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42-1 (27 novembre 2018 - )

Assemblée
Fascicule n°24, 26 mars 2019, page 1745

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soit la consigne, que ce soient d'autres types de formule de recyclage. Ce que l'on a dit, ce que je peux répéter, par contre, c'est que l'on souhaite avoir un cycle complet. Je répète souvent la même chose, mais, au Québec, on est plutôt bons en matière de récupération. Nos chiffres se gâtent lorsque vient le temps de recycler. Et, lorsqu'on parle de revaloriser pour parler d'une économie circulaire, c'est là où franchement il y a place à l'amélioration.

Donc, la politique que l'on va présenter, sans doute, à l'automne présentera... Il n'y a pas une seule solution. Il y a une symbiose industrielle actuellement autant chez le récupérateur que chez le transformateur. Il y a une dynamique, au sein de l'industrie, qui doit être exploitée, et souvent les solutions, elles sont connues. On a Tricentris, par exemple, dans la région des Laurentides, qui, avec un partenariat, a annoncé des investissements de 100 millions de dollars. Et, au niveau du tri qui se fait actuellement du verre avec un appareil de meilleure qualité, ils estiment pouvoir recycler jusqu'à 25 % du verre disponible au Québec. Donc, il n'y aura pas de solution unique, mais il faut laisser cette symbiose-là et cette synergie-là se faire et se vivre.

La Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le ministre. Nous allons laisser la chance à la députée de Mercier...

Mme Ghazal : C'est vrai qu'il n'y a pas de solution unique, mais, vous savez, un budget, ça démontre la volonté du gouvernement, et là, en ce moment, dans ce budget, il n'y a absolument aucun signal, aucun signal pour ne serait-ce qu'explorer la consigne du verre, alors que, comme on le sait, partout, même au pays, on est les seuls, avec une autre province, à ne pas aller vers la consigne. Donc, ne serait-ce que donner une chance, un signal que, oui, on est prêts à aller vers la consigne juste pour explorer, pour avoir plusieurs avenues. Et, en ce moment, dans ce budget, c'est totalement absent et c'est vraiment très déplorable. Oui, donner une chance plus tard, mais ça aurait été une occasion extraordinaire pour démontrer ça et, malheureusement, ça a été une occasion ratée avec ce budget-là.

M. Charette : ...en toute gentillesse que le gouvernement n'a que six, sept mois d'âge. La meilleure preuve, c'est les propos que je tiens ce soir. On n'a rien exclu, à ce moment-ci.

On a, au contraire, rencontré, au cours des prochaines semaines, des tenants d'à peu près toutes les formes de recyclage et de revalorisation possibles. Donc, il y a un travail de consultation qui se fait à ce moment-ci, et déjà, au niveau de la gestion des matières résiduelles, on offre des moyens qu'aucun gouvernement ne s'est donnés au cours des dernières années, parce qu'au niveau du recyclage et de la récupération, je vous le donne en mille, ultimement, avec les chiffres qui sont régulièrement publiés, ce qui peut arriver, c'est que la confiance du public soit minée et que les gens ne croient plus dans le geste de déposer soit leurs trucs dans le bac bleu ou sinon d'aller les porter à un endroit de consigne. À partir du moment où la confiance, elle est minée, c'est là où on devra, malheureusement, retourner en arrière, ce qu'on ne veut pas faire du côté du gouvernement.

La Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le ministre. Mme la députée de Mercier.

Mme Ghazal : Vous avez parlé de la confiance. Malheureusement, la confiance des gens envers ce qu'ils recyclent, malgré toute leur bonne volonté, elle est minée, elle l'est déjà. Et il y avait là ici une avenue, la consigne, qui a fait ses preuves partout où elle a été... Et vous pouvez, par exemple, ne pas être d'accord avec ça, mais ne serait-ce que de mettre un investissement juste pour explorer ne serait-ce qu'un projet pilote pour explorer cette avenue, ça aurait été une bonne occasion.

La Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée de Mercier. C'est ce qui conclut le bloc.

Alors, nous allons poursuivre les échanges entre le député de Jonquière et le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Vous avez environ 10 minutes pour les échanges.

M. Gaudreault : Oui. Merci, Mme la Présidente. À mon tour, je veux saluer les gens qui sont présents, notamment les fonctionnaires, les membres de la fonction publique du ministère, évidemment les collègues députés, M. le ministre, les collègues des deux autres partis d'opposition.

Je vais commencer immédiatement, Mme la Présidente, avec une citation — écoutez bien : «Elles sont bien belles, tes paroles, mais soyons francs : tu l'aimes encore, ton pétrole. Pourtant, tu veux investir dans les maternelles quatre ans, mais dans 11 ans les changements climatiques vont nous rentrer dedans. Si tu tiens tant à investir en éducation, c'est que tu crois à cette institution. Pourtant, lorsque celle-ci prend position, tu l'ignores pour gagner tes prochaines élections. Même si les scientifiques te disent que ce n'est bon à rien, tu le veux encore, ton troisième lien. Tu veux encore agrandir tes autoroutes, [puis] cette idée ne tient plus la route. Tu as voté pour une coalition de l'avenir, pourtant tu ne réalises pas que notre navire a perdu le cap et va nous détruire.»

C'est l'extrait d'une lettre d'un jeune étudiant en génie civil à Polytechnique Montréal, Charles-Olivier Dubé, Mme la Présidente, très poétique, bien écrite. On voit que c'est quelqu'un qui a été bien élevé. Et je pense que ça interpelle très fortement le gouvernement parce que ça résume bien l'état d'esprit de plusieurs jeunes, de très nombreux jeunes, voire la majorité de la jeunesse québécoise, qui s'est exprimée en bonne partie dans les rues du Québec il y a quelques jours.

J'ai déposé, il y a quelques semaines, le projet de loi n° 194, la Loi visant à assurer le respect des obligations du Québec relatives aux changements climatiques. C'est quelque chose de positif. C'est un geste qui existe déjà dans d'autres pays à travers le monde, que ce soient le Royaume-Uni, la France, les pays scandinaves, etc., et je pense qu'on aurait l'occasion de faire un beau geste, Mme la Présidente, comme parlementaires, un geste d'ouverture. Moi, je ne suis pas un

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