que je vois que je n'ai pas beaucoup de temps qui reste. Je veux juste rapidement parler que j'espère que, dans les échanges entre le ministre puis l'opposition, au gouvernement, on n'oublie pas des gens qui utilisent et qui fument le cannabis pour des fins médicales seulement. Je pense à tous nos anciens combattants. Il y a beaucoup qui utilisent ça comme un produit pour les différents problèmes de santé. Il y a aussi beaucoup des aînés,

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