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42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°24, 26 mars 2019, page 1729

[...]

un programme qui s'adresse aux jeunes, aux enfants qui peuvent avoir des problèmes de déficience intellectuelle et d'autisme.

M. Fortin : Alors, si... Il me reste du temps encore un petit peu? Une minute?

Le Président (M. Picard) : Très courte minute.

M. Fortin : Avez-vous un objectif au niveau du dépistage? Combien vous voulez dépister de jeunes? Savez-vous? Avez-vous un objectif? Parce que, le budget, j'imagine que le budget, qui augmente très peu, indique que l'objectif, c'est qu'on en dépiste très peu. À moins que je me trompe, là, Mme la ministre, quand on n'augmente pas les budgets de beaucoup, c'est parce qu'on n'a pas très confiance qu'on va être capable de dépister beaucoup d'avance.

Le Président (M. Picard) : 30 secondes pour la réponse.

Mme McCann : Ça ne s'est jamais fait. C'est 800 intervenants, à terme, qui vont pouvoir dépister et intervenir auprès des enfants qui ont ces problématiques.

M. Fortin : ...presque tous les budgets liés avec les services diminuent ou ont une très, très faible augmentation, alors que les budgets administratifs augmentent. C'est ça, le premier budget en santé de la Coalition avenir Québec.

Le Président (M. Picard) : Merci, M. le député de Pontiac. Je cède maintenant la parole à M. le député de Jean-Lesage pour une période de 11 min 8 s.

• (17 h 50) •

M. Zanetti : Merci, M. le Président. Bonjour. J'aimerais remercier la ministre, le personnel qui l'accompagne, les députés de l'opposition aussi pour leur présence, et spécialement la ministre, parce que je compatis sur quelque chose : ça ne doit pas être facile d'être ministre de la Santé dans une province canadienne. Ça ne doit pas être facile parce que chaque année il y a une histoire qui revient tout le temps : on envoie 50 milliards de nos impôts à Ottawa puis on ne sait jamais comment qu'il va revenir... ou du moins on le sait, mais c'est décevant, parce qu'il ne vient jamais vraiment ce qu'on veut pour financer nos soins de santé.

Récemment, la ministre avait fait des demandes. Avant le dépôt du budget du Canada, elle demandait, donc, de hausser les transferts en santé jusqu'à ce qu'ils atteignent 25 % du coût total du système québécois parce qu'elle estimait, à ce moment-là, que le désinvestissement du gouvernement canadien allait entraîner des pertes de 14 milliards au cours des 10 prochaines années, ce qui, on peut le prévoir, risque d'entraîner des coupes, des compressions importantes dans le système de santé, des compressions qu'on ne peut pas se permettre. On se souvient que, sous le gouvernement Harper, unilatéralement le Canada avait mis fin à l'indexation, qui fait que la croissance des transferts fédéraux en santé est passée de 6 % à 3 %. Récemment, donc, vous avez fait des demandes au gouvernement canadien, et le budget est arrivé. Qu'est-ce qu'il y avait là-dedans? Bien, il n'y avait pas les augmentations des transferts qu'on a demandées. Et ce n'est pas parce que vous ne les avez pas bien négociées, parce que le précédent ministre de la Santé, réputé pour être un féroce négociateur, n'avait rien obtenu de plus.

Et là moi, quand je pense à ça, je m'attriste parce que je vois les conséquences concrètes de notre subordination politique partout dans le réseau québécois. Quand il manque d'argent, c'est, entre autres, cet argent-là qui manque. Le coût de notre soumission est élevé. Et des fois je me demande : Est-ce qu'il y a encore quelqu'un qui se rappelle pourquoi on fait ça, pourquoi on se prive de cet argent-là?

Ma question pour la ministre : Quel pouvoir la ministre de la Santé du Québec a-t-elle pour garantir que notre argent envoyé à Ottawa va nous revenir pour financer la santé de notre monde?

Le Président (M. Picard) : Mme la ministre.

Mme McCann : Oui, je remercie mon collègue pour sa question. Puis je pense que ça me permet de vous dire — et vous l'avez vu depuis mon entrée en fonction — comment il est important de reconnaître que la santé et les services sociaux, c'est un champ de compétence du Québec. Et je pense que nos messages ont été très clairs là-dessus.

Je pense aussi que... Il faut comprendre, notre gouvernement, c'est un gouvernement aussi qui veut créer de la richesse au Québec, qui veut vraiment s'assurer que nous ayons les coudées franches davantage comme Québécois, donc vraiment une nation forte au sein du Canada.

Alors, du côté de la santé et des services sociaux, nous devons absolument défendre nos acquis, défendre notre évolution. Souvent, c'est au Québec qu'il y a des innovations extrêmement intéressantes. Prenez l'assurance médicaments. L'assurance médicaments, nous avons un régime d'assurance médicaments depuis des années, qui fonctionne bien. Nous l'avons dit clairement dernièrement, nous allons travailler en collaboration avec le gouvernement fédéral, mais nous tenons à notre régime d'assurance médicaments et nous allons utiliser notre droit de retrait avec compensation complète si c'est nécessaire.

Alors, nous, nous voulons un système de santé fort. Au Québec, il est très fort à plusieurs niveaux. Et nous espérons évidemment avoir un appui de tous les partis, de tous nos collègues dans ce dossier.

Le Président (M. Picard) : M. le député.

[...]
 

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