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42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°22, 20 mars 2019, page 1085

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Motions sans préavis

Comme il n'y a pas de votes reportés, nous allons passer à la rubrique des motions sans préavis. Et, en fonction de nos règles et de l'ordre de présentation, je vais céder la parole à un membre formant l'opposition officielle, et ce sera Mme la députée de Bourassa-Sauvé.

Souligner la Journée internationale de la Francophonie

Mme Robitaille : Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion suivante conjointement avec la députée de Notre-Dame-de-Grâce, la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, le député des Îles-de-la-Madeleine, la députée de Taschereau, le député de Chomedey et la députée de Marie-Victorin.

«Que l'Assemblée nationale souligne la Journée internationale de la Francophonie qui se tient aujourd'hui le 20 mars;

«Qu'elle rappelle que la survie de la langue française hors Québec doit être une priorité, et qu'à cet effet nous devons unir nos forces pour le français;

«Qu'elle réaffirme son attachement à la promotion de la langue française, aux valeurs de [la] démocratie et de justice ainsi qu'aux institutions de la Francophonie internationale;

«Qu'elle rappelle que le Québec est membre à part entière de l'Organisation internationale de la Francophonie;

«Que l'Assemblée nationale félicite les échanges tant culturels, sociaux, scientifiques que sportifs entre le Québec et tous les autres États [francophiles] et [francophones] afin de nourrir les liens qui nous unissent et, par là, rendre la francophonie plus forte et plus prospère et, du même coup, promouvoir la créativité, la culture, le savoir et la spécificité du Québec.»

Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la députée. Alors, y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?

M. Schneeberger : Oui. Alors, il y a consentement pour un débat de deux minutes par intervenant, dans l'ordre suivant : la députée de Bourassa-Sauvé, la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, le député des Îles-de-la-Madeleine, la députée de Taschereau et la députée de Marie-Victorin.

• (11 h 20) •

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le leader adjoint. Alors, je vais maintenant céder la parole à Mme la députée de Bourassa-Sauvé.

Mme Paule Robitaille

Mme Robitaille : Merci. Ce matin, Mme la Présidente, on va se faire plaisir. On va parler de la francophonie, on va parler de la place du Québec dans la Francophonie, ce que l'on a accompli depuis plus de 50 ans, et puis l'importance de maintenir notre place dans cette grande famille à tous les niveaux.

Quand j'étais toute petite, à Québec, en 1974, il y a eu la Super Francofête. Il n'y en a peut-être pas beaucoup ici qui étaient... Bon, il y en a qui étaient certainement nés à cette époque-là. Mais c'était un superparty, c'était notre Woodstock de la francophonie, et il y avait 100 000 personnes de partout dans la francophonie qui étaient à Québec, et ça a marqué l'imaginaire des Québécois. Ça a été le début des échanges avec tous nos partenaires de la francophonie au sens large, de la France, de la Belgique, de tout le continent africain francophone, ça a porté des fruits multiples.

La Francophonie, Mme la Présidente, nous a propulsés. C'est parmi cette grande famille qu'on a d'abord fait valoir la nation distincte que nous sommes. Grâce à la grande famille de la Francophonie, on est l'État fédéré sans doute le plus présent sur la scène internationale. Aujourd'hui, on est un État à part entière de l'Organisation internationale de la Francophonie, on est son cinquième bailleur de fonds sur 88 États. Ce n'est pas rien. L'Organisation internationale de la Francophonie, c'est quand même un bassin de 1 milliard de personnes.

Grâce à nos assises dans la Francophonie, le Québec a pris sa place dans le monde. On a maintenant 31 représentations dans 18 pays. On a signé 800 accords internationaux. On a une représentation à l'UNESCO depuis 2006. En 2016, on a créé un poste d'émissaire aux droits de la personne — j'espère qu'on va le combler — et aussi un émissaire à l'environnement. Il ne faut pas perdre ces acquis, il faut continuer à être le leader que l'on est. Le Québec doit demeurer le vaisseau amiral de la protection de la langue française en Amérique, et, en particulier au Canada, on doit défendre nos frères et nos soeurs... on doit défendre nos frères et nos soeurs francophones dans la francophonie.

Et, bon, c'est pour toutes ces raisons que notre parti tient mordicus à ces Jeux de la Francophonie qui auront lieu en 2021, on tient mordicus à ce qu'on appuie la candidature de Sherbrooke lors de ces jeux parce que, comme la Super Francofête, c'est des événements fantastiques qui réunissent tout le monde dans la francophonie, des milliers de personnes qui se rassemblent chez nous pour faire vivre la francophonie. C'est une occasion merveilleuse pour rassembler les francophones de partout, nourrir la force de la langue française partout dans le monde. On sait aussi que c'est l'occasion pour le Québec de montrer son leadership encore une fois dans le monde francophone.

La CAQ, sur ce projet, reste muette, et on espère très, très fort que ça sera une priorité de ce gouvernement, parce que la Francophonie, ce n'est pas juste une affaire de deal, ce n'est pas juste une affaire de commerce, c'est beaucoup

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