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Index du Journal des débats - Sujets

42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°24, 26 mars 2019, page 1731

[...]

Mme McCann : M. le Président, moi, je peux rassurer les préposés aux bénéficiaires que nous allons d'abord valoriser ce que font les préposés aux bénéficiaires. Nous allons aussi allouer 7 500 $ en bourses pour former de nouveaux préposés aux bénéficiaires.

Ce que nous recherchons d'abord et avant tout, c'est de diminuer leur charge de travail. C'est l'objectif prioritaire. J'ai eu l'occasion de rencontrer des préposés aux bénéficiaires dernièrement, c'est ce qu'ils me demandent. Ils me demandent de passer plus de temps avec les patients, avec les usagers, et c'est ce que nous allons faire en priorité. Mais l'ensemble des conditions d'exercice, pour nous, ça demeure une priorité, pour les préposés.

Le Président (M. Picard) : Merci. Compte tenu de l'heure, et tel qu'annoncé précédemment, je suspends les travaux quelques instants afin de procéder aux débats de fin de séance. J'invite les personnes présentes autres que les députés à bien vouloir se retirer.

(Suspension de la séance à 18 heures)

(Reprise à 18 h 4)

Débats de fin de séance

Le Vice-Président (M. Picard) : Tel qu'annoncé précédemment, nous allons maintenant procéder aux deux débats de fin de séance.

Le premier débat qui se fera entre M. le député de La Pinière et Mme la ministre déléguée aux Transports concernant les compensations insuffisantes aux propriétaires de taxis. Je vous rappelle que, conformément à l'article 310 du règlement, le député qui a soulevé le débat et le ministre qui lui répond ont chacun un temps de parole de cinq minutes et le député a ensuite un droit de réplique de deux minutes.

M. le député de La Pinière, je vous cède la parole pour une durée maximale de cinq minutes.

Projet de loi sur l'industrie du taxi

M. Gaétan Barrette

M. Barrette : Merci, M. le Président. Je pense qu'il y a lieu de rappeler que, comme beaucoup de monde dans cette Assemblée, j'ai été élu le 7 avril 2014. Je suis au milieu de ma sixième année de vie parlementaire et, pour être bien franc avec vous, M. le Président, je ne me souviens pas d'avoir eu à débattre ou m'adresser à un sujet d'un aussi grave enjeu. Il y en a, des enjeux qui sont très importants dans la société. J'en ai vu en santé, mais là on est dans une situation qui est excessivement particulière. Et, comme je l'ai dit aujourd'hui, lorsque j'ai posé une question, en fait plusieurs questions au premier ministre, pour lesquelles je n'ai pas eu de réponses, à mon avis, qui étaient très satisfaisantes ou qui n'ont certainement pas satisfait les gens que ça concerne, bien, il y a quelque chose d'un petit peu léger dans l'attitude que le gouvernement actuel a envers les gens concernés.

On parle de quoi, M. le Président? Je l'ai dit dans ma question, on parle de détresse. On parle de gens qui, dans leur vie, ont été dans une situation où, pour gagner leur vie, là, élever leur famille, amener leurs enfants souvent à l'université, là, c'est des gens qui, vraiment, se sont sacrifiés pour leur famille au prix d'un nombre incalculable d'heures de travail. Ils ont même acheté leur travail. On parle ici des propriétaires de permis de taxi. Tout le monde sait que ces gens-là travaillent fort. Tout le monde le sait. Et tout le monde sait que c'est un environnement qui est difficile. Tout le monde accepte le fait, et nous aussi, l'environnement dans lequel oeuvrent les gens qui transportent d'autres personnes de façon rémunérée, bref le taxi, on est à l'heure du changement. Et, si on est à l'heure du changement, encore faut-il le faire correctement, et c'est ça qui est l'enjeu.

Et qu'est-ce que la CAQ dit à ces gens-là aujourd'hui? Elle leur dit une chose très simple : On va changer, et, dans le changement, vous ne comptez pas. C'est ça que la CAQ dit. Elle ne reconnaît pas l'ampleur des efforts qui ont été faits par ces gens-là. Il faut séparer les dossiers, M. le Président. Moderniser le système, entre guillemets, c'est une chose; le faire sans égard aux impacts pour ces gens-là, c'est une autre chose. Et la question que j'ai posée, et le sujet auquel je m'adresse, c'est l'autre chose. On est tous d'accord de moderniser. Mais qu'est-ce qu'on fait quand un gouvernement, volontairement, décide de dire à des gens qui ont développé un petit pécule pendant toutes leurs années : C'est terminé, ça va valoir zéro dollar? On décide, nous, gouvernement, que, ce que vous avez construit, ça ne vaut plus rien.

M. le Président, je vais prendre un exemple bien simple. Admettons que vous avez une maison, vous n'avez pas les moyens de payer une assurance, vous n'en avez pas. Moi, je vais vous voir, là, vous n'êtes pas là, puis je mets le feu à votre maison, je la brûle, votre maison. Pouf! Il n'y en a plus de maison. Vous revenez à la maison, là, votre vie, là, pof, partie en fumée. Et là moi, je vous dis : Bien, M. le Président, c'est vrai, là, vous n'avez plus rien, mais c'est votre problème, trouvez-vous une job. Ce que vous avez, là, ça ne vaut plus rien. Vous aviez une hypothèque, payez-la. Moi, j'ai mis le feu à votre maison, puis je l'ai rasée, et, à la fin, ça ne vaut plus rien, c'est votre problème. C'est ça, un peu, la situation. Bien sûr, il y a une compensation qui est excessivement partielle. Je pourrais même vous dire ça, M. le Président : J'ai rasé votre maison. Elle valait 100 000 $. Je vous donne 20 000 $. Puis là il faudrait que vous soyez heureux de ça.

Il y a un problème de discours, M. le Président. Le premier discours est celui de la compassion. Dire à ces gens-là... au moins admettre qu'on leur cause un tort, ces mots-là ne sont même pas prononcés. Ils ne sont pas prononcés. Il y a

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